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Après une issue favorable à la grève des enseignants qui a duré prêt d’un mois, le premier imam de la grande mosquée de Conakry Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara, a invité les autorités guinéennes à ne jamais banaliser une grève, et aux syndicalistes de toujours déposer l'avis de grève à temps.

Il l’a fait savoir le jeudi, 07 décembre 2017, lors de la déclaration officielle du secrétaire général adjoint de Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le camarade Aboubacar Soumah, marquant la suspension de la grève des enseignants en République de Guinée pour deux (02) mois.

Selon Elhadj Mamadou Saliou Camara, les religieux ont intervenu pour sauver le pays du pire. « Ce n’est pas le président Alpha Condé qui nous a consultés en nous donnant de l’argent, ni les syndicalistes, mais pour l’intérêt supérieur de la nation, notre conscience nous a guidés à aller vers les syndicalistes pour une négociation », déclare-t-il.

« Nous n’accepterons pas que les fils de ce pays se battent sans intervenir. C’est la raison pour laquelle, nous nous impliquons pour trouver solution à cette crise qui empêche aux élèves d’aller à l’école depuis le 13 novembre dernier », ajoute-t-il.

En fin, il a invité les Guinéens à préserver la paix et la quiétude sociale dans le pays. Il a remercié le président de la République, Alpha condé et le syndicaliste Aboubacar Soumah d’avoir accepté leur plaidoirie.

Pastoria Camara

C’est désormais officiel. Les élections communales auront lieu le 04 février 2018. Cela se matérialise par un décret présidentiel qui convoque le corps électoral. A la faveur d’un point de presse ténu ce 06 décembre 2017, le président de la CENI a donné des précisions sur l’état d’avancement du chronogramme. Maître Amadou Salif Kébé était entouré de certains commissaires.

C'est finalement à New York que le gouvernement de Sierra Leone a réalisé la vente aux enchères de l'un des plus gros diamants connus, trouvé en mars dans la province de Kono, à l'est du pays. La pièce de 709 carats, environ 140 grammes, a été acheté plus de 6,5 millions de dollars par un joaillier britannique, et l'argent va aller directement et complètement en Sierra Leone. Et le gouvernement de Freetown veut en faire un symbole de la gouvernance actuelle.

Le Président de l’Institution Nationale Indépendante de droit de l’homme. Docteur Mamadi Kaba a dans un entretien accordé à nos confrères de City.fm abordé longuement l’actualité qui fait couler l’acre et la salive dans le continent ‘’La traite des être humains’’ à Libye, qu’on croyait révolu depuis la nuit des temps. Sur la question 3ème mandat. Dr Kaba appelle à tous les dirigeants africains de ne pas accepter de se faire chasser au pourvoir, de partir au bon moment pour l’intérêt de la stabilité, de la démocratie et de l’honneur. Interview.       

Bonjour Docteur Mamadi Kaba!  Est-ce que vous avez été pris du coup, surpris les nouvelles d’un esclavage en cours en Libye où des Africains d’origine de l’Afrique noir sont vendus comme du bétail sur le marché Libyen ?

Vous savez en Libye, il y avait depuis un certain moment des informations plus grave sur le traitement inhumain et dégradant qui était infligé aux noirs qui utilisaient ce pays comme transit pour atteindre l’occident, mais aujourd’hui la preuve est établie. ça fait un bon moment qu’on avait des informations mais c’était des informations difficiles à vérifier et maintenant la preuve est établie, grâce à l’expertise   de CNN que nous remercions de passage. Sinon ça fait peut être plus d’une année qu’on avait ces informations là mais on n’était pas capable de les vérifier.

Et donc c’était difficile de les annoncer ou de se prononcer dessus. Maintenant que la preuve est établie, il est important que les témoignages se fassent, vous avez à tout moment des plaintes des parents, des personnes vivantes en Libye. C'est-à-dire des migrants, des parents se plaignaient du fait qu’il fallait payer de l’argent pour libérer leurs fils détenus. A un moment donné, on avait pensé que   c’était un chantage de la part des migrants sur leurs familles  parce que la majeur partie d’entre ces migrants là quittaient le pays sans l’avale de leurs familles.

