Michael Labloin

La poste installe des cabines d’essayage dans certains bureaux. Les commerçants n’aiment pas du tout

La Poste vient de lancer une expérimentation qui ne plaît pas à tout le monde : l’installation de cabines d’essayage dans certaines de ses agences en France. Le but ? Permettre aux clients d’essayer les vêtements commandés en ligne et de les renvoyer sur place s’ils ne conviennent pas.

Une expérimentation qui démarre doucement

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L’expérimentation a débuté dans 4 bureaux de poste à Paris, Lannion et La Rochelle. Les cabines sont équipées de miroirs, sièges, tablettes, et sont conçues pour simplifier le retour des articles commandés en ligne.

Certains clients semblent apprécier le gain de temps procuré par ce nouveau service. Mais du côté des commerçants traditionnels, c’est une toute autre histoire.

Des commerçants mécontents

Des fédérations comme la Confédération des commerçants de France ou la Fédération nationale de l’habillement s’inquiètent d’une concurrence accrue de la part de La Poste. Elles demandent l’arrêt du projet, craignant des répercussions sur les magasins “physiques”.

La Poste défend l’initiative en soulignant que le but n’est pas de concurrencer les commerces de proximité mais simplement de faciliter la vie des clients adeptes de l’e-commerce.

D’autres critiques ont émergé, notamment sur les risques sanitaires et le respect de la vie privée dans ces cabines d’essayage. La Poste assure avoir pris toutes les mesures nécessaires pour répondre à ces inquiétudes.

Extension du dispositif

Malgré les critiques, La Poste semble décidée à étendre ce dispositif innovant. Après les premiers tests concluants à Paris, Lannion et La Rochelle, l’expérimentation devrait s’étendre prochainement à Valenciennes, Saint-Étienne et Amiens.

La réaction négative de certains commerçants, comme à Lannion, s’est traduite par l’affichage de messages humoristiques rappelant que chaque métier a sa place. Le débat semble donc loin d’être clos entre La Poste et les commerçants concernant ces cabines d’essayage.

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.