Neuralink, la start-up d’Elon Musk spécialisée dans les implants cérébraux, aurait dissimulé pendant plusieurs années des problèmes de conception de ses dispositifs. Selon une enquête de Reuters, la société était au courant de défauts affectant les minuscules fils de l’implant, susceptibles de se détacher dans le cerveau, depuis les premiers tests sur animaux.
Des fils défectueux connus dès les essais précliniques
Trois sources proches des recherches ont affirmé à Reuters que Neuralink avait identifié ce risque de déplacement des fils lors des expérimentations animales, avant même d’obtenir le feu vert des autorités sanitaires américaines pour poursuivre le développement. Les fils implantés, plus fins que des cheveux, pouvaient se rétracter et compromettre le décodage des signaux cérébraux.
Malgré ce constat, Neuralink aurait jugé le risque trop faible pour revoir en profondeur la conception de son produit phare. L’Agence américaine des médicaments (FDA), informée de ces résultats précliniques, a tout de même autorisé la poursuite des recherches. Contactés par Reuters, ni la FDA ni Neuralink n’ont souhaité commenter ces révélations.
Un problème minimisé, une solution logicielle
La semaine dernière, Neuralink avait reconnu publiquement que des fils s’étaient déplacés dans le cerveau de Nolan Arbaugh, premier patient humain à recevoir l’implant en janvier dernier. Pour contourner ce problème, l’entreprise affirme avoir modifié l’algorithme pilotant le système de contrôle par la pensée.
Cette approche logicielle interroge sur la gravité réelle du défaut et la transparence de Neuralink. Selon les témoins cités par Reuters, revoir en profondeur la conception de l’implant aurait retardé un projet déjà scruté de près pour ses ambitions transhumanistes.
Un projet controversé sous surveillance
Au-delà des questions de sécurité, le projet Neuralink suscite de vives controverses éthiques. Critiqué pour ses expérimentations animales et le culte du secret entourant ses recherches, Elon Musk promet de traiter par la pensée des pathologies complexes comme la paralysie ou Alzheimer.
Si la FDA surveille aujourd’hui les essais sur l’homme, les révélations de Reuters jettent une ombre sur la gestion des risques en amont du projet. Sollicité, Neuralink n’a pas souhaité indiquer si des modifications de conception étaient prévues à ce stade.

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