La convention de développement d’une ville industrielle à la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, signée, le 20 mars 2017 à Tanger, sous la présidence du Roi Mohammed V, en partenariat avec la société chinoise "HAITE" est un projet important auquel a été consacrée une superficie de 2000 hectares au bout de dix ans, la première étape s’étendra sur 500 hectares. Ce projet consiste en la création par le groupe industriel chinois "HAITE" de la ville nouvelle "Cité Mohammed VI Tanger Tech". 

Le Conseiller du Souverain marocain, Monsieur Yassir Znagui, indique que projet reflète et concrétise les efforts du Roi du Maroc, à travers les visites qu'il a effectuées dans de nombreuses pays, notamment en République Populaire de Chine.

" Ce projet est d’une grande importance, vu le budget imposant de 10 à 11 milliards de Dollars qui lui sera alloué au terme de dix ans. Il comprend plusieurs programmes industriels, tels que la construction automobile, la construction aéronautique que le Maroc a beaucoup développée, l’industrie alimentaire ainsi que les programmes des industries liées aux énergies renouvelables, et d’autres programmes, dont un touristique ayant trait au tourisme d’affaires", ajoute le Conseiller du Roi Mohammed VI.

Ce grand projet vise à développer une dynamique économique importante au niveau de la région et du Maroc, en général. " Nous nous attendons à une croissance des exportations estimée à 5 milliards de dollars. Et le plus important est la création d’emploi au profit des citoyens et des habitants de la région en particulier. En effet, 100 000 postes seraient créés en dix ans. Nous souhaitons sincèrement tout le succès pour ce projet, qui est l’une des priorités de Sa Majesté le Roi et qui vise à améliorer le niveau de vie du citoyen", conclut Monsieur Znagui.

Il est à rappeler, qu'au plan économique et social, la ville de Tanger connaît depuis les années 2000 un développement spectaculaire pour devenir la deuxième ville économique du Maroc et la troisième ville marocaine par le nombre d'habitants (974 000 habitants au recensement de 2014) après Casablanca et Fès ; un décollage qui a pu se réaliser à la faveur de la volonté déterminante du Roi Mohammed VI de doter la " ville du détroit" de nombreux méga projets structurants et en engageant des investissements colossaux, tels les Ports Tanger Med I et II, le Tanger Marina Bay, l'ambitieux projet automobile de Renault, la zone franche industrielle, les infrastructures routières et ferroviaires, dont l'autoroute Tanger-Casablanca et le TGV (le premier du continent africain) ou encore le grand stade de Tanger. 

Tanger est, à la faveur de tous ces projets structurants, aujourd'hui devenu un pôle urbain compétitif, résolument tourné vers l'avenir.

Farid Mnebhi.

La 28ème session du Crans Montana Forum (FCM) s'est achevée le 21 mars 2017 à Casablanca après qu'elle eut débutée, le 17 mars 2017, à Dakhla, ville côtière et touristique de premier plan dans les provinces sahariennes marocaines.

Ont assisté à cet événement mondial près de 1500 participants et personnalités de haut niveau provenant de 36 pays européens, 27 Etats d’Amérique, 44 Etats d’Afrique et 43 Etats d’Asie et d’Océanie, outre une quarantaine d’organisations internationales et régionales et ce, pour discuter de l’avenir de l’Afrique, parmi lesquels des Chefs d’Etat et de Gouvernement, des Ministres, des Présidents de Parlement, des décideurs, des parlementaires et des experts internationaux, outre d’anciens Chefs d’Etat et d’illustres invités.
 

