Top Stories

Grid List

Conakry, le 22 Octobre 2017 – Suite à l’incendie d’origine électrique survenu dans la nuit du samedi 21 Octobre 2017 au dimanche 22 Octobre 2017 au Camp Alpha Yaya Diallo de Conakry, le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale, Mohamed Diané, s’est rendu sur les lieux pour les premiers constats en compagnie de la hiérarchie militaire.

Sous l’arbre à palabre, tout peut être négocié, soutient –on au Parti Guinée pour tous (GPT) présidé par le Dr Ibrahima Kassory Fofana, par ailleurs ministre d’Etat à la promotion du secteur privé.

 C’est en ces termes que le GPT s’est réjoui de la visite de courtoisie que le président de la CENI a effectué vendredi au siège dudit parti sis à Nongo dans la commune de Ratoma.

En mission à l’étranger, Ibrahima Kassory Fofana était représenté à ce rendez-vous par le vice-président chargé de la coordination des activités du parti, le Dr Momo Camara qui avait à ses côtés ses proches collaborateurs du bureau politique national. Alors que le président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé était accompagné des membres du bureau de la CENI ainsi que des commissaires.

Au sortir de la rencontre, le Dr Momo Camara déclare « cette visite s’inscrit dans les annales du parti. La concertation permet d’aplanir les divergences et facilite la gestion. Un bateau a toujours un capitaine. C’est pourquoi, il faut féliciter et encourager les démarches du président de la CENI ». Il a aussi indiqué que son parti privilégie toujours le dialogue.

Parlant des questions soulevées, Momo Camara affirme que la réponse a été satisfaisante en tout cas dans la majeure partie des cas. Notamment de la représentation du GPT aux démembrements, de la distance maximale de 5 kilomètres pour un bureau de vote en zone rurale, du nombre insuffisant de magistrats. « Ce qui est important c’est de partager l’information et que toutes les parties comprennent de la même manière » conclut-il.

Pour sa part, Maitre Amadou Salif Kébé, s’est réjoui de la qualité de l’accueil.

Pour lui, cette visite a été une occasion d’informer le GPT sur les avancées dans les préparatifs et la gestion du processus électoral. « Il est important pour nous, soutient-il, de prendre contact avec toutes les parties prenantes du processus électoral dont le GPT. Echanger des poignées de mains c’est humain et c’est important. Mais au-delà de ça, on a échangé avec ces hauts cadres compétents du GPT sur un certain nombre de sujet lié aux élections ».

Amadou Salif Kébé rappelle que la nouvelle loi électorale a statué sur des questions comme la distance de 5 kilomètres maximum en zone rurale et 2 kilomètres en zone urbaine. Même si, ajoute -t-il, la CENI veille à ce que l’on atteint pas ces limites surtout que l’on tient à installer les bureaux de vote dans chaque secteur. Il conclut en disant que concernant les magistrats il y a des solutions en cours d’examens et le moment venu tous les acteurs seront informés autour de la question.

Alhassane Barry

La relation commerciale la plus troublante est celle dans laquelle une société A est rémunérée par une société B, mais l’allégeance de la première est censée aller à une entité d’intérêt public et s’attend que l’intégrité de sa profession prévale sur des intérêts purement commerciaux.

Les auditeurs sont payés par leurs clients, mais le public d’investisseurs est censé croire que les états financiers certifiés de ces derniers respectent les normes d’honnêteté et de transparence requises. L’histoire nous montre que la fidélité des cabinets d’audit va avant tout au client qui paie.

L’Afrique a besoin d’auditeurs fiables pour que ses Bourses deviennent des marchés développés, attirant des investissements locaux substantiels. Le continent est déjà suffisamment à la traîne, et les mauvaises nouvelles sont bien plus relayées que les bonnes. Les résultats financiers certifiés des entreprises doivent donner la priorité à la vérité et à l’exactitude, sans allégeance au client.

Pour une refonte radicale des pratiques d’audit

L’augmentation du nombre des différends comptables et des faillites d’entreprises liées à des défaillances dans le travail des auditeurs souligne la nécessité d’une refonte radicale des pratiques d’audit pour les entreprises publiques dans les plus grandes économies du continent. Quelques pistes : chaque pays africain doté d’une Bourse devrait par exemple mettre en place, via la loi, un « conseil de surveillance de l’audit des entreprises publiques ».

