L’Avtotor Amber est la première voiture électrique de catégorie L7 entièrement conçue et fabriquée en Russie, en partenariat avec l’Institut polytechnique de Moscou. Cependant, le prototype actuel a suscité de nombreuses réactions négatives pour son apparence inhabituelle, souvent comparée à la Fiat Multipla. La calandre fermée, les phares minuscules et les proportions atypiques ont valu à la voiture d’être la cible de sarcasmes et de moqueries, notamment en Ukraine où elle est devenue un mème humoristique.
Où en est le développement de l’Avtotor Amber ?
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La voiture Amber n’est pas encore en production et la firme russe à l’origine du modèle n’en a pour le moment développé que le prototype.
- Phase actuelle : encore au stade de prototype, avec des essais en cours qui laissent présager des évolutions esthétiques futures.
- Pré-production : début prévu en 2024, avec la certification de 5 unités de pré-production.
- Production en série : programmée à partir de 2025 dans l’usine Avtotor de Kaliningrad, avec un objectif de 50 000 unités par an.
La voiture électrique : Un enjeu stratégique pour l’industrie automobile russe
Avtotor, historiquement fabricant sous licence de modèles européens en Russie, a été durement touché par les sanctions internationales suite à la guerre en Ukraine. Le projet Amber marque la volonté du constructeur de relancer la production automobile nationale.
Tous les principaux composants, dont le moteur, l’onduleur et les batteries, seront fabriqués localement. L’objectif est de démontrer les capacités industrielles de la Russie malgré l’isolement, mais aussi de former de futurs ingénieurs automobiles. En revanche, entre les sanctions internationales et des débuts de doutes sur la voiture électrique dont certains pays commencent à mettre un terme aux aides, il n’est pas sûr que la Russie puisse séduire le marché mondial avec ce modèle…
Mais bon, même si le design prête à sourire, Avtotor ambitionne de proposer l’Amber à un prix abordable pour en faire une option populaire en Russie, et contribuer à réduire les émissions polluantes. Ironiquement surnommée « Tesla Killer », elle pourrait devenir une fierté nationale malgré les moqueries initiales.
Mais, malgré ses nombreux effort, nous ne sommes pas encore sûrs qu’elle puisse rivaliser avec les 1 000 km d’autonomie de la Stella Terra.
Cette « Tesla Killer », illustre la volonté de la Russie d’affirmer sa souveraineté technologique, en dépit d’un accueil très mitigé. Son avenir sur les routes reste à écrire.

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.