Ou peut être un chantage de la part des passeurs eux-mêmes ?

Des passeurs et des jeunes eux-mêmes c'est-à-dire quand vous êtes arrivés quelque part, vous avez besoin d’argent. Vous utilisez des arguments pour inciter, pour faire peur à la famille pour l’inciter à faire envoyer de l’argent. On n’avait pensé que c’était un chantage de cette nature là. Mais, maintenant que la preuve est établie que ce n’était pas de chantage, c’était vraiment de la réalité.

Si vous ne payez cet argent ! On vous vous vendait pour récupérer cet argent là, il y a plusieurs niveaux de responsabilités. Ceux qui achètent : c'est-à-dire les Libyens qui achètent les migrants sont des criminels, ceux qui vendent ces migrants là, la plus part ce sont des passeurs, des réseaux de passeurs qui vendent ces migrants et les groupes armées qui contrôlent le territoire sue lequel, le commerce là est exercé.

Les différentes factions d’armées qui pilule à Libye ?

Exactement ! Parce qu’en réalité, il ne faut pas se voiler la face en Libye pour le moment il n’y a presque plus d’Etat. Le gouvernement  en place n’arrive pas à installer son autorité sur la Capitale à plus forte raison le reste du pays. Donc c’est un gouvernement qui ne contrôle pas véritablement le territoire nationale, donc ce sont des groupes armées qui font la loi sur le périmètre dans lequel ils sévices. Ces groupes armés tirent profils de commerce des Libyens qui ont besoin.

Il faut reconnaitre que l’esclavage existe dans les traditions arabes anciennes. Donc, l’esclavage n’est pas une nouveauté, c’est juste une renaissance. Les noirs ont toujours été les principales victimes de ce commerce depuis la nuit des temps et je pense que ça continue encore ce que nos ancêtres ont vécu. Nous sommes en train de les vivre aujourd’hui au 21 siècle, ce qui est inacceptable. Donc il faut situer les responsabilités.

Sachant que le Libye n’a plus un Etat capable de contrôler l’ensemble de son territoire Pour combattre ce genre de pratique, Il faut que les Etats prennent des mesures en amont. Qu’il ait par exemple, en Guinée, il faut qu’il ait une loi anti traite, une spécifique, une loi très clair contre la traite des personne qui permet de traquer les réseaux des passeurs, de punir les teneurs de ces réseaux là conforme à nos loi. Comme on n’a eu une loi sur le terrorisme, il faut qu’on ait une loi sur la traite des personnes. Et c’est cette loi qui va permettre à l’Etat d’identifier les réseaux des passeurs parce que ce sont des réseaux qui sont connus et les auteurs sont connus dans les communautés. Il faut qu’il ait une loi très clair contre la traite des personnes, c’est cette loi là qui va permettre au procureur de poursuivre les membres du réseau des passeurs et les punir pour qu’en amont le combat soit efficace.

Le deuxième niveau de combat, doit être en Libye maintenant. Ceux qui achètent les migrants et ceux qui facilitent l’exercice de ce commerce : c'est-à-dire les groupes armés. Il faut travailler à faire en sorte que ceux là aussi soient punis conformément à la loi. Je pense que ces deux niveaux de responsabilités doivent être identifiés et le combat doit être mené à ce niveau là pour qu’on parvienne à un résultat. Les ambassades Libyens ne sont vraiment capables de rien, ce sont des fonctionnaires qui ont souvent du mal à communiquer même avec leurs pays d’origine c'est-à-dire : la Libye parce que le gouvernement lui-même  fait face à des sérieux problèmes de sécurités à l’interne.

Est-ce que vous êtes en train de nous dire que les mobilisations qui sont annoncés devant les différentes ambassades de Libye à travers le monde, c’est un peu un coup d’épée dans l’eau parce qu’il n’y a pratiquement pas relations entre les ambassades et ceux qui tiennent lieu de gouvernement ou d’Etat à Libye ?