Celui-ci opérerait comme une société privée à but non lucratif. Ce conseil superviserait l’audit des entreprises publiques, et la loi l’établissant devrait inclure une clause bloquant son abrogation par les gouvernements qui se succèdent. De même, les entités d’intérêt public (EIP) ne devraient plus pouvoir choisir leurs auditeurs, cette mission reviendrait au conseil de surveillance, qui devrait établir une rotation entre les cabinets tous les huit ans voire plus souvent. Les EIP ne devraient plus payer leurs vérificateurs directement ni déterminer leur rémunération.

Un besoin de transparence

Autre mesure pouvant aider à introduire davantage de transparence dans ce domaine : les géants mondiaux de l’audit (PwC, EY, KPMG et Deloitte) ne devraient plus être juridiquement distincts des entreprises locales d’audit qui utilisent leur nom. Si l’un d’entre eux refusait de respecter cette règle, il devrait alors couper tous les liens commerciaux avec sa filiale locale et cette dernière devrait immédiatement changer de nom.

Une fois la distinction légale entre filiale et maison mère faite, les parties potentiellement lésées devraient être en mesure de poursuivre les deux entités. Par ailleurs, les auditeurs devraient être exclus de la gouvernance des entreprises et ne devraient pas avoir le droit de réaliser d’études et de rapports sur des industries impliquant les EIP. Par exemple, KPMG Nigeria réalise régulièrement des classements sur le secteur bancaire au Nigeria. Zenith Bank gagne généralement, et KPMG est l’auditeur de Zenith Bank…

 Des « conseils de surveillance des compagnies d’audit »

Les cabinets d’audit ont pendant longtemps fonctionné librement. Le moment est venu de les maîtriser pour protéger les marchés financiers. Les États ont créé des prisons pour nous protéger contre les personnes dangereuses. 

Lire la suite 

Le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Kalifa Gassama Diaby, était l'invité de la Radio Espace fm. Il a saisi l'opportunité pour expliquer en profondeur le civisme auquel bon nombre de citoyens guinéens sont confrontés. M. Diaby a  promis de l’innovation par rapport à la semaine nationale de la citoyenneté qui doit avoir lieu dans quelques mois.

La SENACIP, la première édition a été organisée. Quel enseignement peut-on tiré clairement d'elle  parce qu’on sait  que c’est la deuxième édition qui est aujourd’hui en train d’être préparée ?

Permettez moi avant d’aborder cette question de profiter de cette antenne pour lancer un appel à nos compatriotes de Kamsar et de Boké. Nous respectons leurs frustrations, nous respectons leur mécontentement et je voudrai que les familles, les hommes, les femmes, les  jeunes, les autorités, religieuses, morales, la société civile de Boké, de Kamsar qui nous écoutent, il est important que nous n’agissions pas dans des directions qui nous amènent vers l’impasse.

Je voudrais les inviter, les prier, les appeler à la modération, à cesser toute acte de violence, à faire en sorte que nous puissions user de nos intelligences pour régler des problèmes.

Nous savons qu’il y a un vrai problème dans ce pays. Il y a un vrai problème de rapport de confiance entre nos concitoyens et l'Etat. C’est une réalité, c’est une évidence qu’on ne peut pas nier. Nous savons aussi qu’il y a une chaîne de corruption dans ce pays qui amène les citoyens parfois à des situations de désespérance. Je les invite au calme. Je les prie d’observer le calme. Je les prie de faire en sorte que nous puissions discuter dans la paix et cela n’enlève rien à la légitimité de leurs revendications. Mais, je rappelle encore par respect et parce que nous devons la vérité à l’Etat et aux partis politiques surtout à ce peuple qui a le droit bien entendu au bonheur,  à la bonne condition parce que nous devons cette vérité, que nous devons leur dire que la violence n’est ni une solution ni une issue.

Alors, j’invite l’ensemble de la jeunesse de Kamsar, de Boké de se ressaisir, de se retrouver de faire des propositions concrètes et de se défendre par l’intelligence pour que l’Etat les écoute. Et l’Etat doit les écouter mais la violence n’est ni une méthode acceptable ni un moyen approprié justement pour leur permettre de rentrer dans leurs droits en tant que citoyens guinéens. Et j’espère que cela sera entendu. Nous le faisons dans l’intérêt de nos pays.

Je les appelle au patriotisme pour que ce pays puisse se retrouver sa sérénité parce que chaque drame à Kamsar, à Boké, c’est un drame pour l’ensemble du peuple de Guinée.

