L’animateur vedette de M6, Stéphane Plaza, a été entendu mardi 12 mars par la police dans le cadre d’une enquête préliminaire pour violences conjugales. Visé par les accusations de trois de ses anciennes compagnes, il a été convoqué afin de s’expliquer sur ces allégations de maltraitances physiques et psychologiques. Une affaire qui ébranle l’image de l’agent immobilier le plus célèbre du PAF.
Des témoignages de ses ex-compagnes
Tout a commencé en septembre dernier lorsque le site d’investigation Mediapart a publié une enquête regroupant les témoignages de trois anciennes compagnes de Stéphane Plaza. Celles-ci l’accusent de les avoir humiliées, menacées et pour deux d’entre elles, brutalisées physiquement au cours de leur relation.
L’une d’elle, prénommée Jade dans l’article, affirme s’être fait casser trois doigts lors d’une dispute avec l’animateur en avril 2022. Elle raconte avoir été plaquée violemment contre un mur, un bras sous la gorge. Examinée aux unités médico-judiciaires en décembre, un médecin lui a octroyé 10 jours d’ITT (incapacité totale de travail).
Les deux autres femmes, Eva et Julia, décrivent un homme “très agressif”, coutumier des morsures et des menaces, y compris en public. Des SMS d’excuses présumés envoyés par Stéphane Plaza après des accès de violence ont été versés au dossier.
Plaza nie en bloc et crie au complot
Face à ces accusations, celui qui officie depuis 2015 dans l’émission Chasseurs d’appart sur M6 a immédiatement contre-attaqué. Par la voix de ses avocats, il a dénoncé des “accusations mensongères et diffamatoires” et assuré qu’il s’agissait d’un complot orchestré par des ex-compagnes n’ayant pas digéré leur rupture.
Avant de se rendre à sa convocation par la police ce mardi, il s’est aussi félicité sur Instagram de pouvoir enfin “s’exprimer pour la première fois“.
Pas de sanction pour l’instant de la part de M6
Suite aux révélations de Mediapart, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en octobre pour violences conjugales. Deux plaintes ont été déposées contre l’animateur de 53 ans. Mais en interne, les enquêtes menées par le groupe M6 n’ont pour l’instant donné lieu à aucune sanction.
Nicolas de Tavernost, président du directoire, a assuré début novembre qu’aucun élément ne justifiait à ce stade des mesures disciplinaires contre sa star. La présomption d’innocence reste de mise tant que la justice n’a pas tranché. Mais cette affaire risque fort d’écorner durablement l’image de l’animateur préféré des Français, élu personnalité télé préférée au dernier sondage TV Magazine.

Je suis Marie, journaliste spécialisée en intelligence artificielle et économie numérique chez LeJourGuinée. Je décrypte les stratégies des géants de la tech, les levées de fonds dans l’IA et les tendances qui redessinent l’économie mondiale.