Le mois de février 2024 s’annonce comme un véritable cauchemar pour le budget des ménages français. En effet, de nombreuses hausses de prix entreront en vigueur dès le 1er février, faisant craindre le pire pour le pouvoir d’achat.
Electricité : la douche froide
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C’est LA mauvaise nouvelle du mois. Le prix de l’électricité va bondir de manière significative au 1er février. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé une hausse de 9,8% pour les tarifs heures pleines/heures creuses et de 8,6% pour les tarifs de base. Autant dire que la note sera salée pour des millions de ménages.
Cette augmentation historique est due à la flambée des prix de gros de l’électricité en Europe. Elle devrait impacter près de 20 millions de foyers français. De quoi donner des sueurs froides aux familles, déjà étranglées par l’inflation.
Essence : le plein risque de vous ruiner
Autre mauvaise surprise : la hausse quasi-généralisée des tarifs des péages autoroutiers. Le 1er février, ils augmenteront en moyenne de 3%, avec des pointes à +5,8% sur certains axes comme l’A150 entre Rouen et Le Havre.
De quoi rendre l’addition encore plus salée à la pompe. Le budget carburant risque de devenir un véritable casse-tête pour les automobilistes.
Tabac : les cigarettes encore plus chères
Les fumeurs risquent eux aussi de voir rouge. Certains paquets de cigarettes, comme les Dunhill, vont augmenter au 1er février. Le prix de ce paquet populaire passera ainsi de 12 à 12,50€. Une nouvelle hausse qui s’ajoute à celle de novembre dernier. Le tabac semble être la cible privilégiée du gouvernement pour renflouer les caisses de l’État.
LEP : un taux en chute libre
Autre mauvaise nouvelle pour les épargnants modestes : le taux du Livret d’Épargne Populaire (LEP) va passer de 6% à 5% au 1er février. Bruno Le Maire a décidé ce coup de rabot, malgré un taux d’intérêt toujours historiquement bas.
Ce produit d’épargne dédié aux plus modestes perd ainsi de son attrait. Les ménages aux revenus limités verront le rendement de leur épargne de précaution diminuer à partir du 1er février. Un nouveau coup dur pour leur pouvoir d’achat déjà malmené.
Gaz : une embellie en vue ?
Heureusement, ce début février apporte aussi son lot de (timides) bonnes nouvelles. Le prix du gaz pourrait légèrement baisser en février d’après la Commission de régularisation de l’énergie.
La partie variable du tarif destinée au chauffage pourrait diminuer de 9,16€/MWh. Une embellie bienvenue après la flambée des prix de 2022, mais qui reste à confirmer.
VTC : le prix des courses explose
En revanche, mauvaise pioche pour les utilisateurs de VTC. La revalorisation salariale des chauffeurs entraînera une augmentation du tarif minimum à 10,60€ par course. De quoi refroidir les ardeurs des clients les plus réguliers.
Stages : une gratification en hausse
Petite satisfaction cependant pour les stagiaires. La gratification minimale légale pour les stages de plus de 2 mois va augmenter de 7% au 1er février. Elle passera de 4,05 à 4,35€ de l’heure.
Une revalorisation bienvenue, mais insuffisante pour compenser l’explosion des coûts du quotidien.
Au final, février 2024 s’annonce comme un mois éprouvant pour de nombreux ménages, déjà fragilisés par des années de quasi-stagnation du pouvoir d’achat. La pilule sera amère à avaler pour les budgets les plus modestes. Seule consolation : l’entrée en vigueur du Digital Services Act le 17 février, qui vise à mieux protéger les consommateurs européens face aux géants du web.

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.