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Il arrête les sodas : Squeezie lance une boisson “vivante” qui fait débat

squeezie

Le 3 mai, Squeezie a lancé Ciao Kombucha, une boisson fermentée pensée comme une alternative plus saine aux sodas. Pétillante, acidulée, riche en bonnes bactéries, mais aussi légèrement alcoolisée, cette nouveauté a surpris sa communauté… et déclenché des réactions contrastées. Entre démarche sincère et stratégie bien rodée, le créateur le plus suivi de France revient sur le devant du rayon frais.

Un thé qui pétille et un message qui change

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Ciao Kombucha, c’est d’abord l’envie affichée de proposer une boisson différente. Le principe : du thé vert infusé, du sucre, une culture de bactéries et levures vivantes (SCOBY), quelques jours de fermentation… et on obtient une boisson naturellement gazeuse, pauvre en sucre, et bourrée de probiotiques.

Squeezie explique avoir collaboré avec un producteur espagnol capable d’assurer une fabrication artisanale à grande échelle. Résultat : un produit non pasteurisé, pour préserver les micro-organismes vivants, et conditionné dans des bouteilles en verre recyclables. Les recettes jouent la carte des classiques efficaces : pêche, citron, fruits rouges, hibiscus-gingembre, ou encore fruit du dragon.

L’alcool, sujet qui revient sur la table

Rapidement, les réseaux se sont emparés d’un point sensible : le taux d’alcool dans Ciao Kombucha. Et oui, il y en a. Mais c’est normal. Toute boisson fermentée contient naturellement un peu d’alcool. Dans ce cas précis, on oscille entre 0,1 % et 1,2 %, ce qui reste dans les normes légales françaises et équivalent à un jus de pomme non filtré.

Des marques comme Jubiles ou So Kombucha affichent des taux similaires, et la communauté du kombucha le sait bien : ce n’est pas une boisson pour enfants ou femmes enceintes, mais ce n’est pas non plus de l’alcool à proprement parler.

Côté prix, pas de quoi s’étrangler

La bouteille de 33 cl est vendue 2,79 €, un prix qui peut monter à 3,50 € selon les magasins. Là encore, pas de folie : le tarif est dans la moyenne du marché. Chez Omie ou Vitamont, le kombucha tourne autour de 2,60 € à 3,95 €. Bref, on est loin des produits d’influenceurs hors de prix.

Ce positionnement tarifaire plutôt raisonnable colle avec le message que veut faire passer Squeezie : un produit meilleur, mais accessible. Et surtout, une boisson pensée pour remplacer les sodas industriels, pas pour rivaliser avec eux en popularité immédiate.

Une boisson qui pourrait démocratiser le kombucha

Du côté des spécialistes du secteur comme My Scoby, la sortie de Ciao Kombucha est vue comme une bonne nouvelle. En France, 60 % des gens ne savent toujours pas ce qu’est le kombucha. Le coup de projecteur de Squeezie pourrait bien populariser cette boisson encore confidentielle auprès d’un public jeune.

Et pourquoi pas aller plus loin ? My Scoby invite déjà les curieux à faire leur propre kombucha à la maison, avec des kits à moins d’1 € le litre. Une manière de prolonger la découverte tout en misant sur une démarche écoresponsable et zéro déchet.

Un virage assumé après un flop dans la mode

Ce n’est pas la première fois que Squeezie tente l’aventure entrepreneuriale. Mais sa précédente marque, Yoko, a été un échec cuisant, avec des centaines de milliers d’euros de pertes à la clé. Cette fois, le projet semble plus mesuré, plus réfléchi, et surtout plus aligné avec les valeurs mises en avant par son créateur.

Pas de pub tapageuse, pas de campagne de teasing massive. Juste une bouteille discrètement placée dans une vidéo, et une communication plus naturelle, qui tranche avec les méthodes habituelles des placements de produits.

Reste à voir si les fans vont suivre

Squeezie n’est pas le premier influenceur à se lancer dans l’alimentaire, mais il est sans doute l’un des seuls à le faire avec un produit aussi spécifique que le kombucha. Si l’effet curiosité joue à plein, il faudra voir si Ciao Kombucha parvient à s’inscrire dans la durée, au-delà de la hype du lancement.

En tout cas, le pari est clair : faire d’une boisson pointue une habitude grand public. Et si quelqu’un peut réussir ça, c’est peut-être bien le créateur le plus regardé de France.

Je suis Ethan, journaliste spécialisé en intelligence artificielle et nouvelles technologies. Je couvre l’actualité de l’IA agentique, des grands modèles de langage et des outils qui transforment nos usages numériques. Mon objectif : rendre accessibles les avancées technologiques les plus complexes, avec rigueur et sans jargon inutile.