Bon ! Il faut toujours se mobiliser,  les mobilisations sont très importants parce que ça permet d’attirer l’attention du monde entier sur la gravité de la situation en Libye. Il faut toujours trouver un endroit pour le faire donc l’Ambassade de Libye est toujours l’endroit indiqué pour le faire pour attirer l’attention du monde entier. Mais il ne faut pas s’attendre à un résultat de la part de l’ambassade parce que l’ambassade elle-même a toutes les difficultés à coordonner quoi que ce soit avec les autorités du pays qui sont confrontés à des graves problèmes sécuritaires. Le gouvernement qu’on tente de légitimer en Libye n’arrive pas à se mettre à l’abri des groupes armés. Les groupes armés sont plus fort et puissant que le gouvernement légitime, ce qui fait que ce sont les groupes armés qui contrôle le pays et les ambassades n’ont pas le contacte avec les groupes armés, donc il ne faut s’attendre à ce que la solution provienne des ambassades.

La mobilisation est très importante pour montrer que nous sommes opposés à ce qui se passe en Libye. Mais la solution doit venir de nos Etats, de nos gouvernants, de l’union africaine, de la communauté internationale. Il faut qu’il ait une union sacrée contre le phénomène. Que chaque Etat prenne des dispositions. Que l’union Européenne et l’union africaine prennent une résolution très claire contre la traite des personnes. Et que chaque Etat s’approprie des dispositions de cette position de l’union africaine afin que le réseau des passeurs soit combattu au niveau des Etat.

Et ensuit, que cette union là travaille contre les groupes armés en Libye. D’abord, il faut travailler à faire taire les armes en Libye ; à faire en sorte que les Libyens puissent avoir un gouvernement légitime. Un gouvernement qui contrôle l’ensemble du territoire. Que tous les fils de la Libye s’unissent pour trouver un Président et un gouvernant et ensuite faire en sorte que les Libyens contrôlent l’ensemble du territoire, que l’autorité de loi s’exerce sur l’ensemble du territoire sinon, il n’y aura aucune solution possible.

Il faut que la Libye ait un répondant, qu’il ait un gouvernement légitime, un gouvernement organisé qui puisse nous aider à combattre ce genre de phénomène. Le plus important, est de parvenir en amont à trouver des lois répressifs contre  les passeurs et en avale à voir un gouvernement en Libye, avoir un Etat en Libye, avoir un répondant pour combattre le phénomène en Libye.

Docteur, il a fallu attendre que  CNN diffuse  un documentaire sur la tragédie Libyenne pour que les africains notamment les Institutions comme l’UA commencent à pousser des clameurs d’indignation. Est-ce que à votre avis le drame qui se joue en Libye n’est pas l’arbre qui cache la forêt par rapport au dossier de l’immigration quand on sait que tous les ans des milliers des sub-sahariens meurent noyer dans la méditerranée en tentant la traversée à bord d’embarcation des fortunes ?

Oui ! Effectivement, c’est l’arbre qui cache la forêt. Il y a beaucoup de tragédie en Libye, il a fallu que cette situation d’esclavage soit mise sur la place publique pour qu’on s’indigne. Mais il est évident qu’il y avait beaucoup de maltraitance pas seulement en Libye. Nous frère et sœur subissent de maltraitance d’une extrême gravité dans les pays comme l’Algérie.

Un traitement aussi qui avoisine l’esclavage ?

Vraiment ! Qui avoisine l’esclavage et personne ne pipe mot. Il faut encore qu’il ait des révélations scandaleuses pour qu’on commence à verser de larmes de crocodiles. Effectivement, les informations exigent. En Libye, en dehors des migrants qui meurent en haute mer, il y a même les populations Libyennes qui subissent des atrocités incroyables, des personnes qui subissent des abus sexuels, des abus de tout genre, les exécutions sommaires, des fosses communes. Des personnes qui sont tués pour leurs appartenances etc.

Donc, il y a une division entre quatre factions qui font la loi ?

Effectivement entre quatre factions et chaque faction fait la loi sur son territoire. Et les dirigeants africains ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas au courant de ces exactions là. Il y a des atrocités en Libye ce qui se passe en Libye, ce que subissent les Libyens eux-mêmes sont innommables, aujourd’hui, il y a un scandale qui est révélé qui attriste tout le monde qui est l’esclavage. Mais il faut travailler à créer un Etat.