Cette 3ème édition du Crans Montana Forum a Dakhla a été  marquée par la présence de plusieurs personnalités de renom dont : le Président de la République de Vanuatu, Baldwin Lonsdale, le Gouverneur Général d'Antigua-et-Barbuda, Rodney Williams et le Conseiller Spécial du Secrétaire Général de l’ONU, chargé des sources novatrices de financement du développement, Philippe Douste-Blazy, le Révérend américain, Jesse Jackson, Enele Sosene Sopoaga, Premier Ministre de la République de Tuvalu, un archipel polynésien au centre de l’IOcéan Pacifique, Diancounda Traore Mali, ancien Président du Mali, Président de l’Assemblée Nationale à partir de 2007, Laurent Lamothe, Premier Ministre d’Haïti, Cheikha Hessa Saad Al-Abdullah Al-Salim Al-Sabah, Présidente du Conseil Arabe des Femmes d’Affaires, Moustapha Cisse Lo, le Président du Parlement de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest  (CEDEAO), Ingrid Waldring Bouterse, Première dame au Suriname, Danielle Sassou Nguessou, épouse de Denis Christel Sassou Nguessou, fils cadet du Président congolais Denis Sassou Nguessou, Matthiew Johnson Ekeinde, une actrice, chanteuse et philanthrope nigériane (elle a joué dans plus de 300 films), Thandiwe Banda, l’épouse de l’ancien Président Zambien Rupiah Banda, la plus jeune première dame dans l’histoire de la Zambie et l’ex-chef d’Etat de la Zambie, Rupiah Banda, entre autres invités de marque.

Par ailleurs, la Fondation du Crans Montana Forum a décerné, le samedi 18 mars 2017 à Dakhla, des prix et des médailles d'or à des personnalités internationales en guise de reconnaissance pour leurs efforts et initiatives dans l'édification d'un monde meilleur.
 

Le même jour, une trentaine de jeunes, dont neufs Marocains issus des régions de Dakhla et de Laâyoune, ont officiellement été nommés Nouveaux Leaders du Futur 2017, lors de ce Crans Montana Forum sur l'Afrique et la Coopération Sud-Sud.

Ces jeunes décideurs d’Afrique, du Monde Arabe, d’Europe Orientale, d’Asie Centrale, d’Amérique du Sud et d’Extrême-Orient représentent des institutions gouvernementales, des entreprises et des ONG, ainsi que les mondes du cinéma, de la mode, de la presse et des Droits de l’Homme.
 

Ces nouveaux leaders bénéficieront du soutien appuyé  du Crans Montana Forum pour renforcer leurs réseaux régionaux et internationaux, dans le cadre de la Coopération Sud-Sud que le Forum n’a eu de cesse de promouvoir comme une dimension essentielle d’un dialogue international renouvelé.

Le dimanche 19 mars 2017, les travaux de la 28ème session du  Crans Montana Forum se  sont poursuivis à bord du prestigieux bateau de croisière GNV Rhapsody, qui a levé l'ancre à destination de Casablanca.

Etaient au programme de cette deuxième partie du Forum, plusieurs conférences sur la communication politique et institutionnelle en Afrique, la place de l'Afrique dans la nouvelle économie mondiale, la gestion des ressources naturelles équitable durable, outre la projection du film "Wonders oh the Sea".

Tous les participants et médias internationaux se sont accordés pour attester de la réussite totale de cette 28ème session du Crans Montana Forum de Dakhla qui a tenu toutes ses promesses.
La réussite de ce grand évènement atteste de la grande expertise du Maroc quant à la gestion de réunions d'une telle ampleur mondiale tant sur les plans de la logistique, de l'hébergement, de la restauration, de la sécurité et des loisirs.

Très peu de pays, Européens ou même les USA, pourraient se targuer de pouvoir organiser une telle réunion mondiale et ce, alors que le Maroc vient de le faire trois fois de suite et avec un grand brio ; de quoi faire taire de nombreuses parties connues pour leur hostilité chronique à la Souveraineté Nationale et à l'Intégrité Territoriale du Maroc ; une souveraineté nationale et une intégrité territoriale indiscutable qui s'exercent sur l'ensemble du territoire marocain de Tanger à Lagouira.

Incapable de former un gouvernement, le Roi Mohammed VI a mis fin, le mercredi 15 mars 2017, aux fonctions du Chef du Gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, cinq mois après sa désignation par le Souverain marocain et son échec flagrant à constituer son équipe.

