Le 21 novembre, une étape décisive a été franchie par le Parlement européen dans la lutte contre le changement climatique. Avec une majorité de 376 voix, les eurodéputés ont adopté une position ambitieuse sur le Net-Zero Industry Act (NZIA), visant à promouvoir un ensemble diversifié de 17 technologies pour une Europe décarbonée.
Une liste étendue pour une industrie verte
Initialement, la Commission européenne avait proposé une liste plus restreinte de technologies. Cependant, le Parlement a choisi d’élargir considérablement cette liste, intégrant des domaines variés allant des énergies renouvelables, comme l’éolien et le solaire, au nucléaire, en passant par le stockage d’énergie, le captage et le stockage de CO2, l’hydrogène, et même le recyclage.
Le nucléaire, un choix controversé
L’inclusion du nucléaire dans la liste a suscité des réactions mitigées. Initialement relégué à une liste secondaire, le nucléaire a finalement été pleinement reconnu, y compris pour les technologies futures telles que les petits réacteurs modulaires. Cette décision reflète la diversité des besoins énergétiques des États membres, mais elle a également soulevé des inquiétudes chez certains observateurs et députés européens.
Des réactions partagées et des négociations à venir
La position du Parlement, bien que saluée par certains comme une avancée pour le climat et l’économie européenne, a également été critiquée. Pascal Canfin, eurodéputé français (Renew), a notamment exprimé ses réserves, qualifiant la liste d’excessive. Les négociations à venir avec la Commission européenne et les États membres, prévues pour début décembre, pourraient voir cette liste réduite, notamment en ce qui concerne le nucléaire.
Une diversité technologique adaptée aux besoins des États
Le texte adopté par le Parlement permet à chaque État membre de développer la technologie la mieux adaptée à ses capacités et à ses besoins. Ainsi, les Pays-Bas se concentrent sur l’énergie marine, l’Autriche sur l’hydraulique, et la France sur le nucléaire. Cette approche flexible est essentielle pour répondre aux défis spécifiques de chaque pays en matière de décarbonation.
Un enjeu de temps et de choix technologiques
L’urgence d’adopter le texte avant les élections européennes de 2024 est palpable. Les discussions en cours reflètent les tensions entre le désir d’une liste étendue et la volonté de certains de la réduire. Les technologies comme le captage et stockage de carbone, ainsi que le nucléaire, sont particulièrement scrutées.
L’adoption de cette position par le Parlement européen marque un tournant dans la stratégie de décarbonation de l’UE. Alors que les négociations futures pourraient modifier l’étendue de la liste, l’engagement du Parlement envers une diversité de technologies souligne la complexité et l’urgence de la transition énergétique en Europe.

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