Ce qui se passe en Libye, hors du commentaire personne n’est capable aujourd’hui de donner un tableau exhaustif de tragédies qui se passent en Libye. La Libye est devenue aujourd’hui, un territoire de tragédie   les Libyens eux-mêmes n’échappent à la tragédie. Les exécutions sommaires sont monnaies courantes, des personnes qui sont enterrées vivantes etc. Donc il faut vraiment à travailler à trouver une solution de longue Durée et la solution durable consiste à doter la Libye d’un gouvernement légitime, d’un Etat viable.

Dr, est ce qu’il faut remettre sur pied l’Etat libyen, il faut punir les passeurs qui marchandises ces migrants, il faut punir ceux qui les achètent et qui les réduisent en esclavage mais il y a aussi une complicité pour ne pas dire une culpabilité de l’Europe, parce que ces personnes qui s’échouent en Libye qui ne parviennent pas à rejoindre le territoire européenne sont victimes d’une politique qui fait que tout ce qui se passe là aussi l’Europe ne peut pas ne peut pas dire qu’elle n’était pas au courant de ce trafic d’être humain ?

L’Europe n’est responsable que de ce qui se passe sur sont territoire, en tout cas les migrants qui parviennent à atteindre les côtes Européens sont pour la plus part sauvés. Il y a des actions pour sauver les vies des migrants sur mer quand ils sont sur les côtes occidentales. Et ceux qui parviennent à atteindre le territoire Européen on quand même un traitement qui prend en compte la dignité humaine etc. Tout n’est pas parfait. Il y a aussi des comportements condamnables qui se passent là-bas, mais dans l’ensemble les droits des migrants ne sont pas forcement violés comme ce le cas en Libye.

La situation en Libye, les africains sont ceux qui doivent trouver la solution. L’Europe doit nous accompagner mais nous sommes responsables, nous Africains de ce qui se passe en Libye. Nous devons travailler à arrêter les violences qui se passent en Libye.

Dr, Quand on sait que la Libye quoi qu’on dise de Khadafi et de son régime était un pays stable. On sait qu’il a fallu que la Libye soit envahi suite à une résolution prise par les nations unies et cette invasion était menée au battons par un pays comme la France. Est-ce que cela ne prouve pas d’une autre manière que si la Libye vie toutes les tragédies que vous avez décrites là, c’est parce que ces pays occidentaux ont fait tombé un régime qui d’une manière ou d’une autre gardait quand même une stabilité ?

Personnellement, je n’ai pas apprécié ce qui est arrivé en Libye avec l’assassina de Mohamd Khadafi. Il bien voir la situation, il y avait de stabilité en fait en Libye parce que cela repose de la question de l’alternance. Quand la stabilité d’un Etat s’organise autour d’un individu ou d’un groupe d’individu, l’Etat n’est pas stable. L’Etat n’est stable, quand vous avez l’alternance démocratique, des Institutions fortes et vivantes dans le pays. Quand un individu est emporté soit par la guerre soit par la mort brutale etc. L’Etat continue de fonctionner et l’Etat peut survivre à l’individu qui est mort.

Vous avez vu la mort du Président au Ghana. Les Institutions se sont mobilisées, la démocratie à survécue à la mort du Président. Je vous assure si le colonel Khadafi était mort de sa belle mort. La Libye connaitrait le sort quelle connait aujourd’hui parce que tous les ingrédients étaient crées pour que le pays implose. Le colonel dirigeait le pays d’une main de fer donc il était une personnalité charismatique qui dirigeait le pays d’une main de fer mais soyez sur que même si le colonel kahdafi n’avait été pas tué, s’il mourait de sa belle mort sur son lit de maison où d’hôpital. La Libye connaitrait le sort quelle connait aujourd’hui. Parce que tout tenait à seul personne, la corde de la stabilité tenait à seule personne. Donc il fallait que Khadafi soit immortel pour que la stabilité soit durable.