Son entêtement a conduit à des négociations infructueuses avec les autres partis susceptibles de lui permettre d'obtenir une solide majorité parlementaire. Pour rappel, Monsieur Benkirane, Secrétaire Général du Parti de la Justice et du Développement (PJD - Islamistes) avait été nommé par le Roi du Maroc en qualité de Chef de Gouvernement moins de 48 heures après les élections législatives organisées en octobre 2016, conformément à l'article 47 de la Constitution qui stipule : « le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants ».

Face à ce blocage, conséquence de 5 mois de valses-hésitations et de crispations diverses où la logique d’ego a aussi été souvent placée avant la raison d’Etat, le Roi Mohammed VI, garant de la pérennité des Institutions de l’Etat, a décidé de décharger Benkirane de sa mission de former le nouveau gouvernement marocain et d'ouvrir une nouvelle séquence de ce processus politique, sans lui !

Une nouvelle personnalité politique issue du PJD sera ainsi nommée dans les prochains jours pour renouer les fils d'un dialogue constructif avec les différents politiques à même d'assurer une confortable majorité au futur gouvernement.

Comme on peut le constater, le Roi Mohammed VI a respecté littéralement l'article 47 de la Constitution en fixant son choix toujours dans le parti arrivé en tête des dernières élections générales.

Cette décision du Souverain marocain s'explique par la nécessité de transcender le blocage politique observé depuis près d'un semestre qui menaçait de torpiller l’économie nationale, aux niveaux macro et micro économique, puisque les marchés publics étaient quasiment à l’arrêt.

Monsieur Benkirane pensait, à tort, détenir une espèce de majorité absolue et a cru bon de faire cavalier seul, sans tenir compte des contingences ni des avis.
Il s'est laissé emporter par son succès dans les urnes qui en faisait le chef du premier parti politique au Maroc, mais non pas celui du parti majoritaire.

Farid Mnebi

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Conakry, le 10 Mars 2017 - Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire renvoyée à ce vendredi 10 mars 2017 de 10h00 à 12h30, avec l'ordre du jour suivant :

 1.    Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

2.    Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 28 février et 08 mars 2017 ;

3.    Décisions ;

4.    Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a invité le Gouvernement à veiller à la qualité du recrutement des membres des unités de gestion de projets au niveau des différents départements ministériels.

Le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement d’accélérer la réforme de la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique afin que le projet de loi soit adopté lors de la session parlementaire d’avril 2017. 

Le Président de la République a instruit les départements concernés d’assurer un approvisionnement régulier des centrales électriques en fuel lourd pour mettre fin aux coupures intempestives d’électricité. 

Le Chef de l’Etat a demandé au Ministère en charge de l’Energie de procéder au lancement de l’appel d’offre concernant les 4 barrages hydroélectriques programmés pour la Guinée dans le cadre du programme intégré de l’électrification rurale. Cette décision résulte du dernier Conseil d’administration de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables et concerne les localités de Kindia, Tougué, Macenta et Dabola. 

Le Président de la République a invité la Ministre des Travaux Publics à veiller à ce que les travaux de réhabilitations des routes adoptent une cadence soutenue afin qu’ils s’achèvent avant la saison pluvieuse. 

Le Chef de l’Etat a demandé que toutes les dispositions soient prises pour que nos représentations diplomatiques puissent délivrer des passeports biométriques à nos compatriotes installés à l’étranger et ce, dans les meilleurs délais. 

Le Président de la République a rappelé l’interdiction de toute cession hors procédure légale des usines ayant fait l’objet du Décret de retour dans le portefeuille de l’Etat. Il a exigé qu’une vérification administrative et physique soit menée sur la situation de toutes les unités industrielles concernées par ce Décret.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a introduit le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 28 février et 08 mars 2017.

Au préalable, les nouveaux membres du Gouvernement se sont présentés au Président de la République. Madame Assiatou Baldé, M.M Ibrahima Khalil Konaté et Billy Nankouman Doumbouya ont remercié le Chef de l’Etat pour la marque de confiance et l’ont assuré de leur engagement à accomplir la mission qui leur a été confiée. 