Nous ne souhaitons pas des drames que des familles soient endeuillés, que des familles aient des douleurs, que des jeunes soient touchés, que des services de sécurité soient touchés. Il faut en Guinée que nous nous calmons et que nous nous retrouvons pour se parler. Et pour trouver des solutions à des vrais problèmes qui sont posés pour que l’Etat assume sa responsabilité et il doit assumer, s’il n’assume pas, c’est une faute.

Revenons sur la question, quel enseignement vous tirez sur la première édition ?

Comme vous le savez, le mois de juillet en 2016, l’ensemble des groupes à l’assemblée nationale ont bien voulu adopter à l’unanimité  un projet de loi qui est inspiré par la nécessité d’un autre pays de parler de cette problématique du pays ou de la nation et de la paix dans notre pays. La première édition était l’année dernière au mois de novembre. Les premières leçons qui sont vraiment encourageantes, c’est d’abord l’accueil de nos concitoyens, l’enthousiasme populaire qui a accueilli cette initiative. Cela révèle que nos concitoyens sont conscients de la nécessité absolue pour notre pays de retrouver le chemin de la normalité, de la sérénité et du civisme.

Nous avons comme vous savez la première édition poser une thématique qui nous permettait d’abord de faire connaitre cette idée, faire connaitre ce projet et cet évènement. Nous avons vu à travers l’ensemble du pays, l’intérêt de notre citoyenneté à cet évènement. Nous avons aussi compris lors de cette première édition, l’immensité de la tâche. La nécessité de continuer à travailler sur la problématique qui reste centrale pour nous puisque, c’est vraiment le préalable à une société apaisée, une société de droit et de liberté de responsabilité mais aussi pour notre idéal de nation.

Nous avons accueilli cet enthousiasme de nos concitoyens comme étant d’abord un devoir qui s’impose à l’Etat de mettre en œuvre pas simplement à travers la semaine de la citoyenneté mais aussi et nous travaillons aussi avec les différents ministères en charge des questions de l’éducation, de mettre en place une véritable structure d’éducation qui soit dans les écoles du primaire jusqu’au dans les universités pour que nous puissions enseigner le civisme. Le civisme, c’est la manière, la bonne manière pour nous permettre de vivre ensemble, de nous respecter, de nous écouter, de respecter la loi, les  institutions et de défendre pleinement ses droits et ses libertés.

Nous avons aussi constaté à quel point, il est nécessaire d’associer l’ensemble des acteurs à cet évènement. La société civile qui se bat déjà sur le terrain qu’elle soit associée. Je veux rappeler ici, c’est un évènement pour la société civile, demain ce ministère peut disparaître, cet évènement doit être récupéré par l’ensemble des acteurs qui puissent s’inscrire dans ce dynamique de travail. Je voudrais dire à nos concitoyens, ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut renoncer au travail.

C’est difficile ce travail parce que nous avons trop laissé de temps passé pour s’occuper de cette question. Il faudrait donc qu’on se retrousse les manches ; qu’on soit engagé dans une détermination  à continuer à travailler parce que c’est la seule solution qui vaille dans ce pays. Une société des citoyens où tous les Guinéens quelle que soit leur origine, leurs opinions, leurs positions sociales puissent jouir de même droit, de même liberté et puis se faire face aux mêmes responsabilités.

Est-ce que vous croyez à cette semaine de la citoyenneté sans l’implication du ministre de la Justice? La semaine de la citoyenneté ça entraine un idéal mais ce n’est pas pour autant Conakry n'a cessé d’être sale. Dans les manifestations, on continue de casser. Que vaut la semaine de la citoyenneté sans un accompagnement véritable de la justice ?

Je crois que le propre des  sociétés est en crise. Les sociétés en crise sont des sociétés impatientes. Après 30 ans ou 40 ans d’incivisme, il serait présomptueux et même cela relèverait de la folie de penser qu’une édition pourrait régler un problème qui dure depuis 30 ou 40 ans. Cet évènement pour l’évaluer, on n’est pas de l’ordre du quantitatif et de l’ordre du qualitatif. C’est un travail de longue haleine. Il y a deux pays en Afrique qui ont cet évènement. C’est le Burkina qui le fait depuis 14 ans. J’invite tout un chacun à aller sur le site internet à suivre le discours de cette année de la 13ème Année de l’organisation de la SENACIP. Si vous voyez, vous écoutez le discours du ministre et du président Burkinabé, vous aurez l’impression qu’on parle de la Guinée après 14 ans d’évènement.