Donc c’est pourquoi, il est important que la stabilité des Etats ne se tienne pas à un individu. Qu’il ait l’alternance, qu’il ait des institutions fortes et solides qui font du pays un Etat vivant, un Etat qui survit à la chute d’un régime, qui survit à la mort d’un individu, un Etat qui est capable de se défendre contre les risques sur la stabilité. Mais quand ça tien à un seul régime soyez sur qu’il y a pas de stabilité.

Vous devez participer dans quelques jours à Abidjan à un atelier organisé par l’association francophone des Institutions nationales indépendante des droits de l’homme qui portera sur l’immigration. Est-ce que vous pensez que des décisions fortes sortirons de cette réunion sous régionale ?

Exactement ! Les Institutions nationales des droits de l’homme de la francophonie vont se retrouver pour échanger sur la question et moi-même je fais partie des panelistes. Je pense qu’il est important que nous parvenions à quand même des positions qui pourraient aider nos gouvernements respectifs à faire en sorte que la question de la migration trouve une solution durable. Parce que c’est vraiment très révoltant. Ce qui se passe en Libye, nous n’avons pas toutes les informations de ce qui se passe en Libye. Toutes les informations ne sont mises sur la place publique ; ces informations qui circulent aujourd’hui ne constituent que  la partie visible de ‘’l’hais berg’’. Ce qui est caché derrière est beaucoup plus important que ce que nous savons aujourd’hui. Ce que nous savons est déjà très révoltant.

On parle même en dessous des trafics d’organe humain ?

Exactement ! On ne peut pas mettre toutes les informations à la place publique sinon, ça va créer autre chose. Beaucoup des migrants sont tués, les organes sont enlevés et vendus   les trafique humain et d’autres exactions. Je vous assure ce que nous savons sur les réalités aujourd’hui en Libye ne constituent 10% des exactions qui se passent en Libye. Il y a une véritable tragédie humaine en Libye, il faut que nos dirigeants se lèvent. Ce qui se passe en Libye est très grave et très révoltant, nous ne savons que très peu. Alors, il est important de travailler à mettre un gouvernement en place, de mettre fin à l’influence des factions sur le territoire. Et dès que se fera, vous allez voir les informations vont commencer à sortir. Mais je vous assure, il y a des informations suicidaires.

La sortie médiatique du Président Alpha Condé en France dans une interview qu’il a accordé à des journaux Français par rapport au 3ème mandant,  Il  dit  clairement  que : ‘’c’est le peuple qui décidera pour le moment ce n’est pas à l’ordre du jour’’. Alors Dr Mamadi Kaba, comment avez-vous accueilli cette autre sortie du Président Alpha Condé.

Nous continuons d’être préoccupés, le peuple a déjà décidé en mettant dans la constitution un nombre de mandat limité à deux, non renouvelable. Que les deux mandats soient consécutifs ou non. Et une volonté ferme a été, des dispositions de cette même constitution qui interdise la révision sur la forme républicaine de l’Etat sur le nombre de mandat, sur la durée de mandat etc. Donc à mon avis, le peuple a déjà décidé, si le Président dit qu’il se conforme à la volonté du peuple. Moi, je considère alors que le Président ne touchera pas à la constitution. Nous avons un espoir que ce que le Président Alpha Condé peu faire aujourd’hui pour la démocratie en Guinée ; il ne sera pas facile qu’un autre Président ait le profil nécessaire pour le faire.

Donc nous avons aujourd’hui une opportunité unique avec le Président Alpha Condé de renforcer la démocratie et puis l’Etat de droit et je pense personnellement que nous ne devons pas rater cette opportunité. Le Président Alpha Condé comprend hautement que l’espoir suscité par le monde entier quant à son avènement au pouvoir. L’espoir reposait sur sa capacité, son profil qui correspond à celui qui va renforcer la démocratie et l’Etat de droit en Guinée. Parce que la priorité en Guinée, c’est de créer un Etat de droit qui soit vivant qui mette tous les citoyens au pied d’égal et qui garantie la stabilité de la Guinée sur le long terme. Parce que nous avons suffisamment souffert, il fallait que le peuple confie sa destinée à quelqu’un qui en a le profil dans l’espoir que la démocratie en sortirait renforcée.

