El Niño, phénomène météorologique naturel bien connu des experts, a atteint en décembre 2023 un pic d’intensité exceptionnel. Selon l’Organisation météorologique mondiale, il s’agit de l’un des cinq épisodes les plus puissants jamais enregistrés, avec une température de surface de la mer supérieure de 2°C à la normale. Ce phénomène, qui revient cycliquement tous les deux à sept ans, devrait avoir des répercussions durables sur le climat mondial dans les mois à venir et nous promettre un printemps 2024 particulièrement chaud en France et ailleurs.
El Niño : Un nom évocateur donné par des pêcheurs péruviens
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Le nom « El Niño« , qui signifie « l’enfant » en espagnol, a été donné à ce phénomène de réchauffement saisonnier des eaux de l’Océan Pacifique par des pêcheurs péruviens.
En effet, le pic d’intensité du phénomène coïncide généralement avec la période de Noël, d’où l’analogie avec l’enfant Jésus. Depuis des siècles, les populations côtières d’Amérique du Sud ont appris à reconnaître les signes annonciateurs de ce phénomène qui bouleverse temporairement les écosystèmes marins et impacte leurs activités de pêche.
Un phénomène naturel millénaire lié à l’Océan Pacifique
Des enregistrements fossiles et des études paléoclimatologiques suggèrent que le phénomène El Niño existe depuis des millénaires et a connu des intensités variables au cours du temps, en lien avec des variations naturelles du climat.
Il est étroitement associé à un phénomène océanique et atmosphérique plus vaste connu sous le nom d’Oscillation Australe El Niño (ENSO). Cette interaction complexe entre l’atmosphère et l’océan Pacifique tropical entraîne des déplacements de masses d’air chaudes et humides, provoquant des modifications durables des régimes de précipitations et de températures à l’échelle planétaire.
Un impact prolongé sur les températures mondiales en 2024
Selon les prévisions de l’Organisation météorologique mondiale, l’intense épisode El Niño qui vient de se produire va continuer d’influencer le climat de la planète dans les mois à venir.
Il y a environ 60 % de chances qu’il persiste au moins jusqu’en mai 2024. Ses effets devraient se traduire par des températures supérieures aux normales saisonnières sur de nombreuses régions du globe.
L’OMM estime même qu’il y a 1 chance sur 3 que 2024 devienne l’année la plus chaude jamais enregistrée, détrônant le record établi en 2023, lui-même fortement marqué par El Niño.
Bien que ce phénomène naturel contribue au réchauffement actuel, l’Organisation insiste sur le fait que l’origine principale du dérèglement climatique demeure les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines.
Des conséquences écologiques et sanitaires mondiales
Au-delà de l’augmentation globale des températures, El Niño a des répercussions complexes sur les écosystèmes et les sociétés humaines à travers le monde.
Les effets de ce phénomène climatiques peuvent entraîner des déplacements d’espèces marines, tandis que les effets sanitaires sont multiples :
- propagation accrue de certaines maladies à vecteurs,
- mais aussi diminution des décès hivernaux liés aux virus en France.
Bien que sujet à controverses, El Niño nous rappelle cruellement à quel point les sociétés humaines restent tributaires des variations climatiques naturelles, en plus des dérèglements causés par leurs propres activités.

Je suis Steven, journaliste tech chez LeJourGuinée. Je couvre l’impact de l’intelligence artificielle sur les secteurs traditionnels comme l’industrie, la santé et l’éducation. Mon rôle : montrer comment les innovations technologiques transforment concrètement notre quotidien.