Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse : ce mercredi 16 juillet, ces trois départements du sud-est ont basculé en vigilance rouge face à un risque de feux de forêt « très élevé ». Un niveau d’alerte rarement déclenché aussi tôt dans l’été, en pleine période de canicule, de sécheresse et sous l’effet combiné du mistral et de la tramontane.
Trois départements en alerte maximale
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Météo-France n’a pas attendu : dès mardi, les services ont placé les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse en vigilance rouge pour la journée de mercredi. Le vent s’annonce violent (rafales jusqu’à 65 km/h), la végétation est extrêmement sèche, et les départs de feu sont jugés probables voire incontournables si rien n’est fait en amont.
Autour de ces zones, six autres départements — Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche, Aude, Drôme, Gard et Hérault — sont eux en vigilance orange, avec un risque tout de même élevé.
Et ce n’est pas qu’un simple avertissement météo : la semaine dernière, un incendie a déjà ravagé 750 hectares de végétation en lisière de Marseille, causant plusieurs dizaines de blessés (principalement par inhalation) et rendant près de 90 habitations inhabitables.
Des pompiers postés partout, prêts à bondir
Dans les Bouches-du-Rhône, pas moins de 570 pompiers sont postés dès l’aube sur 30 points stratégiques, prêts à intervenir à la moindre fumée. 500 autres sont sur le qui-vive en casernes, renforcés par trois colonnes venues d’autres départements. Même logique dans le Var : 220 pompiers, cinq hélicoptères bombardiers d’eau (dont quatre loués), deux Canadair à Hyères et encore deux colonnes extérieures. Dans le Vaucluse, 54 pompiers et 15 véhicules sont mobilisés, avec un hélicoptère prêt à décoller en cas de départ.
À Marseille, les marins-pompiers ont renforcé leur dispositif dès mardi soir. 170 hommes sont déployés près des Calanques et du massif de l’Étoile, pendant que 350 collègues assurent les interventions courantes en ville, certains prêts à quitter leur mission pour foncer sur un feu de forêt si besoin. Certains ont même sacrifié leurs jours de repos ou leurs vacances pour renforcer les équipes.
Objectif : frapper fort dès le départ
La tactique est désormais bien rodée : pas de temps mort. Le moindre départ de feu est attaqué massivement, pour éviter qu’il ne prenne de l’ampleur. Les pompiers sont prépositionnés au plus près des massifs à risque et des grands axes routiers, pour gagner du temps.
Les patrouilles de l’ONF sont aussi de sortie, en surveillance ou prêtes à intervenir avec de petites citernes embarquées. Côté ciel, les Canadair, Dash et hélicoptères bombardiers d’eau survolent déjà la région. Et tout ce beau monde scrute l’horizon. Comme le résume un guetteur volontaire à Franceinfo : « S’il fait chaud, sec et que le vent souffle, on sait que ça va partir. On croise juste les doigts pour que personne n’allume quoi que ce soit. »
Un été qui ressemble dangereusement à 2017
Ce qui inquiète les pompiers, c’est l’état hors norme de la végétation. Les pluies du printemps ont fait pousser beaucoup d’herbes. Le mois de juin, lui, a été brûlant et sec, transformant ces herbacées en carburant idéal pour les flammes. Météo-France parle d’une situation « très inhabituelle pour un début juillet », comparable à l’été 2017, année de grands feux dans le sud.
Depuis le 19 juin, les sols n’ont pas vu une goutte d’eau. Et le moindre mégot de cigarette, la plus petite étincelle de barbecue, ou un outil mal utilisé en forêt, peut suffire à déclencher l’enfer. D’où les interdictions totales d’accès à de nombreux massifs prises par les préfets, notamment dans le Gard, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse.
La cause numéro 1 : nous
Tous les professionnels le rappellent : neuf feux sur dix sont d’origine humaine. Mégots jetés par la fenêtre, feux de camps, barbecues mal encadrés, travaux de jardinage avec machines en lisière de forêt… Les consignes sont claires mais pas toujours respectées.
Les autorités insistent : la prévention est aujourd’hui aussi essentielle que la mobilisation des secours. Dans un contexte aussi tendu, un simple geste irresponsable peut suffire à tout déclencher.

Je suis Ethan, journaliste spécialisé en intelligence artificielle et nouvelles technologies. Je couvre l’actualité de l’IA agentique, des grands modèles de langage et des outils qui transforment nos usages numériques. Mon objectif : rendre accessibles les avancées technologiques les plus complexes, avec rigueur et sans jargon inutile.