Que la Guinée serait stabilisé pour toujours et c’est l’espoir que nous continuons de nourrir. Je continue d’appeler la Président Alpha Condé à ne pas sortir de cette logique. Nous contons véritablement sur lui pour renforcer la démocratie, la stabilité de la Guinée. Si nous ratons cette opportunité avec lui, il est possible que la guinée s’éloigne de la stabilité et de l’Etat de droit auquel on a aspiré qui a coûté la vie à des nombreux jeunes Guinéens. Notre démocratie, nous ne l’avons pas reçu sur un plateau d’or.

Des centaines des jeunes guinéens ont donnés leurs vies pour que la Guinée soit un Etat démocratique stable et prospère parce que nous avons tous les moyens de la prospérité. Nous avons seulement de la stabilité, d’un Etat de droit viable pour que les ressources servent à un développement harmonieux de notre pays. Donc aujourd’hui la priorité des priorités est le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit. Aujourd’hui, le principal défi auquel cette démocratie est confronté ; c’est bien le défi de l’alternance démocratique et de l’institutionnalisation du pays. Et je pense que nous pouvons toujours espérer que cette fois-ci, c’est la bonne. Que nous ne raterons, que nous ne manquerons pas. Ce rendez-vous avec la stabilité et la prospérité.

Le Président Alpha Condé se livre à une communication qu’on pourrait qualifier de sub… Puisqu’il dit : c’est au peuple d’en décider. Est-ce que cela ne laisse pas entrevoir la possibilité d’organiser un référendum à cette allure là ?

Je ne veux pas croire à ça.

Vous, vous aviez au sortir d’une des marches de l’opposition demandé vivement au Président de faire une déclaration dans les meilleurs délais pour dire qu’il ne serait candidat en 2020 ?

Oui ! Vous savez nous recommandations sont consultatives et pas d’obligation pour le Président de le mettre en œuvre. Mais ce qui est important, je veux continuer de croire que la volonté du peuple dont parle le Président ce trouve déjà inscrite dans la constitution. Je n’ose pas imaginer que nous irons plus loin que ça parce que la situation dans laquelle l’Afrique se trouve aujourd’hui, pas seulement la Guinée mais l’Afrique. Les peuples sont devenus vivant et exigeant.

Je crains que la levé des verrous sur le nombre de mandat ne fasse retomber le continent Africain dans les pratiques qu’on croit aujourd’hui révolus. La situation au Zimbabwe, nous donne à réfléchir parce que quand on connait le passé du camarade Bob Robert Mougabé, c’est quelqu’un qui a beaucoup lutté l’indépendance de son pays. Il a donné à soin peuple la raison d’être fière de lui-même. Il était une icône pour son pays. Mais pour n’avoir su quitter le pouvoir quand c’était nécessaire, il s’expose aujourd’hui à une humiliation. Il n’aurait pas dû connaitre cette humiliation, il devait être un icône pour son pays.

Robert Mugabé devait être chanté par son pays pour toujours. Parce qu’il a posé des actes qui sont uniques dans l’histoire de son pays. Il a soutenu l’ANC en Afrique du Sud. Il a soutenu le peuple d’Afrique dans leur lutte pour l’indépendance, il a nationalisé des terres dans son pays, il a donné à son peuple et à l’Afrique des raisons d’être fière et c’était important qu’il comprenne alors qu’il devait partir au pouvoir au bon moment pour ne pas s’exposer à l’humiliation, comme l’a fait Nelson Mandéla.

Donc moi, j’appelle à tous les dirigeants Africains à comprendre que l’alternance au pouvoir, c’est d’abord pour les Présidents qui sont en exercice. Parce que ce Président donne à leurs peuples des raisons de leur exprimer la reconnaissance durant tous les restes de leurs vies. Et c’est important quand on a marqué son pays. Quand on agit dans l’intérêt de la stabilité, de la démocratie et de l’Etat de droit, de partir au bon moment et ne pas accepter de se faire chasser du pouvoir.

L'Indépendant     

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