Le gouvernement américain pensait faire le buzz avec une vidéo pro-drones sur fond de Metallica. Résultat : une belle claque juridique. Le groupe californien a exigé — et obtenu — le retrait immédiat du clip diffusé par le Département de la Défense, qui avait utilisé leur tube Enter Sandman sans demander la moindre permission.
Une vidéo militaire trop rock pour être honnête
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Vendredi 11 juillet, une vidéo est apparue sur X (ex-Twitter) : on y voit Pete Hegseth, secrétaire à la Défense et ex-animateur de Fox News, fanfaronner devant le Pentagone pour vanter les mérites de la nouvelle flotte de drones de l’armée américaine. En fond, un riff reconnaissable entre mille : Enter Sandman, classique de Metallica sorti en 1991. Sauf que le groupe, lui, n’avait rien validé.
Comme souvent avec l’administration Trump, les autorisations ont été zappées. Et cette fois, les avocats de Metallica ont dégainé plus vite que les opérateurs de drones.
Metallica ne rigole pas avec sa musique
Metallica a une réputation : celle de ne jamais laisser passer l’usage non autorisé de ses morceaux, surtout quand il s’agit de politique ou d’armée. Dès la diffusion de la vidéo, l’équipe du groupe a contacté la plateforme X, qui a transmis la demande au Pentagone. Résultat : la vidéo a été dégagée, puis repostée dans une version nettoyée — plus de musique, même décor, même promo.
Un porte-parole du ministère a confirmé l’info : “Des représentants de X nous ont alertés sur un problème de droits concernant la chanson. La vidéo a été retirée, corrigée, et rechargée.” L’armée a donc obéi. Pas le choix.
Trump et les chansons volées : un vieux feuilleton
Cette affaire n’est qu’un épisode de plus dans une saga bien connue : celle des utilisations illégales de musique par des figures politiques américaines. Trump en a fait une spécialité : ABBA, R.E.M., Neil Young, Rihanna, The Rolling Stones, Beyoncé, tous ont déjà demandé — voire exigé — que leurs chansons ne soient pas associées à ses campagnes ou à ses communiqués musclés.
En mars dernier, c’était le groupe Semisonic qui découvrait avec stupeur que son morceau Closing Time avait été utilisé par la Maison-Blanche pour illustrer… une expulsion d’immigré enchaîné dans un aéroport. La chanson parlait de fin de soirée, pas de frontières.
Metallica trace une ligne claire
Contrairement à certains artistes engagés, Metallica a toujours refusé de s’afficher politiquement. Leur position est simple : la musique rassemble, la politique divise. James Hetfield le disait déjà en 2017 : “Je veux réunir les gens à travers la musique, pas les séparer avec des idées.” Pas étonnant, donc, que l’idée d’associer leur nom à un clip militariste leur ait donné des sueurs froides.
C’est cette neutralité farouche qui rend leur réaction si forte. Ils ne prennent pas parti, mais ils protègent leur musique comme un bunker.
Le Pentagone ridiculisé à l’international
Pour une armée qui investit des milliards dans la surveillance et la cybersécurité, tomber sur une violation basique de copyright, ça fait désordre. L’affaire a largement tourné, y compris à l’étranger, moquant l’amateurisme du Département de la Défense.
Ce n’est pas juste une histoire de chanson : c’est un symbole. Celui d’une institution qui se croit au-dessus des lois, jusqu’à ce qu’un groupe de rock lui rappelle que non, même les drones doivent respecter les règles.
Un drone sans musique, c’est moins badass
Repostée sans la moindre bande-son, la vidéo perd tout son punch. Et forcément, l’effet escompté est retombé. À vouloir jouer les cow-boys numériques sur une bande originale qui ne leur appartenait pas, les communicants du Pentagone ont réussi un grand écart : faire parler d’eux dans toute la presse… pour s’être fait corriger par Metallica.
Le groupe, lui, n’a rien posté publiquement. Pas besoin. Le simple fait d’avoir fait plier l’armée américaine en moins de 48 heures parle de lui-même.
Source : Euronews

Je suis Ethan, journaliste spécialisé en intelligence artificielle et nouvelles technologies. Je couvre l’actualité de l’IA agentique, des grands modèles de langage et des outils qui transforment nos usages numériques. Mon objectif : rendre accessibles les avancées technologiques les plus complexes, avec rigueur et sans jargon inutile.