L’être humain n’est pas une machine, lorsqu’on a laissé le dégât moral s’installer dans le comportement et dans l’habitude de nos concitoyens, vous critiquez, je les ai entendus, ils sont nécessaires mais cela doit permettre d’améliorer. Et non pas de dire soit, on a une solution magique, soit on arrête tout. Il fait se battre, il faut travailler et je vais vous dire sur la question de ministère de la Justice, il faut travailler là-dessus, une édition ne suffit pas et la semaine de la citoyenneté ne serait pas la seule action pour travailler dans l’éducation civique.

Pour ce qui est du ministère de la Justice, je crois qu’il faut éviter dans notre pays, le mélange de gens. Lorsque vous volez, cela ne relève pas du civisme, cela relève du pénal. Le ministre de la Justice son rôle, c’est de permettre aux Guinéens, les victimes de rentrer  de leurs droits, les coupables de répondre de leurs méfaits devant la loi. Il n’y a pas de mélange de gens. Vous savez  quelques fois,  on m’appelle quand il y a eu de drame, notamment ce compatriote qui s’est fait lyncher et bruler en banlieue. On m’appelle, on me dit qu’est-ce que vous en dites ? Vous qui s’occupez du civisme dans notre pays cela ne relève pas du civisme, cela relève de la criminalité. Je vais vous rappeler, le système éducatif est fait de deux paliers. La promotion, l’éducation et la sensibilisation sur la valeur et la sanction.

La difficulté dans notre pays notamment les acteurs de la société civile qui sont pleinement investis sur ce travail, nous travaillerons énormément sur la question de la sensibilisation, l’éducation mais il n’y a pas suffisamment de sanction. La culture d’impunité est tellement ancrée dans notre pays, il faut donc qu’il y ait ces deux pieds : la carotte et le bâton; que nous soyons en mesure d’une part à sensibiliser, d’autre part de sanctionner.

Nous voudrons savoir parce qu’on a suivi déjà des réactions par rapport à cette deuxième édition. Je voudrais qu’on sache, c’est quoi le thème de cette année ?

Le thème de cette année, nous avons proposé au gouvernement qu’il a accepté. Que nous invitons l’ensemble de nos concitoyens à l’occasion de cette deuxième édition à réfléchir sur le rôle que doit jouer le citoyen dans la construction de la nation. La thématique de cette année, c’est le citoyen dans la construction de la nation avec un slogan ‘’un peuple, une volonté, une nation’’. Nous considérons et cela est absolument essentiel pour notre pays, la question de la nation est la question la plus centrale avec la répercution de respect de droit et de la liberté, la question de la justice puisque nos compatriotes exigent la justice à plein droit et rappeler à nos concitoyens que chacun peut agir, peut faire quelque chose pour permettre à cette nation d’émerger, de se consolider et d’être un espace d’épanouissement pour chacun d’entre nous. La nation ne se construit que par la volonté.

Je rappelle encore, la semaine de la citoyenneté, ce n’est pas une espèce de panacée. C’est une occasion d’aborder les problématiques et de permettre à l’ensemble des acteurs de la société à partir de ce problématique, justement d’engager des actions pour la continuité. Je ne suis pas à tous les postes de responsabilités. Je n’organise pas la semaine et je fais le suivi dans tous les domaines de la vie de la nation. La justice à partir de la semaine de la citoyenneté doit continuer à prendre ses responsabilités.

Vous étiez au Conseil des ministres à l’occasion duquel vous avez présenté le projet. Il y a le chiffre de budget qui est apparu et depuis on entend des critiques fusées de partout de la part d’une certaine frange de la population. Beaucoup ne comprennent pas trop qu’on puisse engager 8 milliards cinq cent millions  dans l’organisation de cette semaine nationale de la citoyenneté comparativement aux difficultés que connait le pays sur le plan des infrastructures et sur le plan d’autres défis. Comment vous avez entendu ces critiques, ces différentes réactions et comment vous-mêmes, vous y réagissez ?

Je pense que les critiques, les réactions de nos concitoyens, c’est quelque chose de normal et que des gens puissent avoir des réactions que des gens puissent s’interroger sur un certain nombre de choses. Je voudrais simplement définir trois choses. La première chose, c’est d’abord le budget dont on parle qui est un budget qui a été proposé qui n’est pas obtenu. Donc, ceux qui pensent que c’est un budget qui a été  obtenu, pour l’instant, je peux leur dire que nous n’avons pas un centime de ce budget, la première chose.

