La décision de Gabriel Attal de nommer Rachida Dati au poste de ministre de la Culture met de nouveau la lumière sur la vie privée mouvementée de l’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy. Notamment sur la longue bataille judiciaire qui l’a opposé à un riche homme d’affaires concernant la paternité de sa fille Zohra.
Zohra Dati : une paternité délicate à établir
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Lorsque Rachida Dati donne naissance à sa fille Zohra en 2009, l’identité du père reste entourée du plus grand mystère, alimentant les rumeurs les plus folles. Y compris celle selon laquelle le père de la jeune Zohra Dati ne serait autre que le Président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy.
Ce n’est qu’en 2012 que Dati décide d’assigner en justice Dominique Desseigne, riche homme d’affaires à la tête du groupe Barrière, pour obtenir la reconnaissance de paternité.
S’ensuit un interminable feuilleton judiciaire, Desseigne refusant dans un premier temps de se soumettre à un test ADN. Contraint par la justice, il est finalement établi en 2014 qu’il est bien le géniteur de Zohra. Jugement confirmé en appel en 2016, malgré l’opposition constante de Desseigne à reconnaître cet enfant.
Desseigne doit verser une grosse pension alimentaire
Parallèlement à l’établissement de la paternité, Rachida Dati avait demandé à Dominique Desseigne de s’acquitter d’une pension alimentaire conséquente de 6 000 € par mois pour couvrir les frais liés à l’éducation de Zohra. Si le tribunal a fixé un montant moindre à 2 500 € mensuels, l’homme d’affaires a dû s’exécuter rétroactivement à partir de décembre 2013.
Une décision de justice contestée avec véhémence par Desseigne, qui n’a eu de cesse de minimiser la relation qu’il a entretenue avec Rachida Dati et ses obligations en tant que géniteur présumé.
L’entêtement de Desseigne embarrasse Dati
En dépit des jugements successifs établissant sa paternité et lui imposant le paiement d’une pension, Dominique Desseigne campe sur ses positions. Il continue de nier farouchement être le père biologique de Zohra, aujourd’hui âgée de 15 ans.
Un entêtement qui place dans une situation délicate Rachida Dati, espérant avoir définitivement réglé cette affaire après la décision de la Cour d’appel en 2016. Sa nomination au ministère de la Culture par Gabriel Attal remet malheureusement cette histoire sur le devant de la scène médiatique.
Un impact sur l’image de Dati et Desseigne
Outre les implications financières, ce long feuilleton judiciaire a également eu un impact négatif sur l’image publique de Rachida Dati et Dominique Desseigne. Révélant certains aspects de leur vie privée, cette affaire de paternité a défrayé la chronique et nui à leur réputation.
Alors qu’elle espérait tourner la page après avoir obtenu gain de cause devant la justice, Dati se retrouve malgré elle plongée à nouveau dans cette histoire. Reste à savoir si l’entêtement de Desseigne va provoquer de nouveaux rebondissements…

Je suis Michael, journaliste chez LeJourGuinée. Je couvre les dimensions sociétales et géopolitiques de l’intelligence artificielle : régulations, éthique, course technologique entre nations.