Le Conseil a entendu successivement : 

Pour la session du 28 février 2017 

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

 Le Ministre du Budget a fait une communication relative à la déconcentration de l’exécution des dépenses budgétaires de l’Etat et sur les modalités de versement des subventions en faveur des collectivités locales.

Il a indiqué que, dans sa lettre du 18 janvier 2017, il avait été rappelé aux ordonnateurs principaux, secondaires et délégués du budget de l’Etat, les principales dispositions législatives et réglementaires régissant la mobilisation des ressources et l’exécution des dépenses budgétaires, exercice 2017.

Le Ministre a précisé que l’accent sera mis sur quelques règles et principes portant essentiellement sur l’exécution du budget de l’Etat pour les deux volets suivants :

 1.    Déconcentration de l’exécution des dépenses budgétaires de l’Etat

Conformément aux dispositions régissant la gouvernance budgétaire et la comptabilité publique (LORF 2012, lois de finances, y compris celle de 2017, Règlement général de la gestion budgétaire et de la comptabilité publique). Il a informé que :

-       l’initiative de la dépense publique relève : au niveau central, des ordonnateurs principaux et de leurs délégués ; au niveau des régions, des gouverneurs et des préfets ; et à l’extérieur, des chefs de missions diplomatiques (ambassadeurs et représentants permanents).

-       Le paiement de la dépense est effectué : au niveau central, soit par l’Agence comptable centrale du Trésor, soit par la Paierie générale ; au niveau des régions, par les Trésoriers Régionaux et les Trésoriers Préfectoraux ; et à l’extérieur, par les payeurs des ambassades.

Le Ministre a insisté pour que ces règles soient désormais respectées. Dorénavant, les crédits destinés aux services déconcentrés et aux services extérieurs ne pourront plus être exécutés au niveau central. En particulier, les achats de carburant seront effectués au niveau déconcentré de manière électronique par la mise à disposition de cartes à puces automatiquement rechargeables en fonction des commandes et des disponibilités des gouvernorats et des préfectures concernés.

 2.    Modalités de versement des subventions en faveur des collectivités locales

Sur ce point, la procédure en vigueur consiste à utiliser les Trésoriers préfectoraux pour mettre à la disposition des collectivités bénéficiaires, les transferts effectués en leur faveur par l’Etat. Cette pratique légale se heurte cependant à la faiblesse structurelle des trésoreries préfectorales, et est de surcroît source de difficultés liées au règlement en espèces des subventions des collectivités locales, à savoir les déperditions et insuffisances de traçabilité des fonds destinés aux communes urbaines et rurales. 

Le Ministre a sollicité une concertation interministérielle entre les services du budget, des finances et de l’administration du territoire afin de mettre en place une procédure de transfert à la fois efficace et transparente des ressources publiques.

En outre, il a préconisé une « citoyenneté du budget » qui consiste à sensibiliser les citoyens à la mobilisation et à l’utilisation des ressources publiques par la restauration d’une pratique vertueuse abandonnée à savoir la publication des subventions versées aux communes (destinataires et montants) par voie de presse, dans les lieux publics et sur le site internet du ministère du budget.

 Au cours des débats, l’essentiel des observations a porté sur :

 1.    La situation relative à la question des achats groupés ;

2.    La nécessité de maitriser les mesures rigoureuses mise en place par les ministères des Finances et du Budget afin de permettre que les réformes entreprises par les deux départements aboutissent ;

3.    La nécessité de créer des banques dans toutes les préfectures du pays à commencer par les représentations de la BCRG ;

4.    La possibilité de permettre aux citoyens d’avoir un pouvoir de contrôle sur l’exécution du budget mis à la disposition de leur localité en rendant public les budgets détaillés.

 Au terme des débats, le Conseil a apporté son soutien au Ministre tout en l’encourageant à poursuivre cette initiative dans le cadre d’une plus grande transparence.

  

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 Pour la session du 08 mars 2017

 AU TITRE DE COMMUNICATION 

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a faitune communication relative à la situation du Centre de Recherche et de la Valorisation des Plantes médicales (CRVPM) de Dubréka.

