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Gilles Pennelle : le directeur général du RN démissionne après l’échec de son parti aux législatives

Politique

Gilles Pennelle, directeur général du Rassemblement National (RN), a présenté sa démission lundi 8 juillet, selon les informations du Monde. Cette décision intervient suite à l’échec du parti d’extrême droite à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale lors des récentes élections législatives. Pennelle, élu député européen en juin dernier, était chargé de superviser le “plan Matignon”, un projet visant à présenter des candidats fiables en cas d’élections anticipées. Cependant, plusieurs dizaines de ces candidats se sont révélés tenir des propos racistes, homophobes, antisémites ou xénophobes durant la campagne.

Philippe Olivier confirme le départ de Pennelle mais refuse de le lier aux résultats électoraux

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Contacté par Le Monde, Philippe Olivier, membre du bureau exécutif du RN et député européen, a confirmé le départ de Gilles Pennelle. Il a cependant refusé d’établir un lien direct avec les résultats décevants du parti aux législatives.

Selon lui, ce départ était prévu suite à l’élection de Pennelle comme député européen le 9 juin. Toutefois, cette information n’avait jamais été communiquée à la presse ni aux cadres du mouvement.

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Olivier a également annoncé que Jordan Bardella, président du RN, allait procéder à une réorganisation générale du parti qui aurait eu lieu indépendamment des résultats.

Des “modifications périphériques” seront apportées pour répondre aux dysfonctionnements constatés durant la campagne.

Le “plan Matignon” de Pennelle miné par des candidatures controversées

Proche de Philippe Olivier, Gilles Pennelle avait supervisé la mise en place du “plan Matignon”. L’objectif était de s’assurer d’avoir 577 candidatures fiables, un défi récurrent pour un parti régulièrement confronté à des personnalités tenant des propos discriminatoires.

Pennelle avait aussi procédé à un large renouvellement des délégués départementaux, ces responsables locaux chargés du recrutement et de l’encadrement des candidats. Mais durant la campagne, des dizaines de candidats RN ont défrayé la chronique par des propos racistes, homophobes, antisémites ou xénophobes. Certains étaient d’anciens membres de groupuscules nationalistes violents ou avaient un casier judiciaire. D’autres se sont avérés être des “candidats fantômes”.

Jordan Bardella reconnaît des “erreurs” et appelle à un “examen de conscience”

Ce lundi, face aux appels de cadres du RN à faire son “examen de conscience”, Jordan Bardella a reconnu des “erreurs” et dit “assumer sa part de responsabilité” dans l’échec électoral. L’incapacité du parti à présenter des candidats irréprochables malgré le “plan Matignon” semble avoir précipité le départ de Gilles Pennelle.

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Cet ancien professeur d’histoire-géographie avait adhéré au Front National (ancêtre du RN) en 1987. Dans un portrait que lui avait consacré Le Monde, il démentait avoir milité auparavant au sein du Parti des Forces Nouvelles (PFN) à la faculté de Rouen, un groupuscule prônant “la révolution totale” et réputé pour ses actions musclées.

Des affirmations contredites par Roland Hélie, ancien membre du bureau politique du PFN, qui assure se souvenir “très bien de Gilles Pennelle” comme militant de la section de Rouen.

Je suis Steven, journaliste tech chez LeJourGuinée. Je couvre l’impact de l’intelligence artificielle sur les secteurs traditionnels comme l’industrie, la santé et l’éducation. Mon rôle : montrer comment les innovations technologiques transforment concrètement notre quotidien.