Valentin Raffali, candidat emblématique de la saison 15 de Top Chef, s’est confié sur son cancer de l’œil lors de son passage dans l’émission Clique sur Canal+. Le jeune chef marseillais de 28 ans, actuellement en demi-finale du concours culinaire de M6, a livré un témoignage poignant et plein d’espoir sur cette épreuve traversée dans son enfance.
Un souvenir pas si négatif de sa maladie
Interrogé par Pauline Clavière sur ce qu’il reste aujourd’hui de cette expérience dans l’homme qu’il est devenu, Valentin Raffali a surpris en affirmant ne pas avoir “un mauvais souvenir de l’hôpital”. Il explique ce paradoxe par son très jeune âge à l’époque :
“Quand tu es gamin, tu ne captes pas, c’est ta normalité”.
Le cuisinier révèle avoir pris conscience de sa maladie davantage “dans le regard des autres”, une fois sorti de l’hôpital pour revenir à la vie réelle. C’est là qu’il a réalisé être différent.
Le cancer vécu comme une chance
Mais contre toute attente, Valentin Raffali considère finalement son cancer comme “le meilleur cadeau” que la vie lui ait fait. Loin de s’apitoyer sur son sort, il y voit une opportunité d’affirmation de soi :
“C’est comme ça que tu assumes, que tu dis ‘voilà ce que j’aime, ce que je défends, mes références’. Sans ce cancer, je n’aurais peut-être pas eu cette chance”, analyse-t-il avec philosophie.
Un “feu intérieur” né de son incapacité à changer les choses
Le candidat de Top Chef va même plus loin. Il voit dans ce “feu” en lui, relevé par la cheffe Dominique Crenn, la conséquence directe de son cancer :
“Le feu, c’est ton incapacité à pouvoir changer les choses, la fatalité que te donne un cancer. Ça brûle tout le temps, tu as toujours envie d’essayer, ça ne te va jamais. C’est un rapport au travail qui ne s’arrête jamais”, confie le jeune chef.
Une ouverture apportée par Top Chef
Si son passage dans Top Chef a propulsé Valentin Raffali sous le feu des projecteurs, il en retient surtout “les rencontres” et “l’ouverture” que cela lui a apportées. Lui qui était “très isolé dans son resto” a pu cuisiner aux côtés de chefs reconnus comme Stéphanie Le Quellec.
Une aventure intense qui l’emmènera peut-être jusqu’en finale, et qui a en tout cas déjà transformé le chef marseillais, à l’image de son parcours de vie hors du commun dont il a su tirer le meilleur.

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.