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Il voulait partir discrètement… le monde entier pleure François, le pape qui ne ressemblait à aucun autre

décés, Pape François

Mort lundi 21 avril, le pape François a tiré sa révérence comme il a vécu : simplement, avec humilité. En l’espace de 48 heures, le Vatican a enclenché une série de rituels bouleversants, à la hauteur de l’homme et de l’empreinte qu’il laisse. Funérailles, afflux massif de fidèles, hommages mondiaux : l’Église vit des heures exceptionnelles. Et le monde entier, croyant ou non, s’arrête un instant pour lui dire adieu.

Des adieux organisés avec une précision millimétrée

Les funérailles de François auront lieu ce samedi 26 avril, à 10h, sur la place Saint-Pierre, présidées par le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège. Ce sera l’ultime cérémonie d’un pape qui a bouleversé les codes, sur cette place où il aimait tant se mêler aux foules. Le Vatican s’attend à recevoir des dizaines de milliers de personnes et une impressionnante brochette de dirigeants du monde entier.

Depuis mercredi matin, son cercueil repose dans la basilique Saint-Pierre, devant l’autel de la Confession. Vêtu de rouge, mitre en tête, chapelet entre les doigts, il est présenté dans un cercueil ouvert, fidèle à son souhait de sobriété. Quatre gardes suisses montent la garde en silence. Les visiteurs affluent sans discontinuer, certains faisant jusqu’à quatre heures de queue. En à peine huit heures, ils étaient déjà près de 20 000 à s’être recueillis.

Une inhumation hors des sentiers battus

François ne sera pas enterré au Vatican. Son dernier souhait, inscrit dans un testament daté de 2022, était clair : reposer à Sainte-Marie-Majeure, à l’ombre de l’icône de la Vierge Salus Populi Romani. Un lieu qu’il affectionnait, où il allait prier discrètement avant et après chaque voyage.

Il y sera inhumé dans un cercueil en bois, loin du protocole habituel des trois cercueils imbriqués. Ce choix, profondément personnel, raconte un homme attaché à la simplicité et proche des gens jusqu’à la fin.

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Une file ininterrompue de remerciements et de larmes

Rome est en deuil, mais c’est un deuil vibrant. Des mères de famille, des prêtres, des nonnes, des touristes, tous se relaient pour un dernier regard. Une religieuse en larmes a résumé ce que beaucoup ressentent : “Il était tout pour moi.” Le Vatican envisage d’étendre les horaires d’ouverture, tant l’affluence est forte.

Le dernier geste du pape, un adieu discret de la main à son infirmier Massimiliano Strappetti, reste dans toutes les têtes. Juste avant de sombrer dans le coma, il avait encore eu la force de lui demander : “Tu crois que je peux y arriver ?”, en parlant de sa dernière sortie en papamobile, le jour de Pâques.

Une scène internationale à l’unisson

Donald Trump, Emmanuel Macron, Javier Milei, Volodymyr Zelensky, Keir Starmer, William, les rois Felipe et Philippe, Ursula von der Leyen… la planète politique sera au rendez-vous. Poutine, lui, ne viendra pas. La Chine, silence radio. Les Églises orthodoxes, des délégations en préparation. La Commission européenne, mobilisée. Tout le monde ou presque sera là, même ceux qui, par le passé, avaient égratigné François. Par respect. Par reconnaissance.

Ce rassemblement mondial ne dit pas seulement l’aura d’un homme. Il rappelle l’influence diplomatique du Vatican et le respect qu’inspire une figure qui a parlé aux puissants sans flatter, et aux pauvres sans condescendance.

Un pasteur jusqu’au bout

Selon le Vatican, François s’est éteint paisiblement, tôt le matin du lundi de Pâques, après une brève dégradation. Pas d’agonie prolongée, pas de grande alerte. Il s’était encore senti bien une heure avant. Un dernier réveil serein, un sourire à son entourage, puis le silence.

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Ce pape de terrain, qui refusait les honneurs, aura tenu bon jusqu’au bout. Ses dernières paroles, murmurées à Strappetti, son infirmier de confiance, parlent d’elles-mêmes : une envie d’être parmi le peuple, coûte que coûte.

Le début d’un autre chapitre pour l’Église

Le 22 avril, les cardinaux ont entamé leurs réunions à huis clos. Ils ont prêté serment de silence. La machine du conclave est lancée. Il devrait débuter entre le 5 et le 10 mai. 135 cardinaux électeurs ont été désignés, dont une majorité nommés par François lui-même. Aucun favori ne se détache encore, mais une poursuite de sa ligne pastorale est sur toutes les lèvres.

Pendant ce temps, l’Église entre dans le novendiali, les neuf jours de prières et de messes de deuil.

François a quitté ce monde comme il y est entré : avec douceur, sans bruit, mais en touchant les cœurs. Il laisse derrière lui un peuple endeuillé mais reconnaissant, une Église transformée, et un monde qui regarde vers Rome, à la recherche de son prochain berger. Le trône de Pierre est vide. Mais la trace laissée par ce pape des humbles est, elle, bien vivante.

Je suis Ethan, journaliste spécialisé en intelligence artificielle et nouvelles technologies. Je couvre l’actualité de l’IA agentique, des grands modèles de langage et des outils qui transforment nos usages numériques. Mon objectif : rendre accessibles les avancées technologiques les plus complexes, avec rigueur et sans jargon inutile.