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Hausse des carburants en 2026 : pourquoi vous payez déjà plus cher à la pompe ?

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Les automobilistes français commencent l’année 2026 avec une mauvaise nouvelle. Depuis le 1er janvier, les prix de l’essence et du diesel repartent à la hausse dans les stations-service. Une augmentation qui n’a rien à voir avec le cours du pétrole, mais avec un mécanisme réglementaire méconnu : les Certificats d’économie d’énergie (CEE).

Une hausse de 4 à 6 centimes par litre

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Dès les premiers jours de janvier 2026, le constat est sans appel. Selon les données de Carbu.com, le gazole s’affiche désormais à 1,614 euro le litre contre 1,585 euro au 31 décembre 2025. Le SP95-E10 atteint 1,67 euro, en hausse de 2,5 centimes en quelques jours seulement.

L’Union française des industries pétrolières (Ufip) avait prévenu : la hausse serait comprise entre 4 et 6 centimes par litre. Pour un plein de 50 litres, cela représente 2 à 3 euros supplémentaires. Sur une année, un conducteur moyen parcourant 15 000 kilomètres verra sa facture augmenter de 36 à 54 euros. Les gros rouleurs pourraient débourser jusqu’à 90 euros de plus.

Les CEE, le mécanisme invisible qui fait grimper la note

Derrière cette hausse se cache le renforcement du dispositif des Certificats d’économie d’énergie. Ce système, mis en place en 2005, oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation énergétique : isolation des logements, rénovation thermique, équipements plus efficaces.

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En 2025, la part des CEE représentait environ 11 centimes dans chaque litre de carburant. En 2026, cette composante passe dans une fourchette de 15 à 17 centimes par litre. L’enveloppe globale des CEE augmente de 6 à 8 milliards d’euros, conformément à un décret publié en octobre 2025.

Depuis juillet 2025, les CEE financent également le bonus écologique pour l’achat de véhicules électriques, auparavant pris en charge par l’État. Les automobilistes contribuent donc indirectement à cette aide via leur plein d’essence.

Le gouvernement assume, les associations s’inquiètent

Face aux critiques, le gouvernement ne recule pas. Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, a justifié cette hausse sur BFM TV par une logique simple : « Ceux qui polluent paient. »

Une position qui fait bondir l’association 40 millions d’automobilistes. Pierre Chasseray, son délégué général, n’a pas mâché ses mots sur RTL : « C’est tout simplement une folie qui peut remettre le feu en France. On se souvient tous des Gilets jaunes. À la base, c’était trois petits centimes d’augmentation, et ça s’est transformé en un mouvement social sans précédent. »

L’association souligne que plus de 70 % des déplacements domicile-travail se font en voiture. Les zones rurales et périurbaines, dépendantes de l’automobile et souvent mal desservies par les transports en commun, seront les plus pénalisées.

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Les péages aussi augmentent en février

À cette hausse des carburants s’ajoute celle des péages autoroutiers, prévue pour le 1er février 2026. Les tarifs grimperont en moyenne de 0,86 %, une augmentation toutefois inférieure à l’inflation estimée à 1 % par la Banque de France.

Pour les automobilistes qui cherchent à limiter l’impact sur leur budget, plusieurs pistes existent : comparer les prix entre stations, privilégier les grandes surfaces souvent moins chères, pratiquer l’éco-conduite pour réduire sa consommation de 10 à 15 %, ou encore recourir au covoiturage. Une économie de 100 litres sur l’année suffit à compenser la hausse pour un petit rouleur.


Sources : L’Argus, Roole, Trans.info

Je suis Ethan, journaliste spécialisé en intelligence artificielle et nouvelles technologies. Je couvre l’actualité de l’IA agentique, des grands modèles de langage et des outils qui transforment nos usages numériques. Mon objectif : rendre accessibles les avancées technologiques les plus complexes, avec rigueur et sans jargon inutile.