La taxe foncière, cet impôt local payé par les propriétaires, va une nouvelle fois augmenter en 2024. Une hausse minimale de 3,9% est prévue, correspondant à la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives cadastrales. Mais dans certaines communes, la facture pourrait s’avérer encore plus salée. En cause : les décisions des collectivités locales qui peuvent voter des hausses de taux supplémentaires.
Taxe foncière : Un minimum de 3,9% de hausse pour tous les propriétaires
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Tous les propriétaires assujettis à la taxe foncière vont voir leur avis d’imposition grimper d’au moins 3,9% en 2024.
Ce pourcentage correspond à l’augmentation automatique des valeurs locatives cadastrales, base de calcul de cet impôt. Il s’agit de l’une des plus fortes hausses de ces quarante dernières années, bien qu’inférieure au record de 7,1% enregistré en 2023.
Cette augmentation de 3,9% est directement liée à l’inflation. En effet, les valeurs locatives sont revalorisées chaque année en fonction de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de l’année précédente. Avec une inflation qui reste élevée, les propriétaires ne sont pas au bout de leurs peines.
Des hausses de taux votées par certaines communes
Au-delà de cette augmentation automatique, certains propriétaires pourraient voir leur taxe foncière s’envoler encore davantage. La raison : les communes et intercommunalités ont la possibilité de voter des hausses de taux jusqu’au 15 avril, qu’elles doivent ensuite transmettre à l’administration fiscale.
Confrontées à des difficultés budgétaires, de nombreuses collectivités locales ont déjà annoncé leur intention de relever leur taux de taxe foncière. C’est notamment le cas :
- à Sceaux où une augmentation d’environ 6% est prévue,
- ou encore à Meaux où le taux va grimper de 4 points, représentant 69 euros supplémentaires en moyenne par propriétaire.
- Saint-Priest, Villeurbanne ou la métropole du Grand Nancy ont également voté des hausses significatives.
Des propriétaires inquiets face à cette double peine fiscale
Pour les propriétaires, c’est la double peine. Non seulement ils doivent faire face à l’augmentation mécanique de leur base d’imposition, mais ils subissent aussi les décisions des élus locaux. De quoi susciter une vive inquiétude, notamment chez ceux qui possèdent plusieurs biens immobiliers et voient leurs charges fiscales s’accumuler d’année en année.
Certains en appellent à des mesures de compensation de la part du gouvernement. Parmi les pistes évoquées : une révision du mode de calcul de la taxe foncière pour mieux prendre en compte la capacité contributive des propriétaires, ou encore un allègement ciblé pour les ménages aux revenus modestes. Mais dans un contexte budgétaire tendu, ces propositions ont peu de chances d’aboutir.
Vers une optimisation des patrimoines immobiliers ?
Face à cette nouvelle hausse annoncée, des propriétaires pourraient être tentés de revoir leur stratégie patrimoniale. En vendant les biens les plus taxés pour se tourner vers des investissements plus rentables, par exemple. Mais cette option ne sera pas à la portée de tous, et ne règlera pas le problème de fond d’un impôt de plus en plus lourd à supporter.
Une chose est sûre : avec une taxe foncière qui s’envole, être propriétaire devient un véritable parcours du combattant. Et les années à venir ne s’annoncent guère plus réjouissantes, sauf changement de cap radical de la part des pouvoirs publics. En attendant, les propriétaires n’ont d’autre choix que de se serrer la ceinture… et de croiser les doigts pour que leur commune fasse preuve de modération fiscale.

Je suis Steven, journaliste tech chez LeJourGuinée. Je couvre l’impact de l’intelligence artificielle sur les secteurs traditionnels comme l’industrie, la santé et l’éducation. Mon rôle : montrer comment les innovations technologiques transforment concrètement notre quotidien.