La deuxième chose, je crois que tout est relatif s’il y a des concitoyens qui pensent que huit milliards, c’est beaucoup pour cet évènement. Je respecte cette opinion. Je crois que nous sommes dans une société. Nous nous battons pour la liberté d’opinion et de leur expression. C’est quelque chose que nous respectons absolument  puisque c’est un point de vue. Il faut respecter ce point de vue. Toutefois, c’est l’élément qui me parait essentiel. Ce qu’il faut éviter dans notre pays, ce sont les insinuations. Et je voudrais profiter de cette occasion pour dire un certain nombre de choses tout à fait net et clair sans ambiguïté  au temps. Je permets, c’est normal,  je respecte les citoyens qui ne sont pas d’accord avec le montant ou avec même l’évènement. Chacun est libre, je les respecte profondément. Je voudrais mettre en garde nos frères  dans le plus grand respect, ce que je ne peux pas accepter, c’est que je n’accepterai pas qu’on mette en doute ou en cause mon honneur et mon intégrité. J’ai travaillé dans ce pays pendant cinq ans. Je n’ai  jamais dans ce pays fait quelque chose avec le denier public en dehors de la loi. Je le dis la façon la plus solennelle.

On peut ne pas être d’accord avec moi, on peut ne pas m’aimer. Je suis un homme honnête, je respecte le bien public. Ces huit milliards ne sont pas pour moi, ne seront jamais pour moi. Je viens d’une famille modeste, je n’ai jamais été élevé dans le culte de l’argent ou d’obsession d’argent. Je voudrais que cela soit dit, qu’on critique le montant, qu’on critique le projet mais je n’accepterai pas qu’on mette mon honneur en cause parce que je n’ai jamais dans cette fonction depuis cinq ans, je ne m’en suis jamais enrichi et d’ailleurs, je profite de l’occasion pour rappeler les uns et les autres, un certain nombre de langage qui contribue d’ailleurs à banaliser l’autorité de l’Etat.

Vous entendez des acteurs de la société civile, des acteurs politiques qui viennent dans les médias et dire au gouvernement tout le monde est corrompu. L’Etat, ils sont tous riches. Je suis désolé, je le dis ici et je m’adresse à mes concitoyens, je ne suis pas un homme corrompu. Je mets au défi quiconque dans ce pays de prouver le contraire. Je suis un homme qui est attaché au respect du dénier et du bien publics. Que cela soit dit et entendu.

Comment allez-vous atteindre vous objectifs sans répression ?

Moi, je suis parfois assez sidéré de fait qu’on essaye d’expliquer une évidence qui ne passe pas. Je n’ai aucun pouvoir légal de réprimer.

Est-ce qu’il y a une synergie d’actions entre les différents départements?

C’est ce que je vous explique. Tout que vous dites là existe. Il y a un comité national d’organisation dans lequel tous ces départements sont impliqués. Je vous dis aussi une chose banale. Je vais vous faire une confidence  si j’avais dans ce pays le pouvoir de sanctionner, ça se saurait toute suite parce que je serai implacable. Ce qu’on me demande de faire, c’est de définir une politique publique de promotion et d’éducation en matière de civisme. C’est ce que je fais, au-delà, je ne fais que le recommander. Je ne suis pas le tout propriétaire de l’action alors vous pouvez me demandez sur ce que je fais. Je vous direz ce qui doit être fait mais de grâce tout n’est pas sur ma tête. Dans le comité, il y a le ministre de la Défense, il y a le ministre de la Sécurité, il y a le ministère de la Justice, il y a le ministère de l’Education, il y a le ministère de la Jeunesse, il y a le ministère des Sports. Nous proposons au gouvernement une politique publique cohérente et structurée. Il appartient à chaque département de faire son travail.

Nous avons dit dans ce pays depuis cinq ans que tant qu’il n'y a pas de sanctions, les efforts d’éducation seront difficiles et d’ailleurs c’est pour cela que le dynamisme de la société civile puisqu’il faut la saluer et sur le terrain parfois atténuer parce que justement, il n'y a pas de sanctions. L’impunité est installée autant on peut être d’accord sur le constat, autant ce n’est pas de ma responsabilité parce que je n’ai aucun pouvoir d’action de sanction.  Cela relève soit de la sécurité soit de la justice. Et un effort doit être fait dans se sens. Je pense que c’est compris de la part de différents départements. Je suis d’accord de faire le constat mais ce que je vous dis, je ne fais que ma part de travail.

