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Panique en Guinée Bissau : le Premier ministre s’effondre en plein discours, évacué d’urgence à Dakar

Braima Camara, guinée, Guinée Bissau, malaise

En poste depuis moins d’une semaine, le nouveau Premier ministre de Guinée-Bissau Braima Camara s’est brutalement effondré mardi 26 août lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel. L’épisode a plongé les autorités dans l’embarras et le président Embaló dans une panique visible. Camara a été évacué en urgence vers Dakar.

L’essentiel

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  • Effondrement en pleine cérémonie : Braima Camara s’est évanoui devant le président Embaló et toute l’assemblée lors de la prestation de serment du Conseil d’État, cinq jours après son investiture.
  • Évacuation immédiate vers Dakar : Transporté d’abord à l’hôpital militaire de Bissau, le Premier ministre a ensuite été évacué vers le Sénégal sur décision du chef de l’État.
  • Contexte politique explosif : Cette alerte sanitaire survient alors que le pays entre dans la dernière ligne droite avant la présidentielle de novembre, avec un gouvernement fraîchement remanié.
  • Silence radio sur son état : Aucun bulletin de santé officiel n’a été publié depuis. Des rumeurs parlent d’un transfert vers une autre destination médicale.

Une scène de chaos en direct au palais présidentiel

C’est une image qui a fait le tour des réseaux sociaux en Guinée-Bissau : le président Embaló, visiblement paniqué, interrompant son discours, les mains sur la tête, face à un bruit sourd dans la salle. Le son venait de l’effondrement du Premier ministre Braima Camara, à quelques mètres de lui. L’incident s’est produit juste après la prestation de serment des membres du Conseil d’État, un organe stratégique voulu par Embaló.

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Selon des témoins, la chute a été aussi soudaine que violente. La sécurité s’est aussitôt mobilisée, et le chef du gouvernement a été évacué hors de la salle avant d’être transporté à l’hôpital militaire.

Direction Dakar sous escorte présidentielle

Une fois stabilisé à l’hôpital, les médecins ont évoqué une baisse de tension liée à la fatigue. Mais le président Embaló, manifestement inquiet, a ordonné dans la soirée une évacuation express vers le Sénégal pour des examens complets. Camara a été transféré à Dakar dans un avion affrété par la présidence. Selon certaines sources, un nouveau déplacement médical vers une destination inconnue pourrait suivre.

Une absence qui tombe au pire moment

Le timing est particulièrement délicat. Nommé le 7 août, Camara a pris ses fonctions le 22, dans un gouvernement fraîchement remanié, où il représente le Madem G-15, principal allié d’Embaló dans un fragile compromis politique. À moins de trois mois de la présidentielle, son absence laisse un vide au sommet de l’exécutif.

Camara devait justement jouer un rôle de stabilisateur dans une période de tensions entre l’opposition et le pouvoir, alors que le président Embaló prépare sa réélection. Son évacuation surprise change la donne.

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Un silence qui alimente les soupçons

Depuis le malaise, aucune information claire n’a filtré sur l’état de santé du Premier ministre. La présidence s’est contentée de déclarations vagues sur la « continuité des fonctions élevées » qu’il exerce. Ni durée d’absence, ni communiqué médical.

Ce flou a ouvert la voie à toutes sortes d’interprétations : fatigue réelle, surcharge de travail, ou problème de santé plus sérieux masqué par la communication officielle ?

L’ombre de la fragilité politique bissau-guinéenne

En Guinée-Bissau, les crises institutionnelles sont récurrentes, et la santé des dirigeants y est un sujet tabou. À 57 ans, Braima Camara ne fait pas figure de vétéran du pouvoir, mais l’épisode a suffi à raviver les peurs d’un nouvel épisode d’instabilité.

L’opposition reste pour l’instant silencieuse, mais les regards sont tournés vers la gestion de cette absence, qui pourrait être exploitée politiquement si elle s’éternise. Une chose est sûre : à Bissau, la fièvre politique monte, au sens propre comme au figuré.

Source : Actu Niger