Près de Toulouse, à Montastruc-la-Conseillère, une initiative originale a vu le jour ce mardi 12 mars : l’installation d’un écoroduc, sorte d’autoroute aérienne destinée aux écureuils. Cette corde de 24 mètres de long, tendue à 7 mètres de hauteur au-dessus de la RD 88, a été mise en place par l’association Cohab en collaboration avec le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) Terres Toulousaines. L’objectif est de permettre aux écureuils de franchir sans risque cet obstacle routier et ainsi réduire leur mortalité due à la fragmentation de leur habitat naturel par l’urbanisation.
Un projet pédagogique impliquant des élèves de CM1
Cette initiative est le fruit d’un projet pédagogique mené par Mme Lartigue, enseignante à l’école primaire Vinsonneau de Montastruc-la-Conseillère.
Ses élèves de CM1 ont travaillé depuis 2021 sur les continuités écologiques et les corridors écologiques dans le cadre de leur aire terrestre éducative. Ils ont ainsi pu étudier la faune, la flore, les arbres et l’impact des activités humaines sur leur commune. Leurs observations ont montré que leur aire éducative constituait un véritable carrefour de circulation pour la faune locale.
C’est donc tout naturellement qu’ils ont eu l’idée d’installer ce passage à écureuils.
Un dispositif innovant pour faciliter le déplacement des écureuils
L’écoroduc est constitué d’une corde tendue entre les arbres de part et d’autre de la route. Des appâts sont disposés à chaque extrémité pour inciter les écureuils à emprunter ce nouveau chemin aérien.
“L’écureuil qui est dans la canopée va de branche en branche et va trouver des seaux de nourriture. Ces appâts installés vont leur permettre de se familiariser avec la corde tendue“, explique Isabelle Della Schiava, éducatrice environnement au CPIE.
Un piège photo a également été mis en place pour suivre l’utilisation de l’écoroduc et savoir quand arrêter le nourrissage.
Une première en Haute-Garonne pour préserver la biodiversité
Selon le CPIE, il s’agirait de l’un des premiers écoroducs installés en Haute-Garonne. D’autres dispositifs similaires existent déjà en Occitanie, notamment dans le Gers et le Lot. Cette réalisation est le résultat d’un travail de longue haleine mené par les élèves en partenariat avec l’association Cohab et la Fédération de chasse de Haute-Garonne.
Les enfants ont pu découvrir l’installation le jour de sa mise en place et vont continuer à suivre son évolution. De son côté, le CPIE entend poursuivre ses actions de sensibilisation à la préservation de l’environnement auprès des scolaires et d’autres communes.

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.