Quelles sont les activités prévues, parce que l’année dernière vous avez demandé sept milliards donc c’est important de préciser combien on n’a mis à votre disposition. On suppose que huit milliard c’est énorme ?

L’année dernière nous avions demandé environ sept milliards cinq millions et quelques. Dans les sept milliards, nous avons réussi un milliard cinq cent du ministère du Budget. Et les sept milliards cinq cent de plus c'est-à-dire pour arrivée à trois milliards deux-cent quatre vingt quatorze millions. Nous avons laissé un milliards 700, nous l’avons pris dans notre budget de fonctionnement. Donc, l’année dernière sur sept milliards et quelques, nous avons reçu trois milliards de la part du budget et la moitié de mon propre budget de fonctionnement. Donc vous voyez, il n'y a pas de différence énorme par rapport aux deux années alors cette année, il y a énormément d’activités et d’innovations.

Première chose contrairement à l’année dernière, il y avait un délai, un temps qui était assez tenu. Cette année, je rappelle, c’est une activité sur l’ensemble du territoire national dans les 33 préfectures et les cinq communes de Conakry. Cette année, les agents iront dans les préfectures. Une semaine avant le premier novembre, ils vont s’installer pour prendre attache avec l’ensemble des acteurs locaux. Je rappelle que chaque préfecture a un comité préfectoral qui est composé du préfet, du maire, de la jeunesse, les directions de l’éducation, des responsables religieux, des responsables locaux de la société civile. Donc ces comités préfectoraux existent. Première innovation. Ils seront sur place pour installer des tentes sur les places publiques  et prendre contact avec les autorités de l’éducation, la société civile locale, les responsables traditionnelles, les autorités locales décentralisées ou déconcentrées pour justement préparer le terrain à l’évènement, première innovation.

Deuxième innovation de cette année: nous avons proposé au gouvernement et au Chef de l’Etat qui l’a accepté. La création à partir de cette année de deux prix. Le prix national du civisme et le prix de la paix parce que nous considérons que très souvent dans notre pays, la nation n’est pas reconnaissante pour ceux qui font du bien pour et à la nation. Il faut donc instaurer cette pratique républicaine pour la nation d’honorer ses meilleures filles et ses meilleurs fils qui travaillent pour la promotion du civisme et  la paix. Je vais rappeler que ces deux prix, tout le monde peut y concourir et en tant que personne physique, les personnes morales mais aussi les entités territoriales.

 Au niveau du prix du civisme, il y a le premier prix, le deuxième et le troisième prix c’est la même chose pour le prix de la paix. Ce qui est important avec ce prix, c’est de permettre à notre pays de créer et d’entretenir et de reconnaitre la place de modèle dans la société. Et que la nation puisse octroyer un prix avec des enveloppes qui accompagnent ce prix, à une association, à une ONG, à une personne morale, à une personne physique, à un village, à une préfecture pour dire la nation reconnait les efforts que vous faites dans le domaine du civisme et de la paix. Ça, c’est une innovation, cette année.

Troisième innovation. Nous considérons que pour construire la nation puisque c’est la thématique de cette année, il faut aussi user de l’histoire. L’histoire est un élément essentiel du processus d’édification de la nation. Nous avons proposé au gouvernement qui l’a accepté d’enclencher et d’engager un processus de baptême de nos places publiques ou rappeler l’histoire de nos héros dans ce pays. Les héros politiques, les héros religieux, nos héros traditionnels. Les fondateurs de certaines grandes localités mais de veiller à ce qui est important de créer une dynamique d’assimilation. Par exemple, nos héros religieux, sociaux, politiques, traditionnels du Fouta seront identifiés, leurs noms seront donnés à des place publiques, et d’autres localités pas de Fouta pour permettre aux enfants de ce pays de savoir que nous avons et que nous pouvons avoir une nation et que monsieur tel qui est né de telle région lui donner, le nom d’une autre région et que les enfants de cette région se rappellent que cette nation a été aussi construite par monsieur tel qui n’est pas de sa communauté d’origine, inversement. Le baptême de places publiques sera célébré.  Chaque ministre parrainera une préfecture dans les 33 préfectures pour justement donner toute la solennité à cet évènement.

Une Synthèse d’Alpha Amadou Diallo                            

           

RSS Feed

Registration

Corruption A LA CNSS-De Sankhon

Malick Sankhon

Global Alumine

Joignez-Lejourguinée-Facebook

Maison de Presse Guinée

Maison de Presse

Partenaires

guineenouvelle

 
Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account