Il a évoqué que sa communication est relative à la situation de l’une des meilleures institutions de recherche de son département et du pays qui a mis au point plusieurs médicaments, notamment cinq (5) produits antipaludéens, quatre (4) produits antidiabétiques, (5) compléments alimentaires et (1) anti-inflammatoire.

Le Ministre a exprimé le regret que ce centre fleuron de la recherche scientifique guinéenne subit de sérieuses difficultés de fonctionnement depuis quelques années.

Il a rappelé que le Centre de Recherche et de Valorisation des Plantes Médicinales (CRVPM) de Dubréka est créé en mars 2000, implanté sur deux sites distincts, à savoir : 

·      le site de Tompétin, au centre-ville de Dubréka, abritant des laboratoires de recherche de base et de formation, et ;

·      le site du siège principal de Kopèrè-Döfili, situé à environ 2,5 km du centre-ville de Dubréka et qui abrite une salle de conférence, un bloc de laboratoires avec un équipement d’une valeur de plus de 400 000 euros et un jardin botanique. C’est en cet endroit qu’il est encore prévu d’autres constructions. 

C’est ce site de Kopèrè qui fait aujourd’hui l’objet de convoitise de quelques riverains en soumettant le CRVPM à un litige domanial quotidien. 

S’agissant du Jardin botanique de Kopèrè, c’est un espace pour la vie qui a été créé en 2001 et qui couvre une superficie d’une vingtaine d’ha de flore maritime et d’une dizaine d’ha de flore continentale. Dans le but d’en faire une banque végétale destinée à la formation, à l’éducation et à la recherche, des efforts considérables ont été fournis dans l’aménagement du jardin, dans la préservation de la flore et de la faune existantes et, dans l’introduction d’espèces exotiques d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine. Ainsi, depuis 2001 :

       §  Des stages de formation en botanique systématique et en médecine traditionnelle ;

§  Des enquêtes ethomédicales et ethnobotaniques des étudiants guinéens et étrangers en situation de thèse (fin de cycle universitaire, Master ou DEA et PhD) ;

§  Des programmes pédagogiques particuliers et adaptés pour les écoles et pour le public.

Au plan de la recherche proprement dite, les investigations du CRVPM sur le paludisme, l’hypertension artérielle, le diabète, les Infections Sexuellement Transmissibles/SIDA, les helminthiases, les cancers, les dysfonctionnements érectiles et les infections bactériennes, virales ou fongiques ont généré bien de résultats qui ont fait l’objet de nombreuses publications et communications internationales. 

Le Ministre a indiqué que les efforts du Centre ont également donné lieu à trois brevets dans les domaines de l’hypertension, du diabète et du VIH/sida.

Malheureusement, depuis le lancement d’un lotissement du village de Kopèrè en 2011, l’espace attribué au Centre de Recherche fait l’objet d’agressions multiples et continues.

Il a informé qu’en 2014, soit 14 ans après son installation, le Centre a été assigné en justice pour « déguerpissement ». Depuis cette date, faute de décision et de mesures appropriées et suite à des menaces verbales insistantes, les chercheurs du Centre subissent une situation de démoralisation et un découragement insidieux dont les conséquences sont entre autres :

 -       le chômage technique des personnels qui, pour des raisons de sécurité, n’osent plus aller sur leur lieu de travail de Kopèrè;

-       la dégradation alarmante du jardin botanique (destruction d’essences de plantes d’une grande importance),

-       la détérioration des infrastructures et des équipements de laboratoire, et ;

-       l’empêchement de toute construction de clôture de sécurisation.

Ainsi, plus la décision de justice tarde à être prise, plus l’environnement social devient défavorable et les dégâts deviennent plus importants. Si des mesures urgentes ne sont pas prises et appliquées, le développement significatif et louable du Centre de Recherche et de Valorisation des Plantes Médicinales de Dubréka risque d’être lourdement compromis.

