Le mois de janvier rime souvent avec bonnes résolutions. Et l’une des plus populaires est celle du “Dry January“, ce défi qui consiste à ne pas boire une goutte d’alcool pendant tout le mois. Lancé au Royaume-Uni en 2013, le phénomène a débarqué en France et suscite un engouement croissant, notamment chez les jeunes. Entre bienfaits pour la santé et enjeux économiques, on vous explique pourquoi il va falloir prendre le train de la sobriété dès aujourd’hui.
Dry January : Une campagne d’abstinence temporaire née outre-Manche
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Le principe du “Dry January” (littéralement “Janvier Sec”) est simple : Après les excès des fêtes et les remèdes de grand-mère pour soigner sa gueule de bois, il s’agit de faire une pause complète dans sa consommation d’alcool pendant le premier mois de l’année. Le défi a été lancé en 2013 au Royaume-Uni par l’association Alcohol Change UK, dans le but d’encourager une consommation plus raisonnée et responsable. Le succès a été immédiat : de 4 000 participants la première année, on est passé à plus de 16 000 inscrits sur la plateforme britannique en 2023.
En France, où le phénomène est arrivé plus tardivement, environ 10 % des Français relèvent désormais le défi chaque année. Et ils sont même 35 % parmi les 18-35 ans, preuve que le “Dry January” séduit particulièrement les jeunes générations.
Des bénéfices prouvés sur le sommeil, le poids et le foie
Mais au-delà de l’effet de mode, le “Dry January” peut-il réellement avoir des effets positifs sur la santé ? D’après une étude menée en 2019 par des chercheurs de l’Université du Sussex (Royaume-Uni), la réponse est oui. En effet, chez les participants sondés, on a observé :
- Une amélioration de la qualité du sommeil pour 71 % d’entre eux
- Une perte de poids pour 58 % des sondés
- Une fonction hépatique améliorée en seulement 4 à 6 semaines chez les gros buveurs
Autre élément notable : 88 % des participants ont déclaré avoir économisé de l’argent pendant cette période d’abstinence.
Les professionnels de santé appuient le concept
Du côté des médecins et professionnels de santé, le “Dry January” bénéficie également d’un bon accueil. Et pour cause : l’alcool reste le deuxième facteur de risque de cancer, après le tabac.
Faire une pause, même temporaire, dans sa consommation permet donc de réduire significativement les risques de développer un cancer ou d’autres maladies liées à l’alcool. D’où l’intérêt d’une telle opération de sensibilisation auprès du grand public.
Les géants de l’alcool s’adaptent tant bien que mal
Pour les géants de l’industrie brassicole et des spiritueux en revanche, le succès du “Dry January” est plus problématique. Certains s’adaptent en mettant en avant leurs gammes de bières sans alcool.
Mais difficile de concilier ce type d’opération avec leur cœur de métier… D’autant que selon une étude britannique, les participants au “Dry January” ont tendance à réduire leur consommation sur le long terme.
| Année | Nombre de participants au Dry January au Royaume-Uni |
| 2013 | 4 000 |
| 2023 | 16 000 |
Réseaux sociaux et motivation collective
En France comme au Royaume-Uni, le succès du “Dry January” tient beaucoup à un effet d’entraînement sur les réseaux sociaux comme Instagram ou TikTok. En partageant leurs expériences et astuces pour tenir le coup, les participants forment une véritable communauté de motivation.
L’enjeu pour chacun est donc aussi de ne pas lâcher pour pouvoir fièrement annoncer : “J’ai réussi le Dry January !”. Alors, prêts à tenter l’expérience d’un mois sans alcool ? Le défi commence dès aujourd’hui !

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.