Michael Labloin

Toulouse : les syndicats s’opposent à l’interdiction de manifester place du Capitole

Toulouse

Les organisations syndicales de la fonction publique dénoncent la volonté de la préfecture de la Haute-Garonne d’interdire le départ de la manifestation prévue ce mardi 19 mars depuis la place du Capitole à Toulouse. Un bras de fer s’engage entre les syndicats et les autorités sur le lieu de rassemblement des fonctionnaires qui réclament une hausse de leurs salaires. La CGT, l’Unsa, Solidaires, la FSU, la CFE-CGC et la CFDT se sont réunis pour contester cette décision.

La place du Capitole, point de départ logique pour les syndicats

Pour Cédric Caubère, numéro un de la CGT, le choix de la place du Capitole comme lieu de départ du cortège est une évidence. Il argue que la mairie et la préfecture, qui sont parmi les principaux employeurs de fonctionnaires à Toulouse, sont situées sur cette place emblématique.

Les syndicats souhaitent que la manifestation parte du Capitole à 14 heures, pour ensuite rejoindre la Cité administrative en empruntant les grands boulevards. “Les fonctionnaires ne sont pas des criminels !“, s’indigne Cédric Caubère face au refus de la préfecture qui invoque traditionnellement des risques de troubles à l’ordre public.

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La CGT maintient son appel à se rassembler place du Capitole malgré l’interdiction.

Une volonté ancienne de tenir les cortèges à l’écart du centre-ville

Ce bras de fer entre syndicats et autorités n’est pas nouveau à Toulouse. Depuis plusieurs années, la préfecture cherche à éloigner les manifestations de l’hypercentre de la Ville rose. Une demande qui émanerait des commerçants, échaudés par les débordements survenus lors des rassemblements des Gilets jaunes.

Emilion Esnault, maire adjoint à la sécurité, rappelle que cette décision relève avant tout du préfet, même si la mairie semble aussi réticente à l’idée d’un départ depuis la place du Capitole. La préfecture, sollicitée, n’a pas encore répondu aux questions sur ce sujet sensible.

Un emplacement symbolique pour les revendications des fonctionnaires

Au-delà des questions de sécurité, c’est bien la symbolique du lieu de départ qui est en jeu. Les fonctionnaires souhaitent faire entendre leurs revendications salariales au pied des institutions qui les emploient. Partir de la place du Capitole revêt donc une importance particulière à leurs yeux.

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Il faudra voir si le rapport de force engagé permettra aux organisations syndicales d’obtenir gain de cause et de défiler comme prévu depuis le cœur de Toulouse. Une chose est sûre, elles ne comptent pas en démordre et maintiennent la pression sur les autorités pour défendre ce qu’elles estiment être leur droit le plus légitime.

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.