Le Ministre a enfin sollicité l’appui du Conseil pour une solution heureuse devant permettre l’implantation effective des infrastructures du site de Kopèrè en commençant par la construction de la clôture et le fonctionnement de ses laboratoires et équipements dans les meilleurs délais. 

Au cours des débats, l’essentiel des observations a porté sur :

            -       L’existence des actes juridiques et règlementaires mettant en place ce centre ;

-       La question des brevets délivrés à ce centre pour la fabrication des médicaments ;

-       La nécessité d’immatriculer tous les domaines de l’Etat et les doter de titres fonciers ;

-       La nécessité de réhabiliter ce centre.

Au terme des débats, le Conseil a recommandé d’appuyer le Ministre pour la protection du site concerné.

 AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

 Le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a soumis au Conseil l’examen du Projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale (AGER). 

Il a informé que plus de 80% de la population Guinéenne n’a toujours pas accès au réseau national d’électricité ni même à aucune autre source d’électricité.

Cette situation qui concerne la majorité de notre population, notamment celle qui vit en zone rurale, est due au coût élevé des investissements requis pour étendre les réseaux ou construire de nouvelles centrales et surtout aux difficultés pour rentabiliser les investissements avec une clientèle dispersée et à faible revenus.

Le Ministre a indiqué que les principales contraintes dans le développement de l’électrification rurale demeurent le manque de ressources pour financer les investissements et l’absence de cadre institutionnel approprié.

Il a rappelé que conscient de cet enjeu, le Gouvernement guinéen a défini les principes de la politique d’électrification rurale décentralisée dans une « Lettre de politique sectorielle pour la promotion de l’électrification rurale décentralisée » en 1998 et confirmée en 2012 dans la « Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie »

 Ainsi, en 2002, un premier Projet Expérimental d’Électrification Rurale Décentralisée (PERD) a été négocié par le Gouvernement Guinéen avec la Banque Mondiale et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), devant aboutir à la mise en place d’une agence pérenne d’électrification rurale et la formulation d’un programme national d’électrification rurale.

Entré en vigueur en juin 2003, le PERD a été mis en œuvre par le Bureau d’Électrification Rurale Décentralisée (BERD) avec pour objectif global de mettre au point des mécanismes institutionnels, techniques et financiers d’appui et de soutien au secteur privé national en vue de faciliter l’électrification des zones rurales Guinéennes. 

Le Ministre a précisé que d’importants acquis du PERD ont été obtenus en l’absence d’un véritable cadre légal spécifique pour les activités du sous-secteur. 

C’est pourquoi l’un des objectifs majeurs du PERD a été de faire évoluer le cadre institutionnel du sous-secteur de l’Électrification Rurale Décentralisée (ERD) à travers l’adoption en septembre 2013, de la Loi L/2013/061/CNT portant sous-secteur de l’électrification rurale. 

Il a indiqué que dans le cadre de la transformation du BERD en AGER, la Guinée a obtenu le soutien de la Facilité pour le Dialogue et le Partenariat de l’initiative de l’Union Européenne pour l’Énergie (EUEI-PDF). Cette assistance qui a démarré en 2013, a permis l’élaboration de l’ensemble des documents opérationnels de l’AGER. Cependant, ce processus de transformation doit être complété par l’adoption et la signature du présent Décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’AGER.

Le Ministre a informé que l’initiative « Énergie Durable pour Tous » (SE4ALL) lancée par les Nations Unies et les activités menées dans ce cadre en Guinée par le PNUD et la Banque Mondiale renforcent également la nécessité d’agir vite.

Il a annoncé que l’objet de ce projet de Décret de 10 chapitres et 36 articles, est de mettre en application la loi L/2013/061/CNT en dotant le pays d’un instrument permettant de parvenir aux objectifs majeurs suivants : 

-       Consolider les importants acquis du Projet Électrification Rurale Décentralisée (PERD) qui a été soutenu par la Banque mondiale et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) ;

-       Réduire les inégalités sociales entre les zones urbaines et les zones rurales ;

-       Réduire la pauvreté en zones rurales en y améliorant les conditions de vie et en dynamisant l’activité artisanale et la création de petites unités de transformation et conservation de produits agricoles ;

-       Limiter l’exode rural par la création d’emplois locaux ;

-       Soutenir les activités des femmes et des enfants qui constituent les couches les plus vulnérables de la population ;

-       Améliorer la qualité des services sociaux ruraux (santé, éducation, télécommunications, eau potable, etc.) ;

-       Faciliter la mobilisation des ressources financières en provenance de l’aide internationale.

