Le Nutri-Score, étiquetage nutritionnel lancé en France en 2016, va connaître des modifications importantes début 2024. L’algorithme qui calcule les notes allant de A à E sera modifié afin de durcir les critères d’évaluation des aliments. Ces changements devraient provoquer des bouleversements dans le classement de nombreux produits alimentaires.
Des notes plus sévères pour de nombreux produits transformés et sucrés
Les principales cibles de ce durcissement seront les produits sucrés et transformés. Les céréales du petit-déjeuner, même les versions “chocolat” qui avaient diminué leur teneur en sucre, ne pourront plus prétendre aux meilleures notes A et B. Idem pour les plats préparés, les pizzas surgelées et autres aliments transformés, qui seront relégués dans les catégories C ou inférieures.
Cette révision à la baisse sanctionnera la présence de sucres ajoutés, alors que l’OMS recommande de limiter leur consommation. Elle pénalisera aussi les sodas édulcorés et les produits allégés en sucre contenant des édulcorants, qui se retrouveront dans les dernières catégories C, D et E.
Huiles, céréales, poissons : des aliments considérés plus sains gagnants
À l’inverse, certains aliments réputés plus favorables à la santé verront leur note s’améliorer. C’est le cas de plusieurs huiles végétales considérées plus saines, comme les huiles de colza et de noix, qui contiennent moins de graisses saturées. Les céréales complètes et les poissons gras tels que le saumon progresseront également dans le classement grâce à leur teneur en fibres et bonnes graisses oméga-3.
Les viandes rouges systématiquement déclassées
Autre changement d’importance : les viandes rouges seront systématiquement moins bien notées que les viandes blanches et les volailles, conformément aux recommandations nutritionnelles actuelles. Le classement du Nutri-Score reflètera donc mieux leur impact sur la santé.
Révolution dans le classement des boissons
Les modifications apportées provoqueront de profonds changements dans la catégorie des boissons. Seule l’eau plate conservera la note maximale A parmi les boissons. Les laits végétaux et laits aromatisés ou sucrés, jusque là relativement épargnés, chuteront au classement.
À l’inverse, les laits écrémé et demi-écrémé, moins riches en matières grasses, resteront parmi les mieux notés. Le Nutri-Score permettra donc une meilleure discrimination entre les boissons.
Un affichage qui reste facultatif
Malgré ces changements, l’apposition du Nutri-Score sur les emballages dépend encore du bon vouloir des industriels, ce qui limite la portée des modifications apportées à l’algorithme. Le label vise à guider les consommateurs mais ne reflète pas à lui seul la qualité d’un produit. Son interprétation doit s’inscrire dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée.

Je suis Ethan, journaliste spécialisé en intelligence artificielle et nouvelles technologies. Je couvre l’actualité de l’IA agentique, des grands modèles de langage et des outils qui transforment nos usages numériques. Mon objectif : rendre accessibles les avancées technologiques les plus complexes, avec rigueur et sans jargon inutile.