Alors que la SNCF avait promis des TGV M flambant neufs à ses usagers pour 2024, ces derniers devront finalement attendre 2025 avant de pouvoir en profiter. Entre tensions sur la chaîne d’approvisionnement et retard dans la fabrication d’un composant crucial, les raisons de ce délai supplémentaire sont multiples.
TGV M : Un calendrier sans cesse repoussé
Initialement, la SNCF misait sur une livraison des premiers modèles fin 2024. L’idée était même d’en disposer pour les Jeux Olympiques de Paris. Las, ce planning trop ambitieux n’a pas résisté à la dure réalité industrielle. Désormais, le groupe table sur 2025 sans plus de précisions, preuve des incertitudes qui demeurent.
C’est un coup dur pour les voyageurs qui trépignaient à l’idée de tester ce TGV nouvelle génération, davantage axé sur le confort et les économies d’énergie. Certains craignent même de nouveaux reports, tant la date de mise en circulation semble sujette à caution.
Une commande massive à honorer
Il faut dire qu’Alstom, en charge de produire les rames, n’a pas été verni. En 2018, la SNCF lui a passé commande de pas moins de 115 TGV M, pour un montant faramineux de 3,5 milliards d’euros. La livraison doit s’échelonner sur 10 ans, avec 12 trains par an.
Un planning très serré, manifestement trop optimiste avec le recul. D’autant que la demande a explosé chez les opérateurs européens, générant des tensions sur toute la chaîne d’approvisionnement. Résultat, Alstom peine à suivre le rythme effréné qui lui a été imposé.
La batterie de secours, maillon faible
Mais le problème ne vient pas seulement des cadences infernales exigées. Un composant innovant du TGV M concentre toutes les difficultés : la batterie de secours, chargée de prendre le relais en cas de coupure de courant.
Confiée au groupe Saft, filiale de TotalEnergies, cette batterie accumule d’importants retards de production. Or, il est impératif qu’elle soit opérationnelle avant la livraison, pour permettre au train de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à vitesse réduite en mode dégradé.
Faute de garanties sur sa disponibilité rapide, Alstom doit revoir sa copie et risque de repousser encore le calendrier. Car renoncer à cette batterie obligerait à repenser entièrement les rames, un processus long et coûteux. Affaire à suivre…

Je suis Steven, journaliste tech chez LeJourGuinée. Je couvre l’impact de l’intelligence artificielle sur les secteurs traditionnels comme l’industrie, la santé et l’éducation. Mon rôle : montrer comment les innovations technologiques transforment concrètement notre quotidien.