 Les partenaires financiers sont intéressés à financer l’électrification rurale en Guinée. Mais la mobilisation de ces financements reste toutefois toujours conditionnée par la nécessité pour le Gouvernement d’émettre des signes forts dont notamment la création et l’opérationnalisation de l’AGER. 

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur :

 -       La problématique de l’encrage institutionnel de l’AGER qui devient un EPA en tenant compte de la Loi 075 portant Gouvernance économique et financière des établissements publics ;

-       La nécessité de revoir la composition et le fonctionnement des organes de gestion de l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale (AGER).

 Au terme des débats, le Conseil a recommandé au Ministre de prendre en compte les différentes observations avant de soumettre le texte en deuxième lecture.

 A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit :

 1.    Le Conseil félicite le Ministre du Budget pour l’initiative des réformes engagées et apporte son soutien dans leur mise en œuvre tout en l’invitant à veiller sur le contrôle et la transparence dans la gestion des subventions accordées aux collectivités locales.

2.    Le Conseil autorise le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique à procéder à la clôture du Centre de Recherche et de la Valorisation des Plantes médicales (CRVPM) de Dubréka avec l’assistance de la brigade mobile chargée de la sécurisation des domaines publics fonciers de l’Etat. 

AU TITRE DES DIVERS 

La Ministre de l’Agriculture a informé le Conseil que deux femmes étuveuses de riz de la Guinée Forestière viennent d'honorer la Guinée en gagnant le Prix International de la Fondation STOP HUNGER, pour la qualité de leur travail.

 Ce prix, fruit d'un partenariat entre le PAM et la fondation STOP HUNGER du groupe SODEXO a été décerné à Mesdames Kégbè LAMA et Manè Elizabeth TOLNO, respectivement Présidente de l'Union des femmes étuveuses de riz de Koulé et Guéckédou.

Plus d'une centaine de projets venant des cinq continents étaient en compétition pour cette édition 2017. Nos deux lauréates recevront leur prime de 10 000 euros en France, pendant une cérémonie qui sera organisée le 8 mars 2017.

Les unions des groupements d’étuveuses de Gueckédou et de Koulé ont livré 394 tonnes dans le cadre de l'initiative d'achat du riz local pour les cantines scolaires depuis 2015.

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a informé le Conseil de la situation des déguerpis de la route Kissidougou-Gueckédou.

Le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence a informé le Conseil de la visite de plusieurs Chefs d’Etat à Conakry du 3 au 5 mars 2017, dans le cadre de la deuxième session de l’initiative pour les énergies renouvelables.

Le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence a informé qu’en début de la semaine prochaine, le Président de la République sera en mission à Addis Abeba pour la passation des charges avec le Président sortant de l’Union Africaine.

Le Ministre du Budget a informé le Conseil de l’installation d’un scanner corporel à l’aéroport de Conakry depuis une dizaine de jours.

Le Ministre de la Santé a informé que la deuxième session de l’association des centrales d’achats de médicaments génériques se tiendra à Conakry, cette année.  

Le Conseil des Ministres

 

Le Palais Royal de Marchane à Tanger a abrité, le 20 mars 2017, la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le Président du Groupe Industriel chinois « HAITE », Monsieur Li Biao.
A l'issue de leur entretien, le Souverain marocain a présidé la cérémonie  de présentation du projet de création de la nouvelle ville « Cité Mohammed VI Tanger Tech » et de signature du protocole d’accord y afférent.

Ce nouveau projet consiste à construire sur près de 3 000 hectares, à la localité Dalia à l’Est de Tanger, un pôle économique capable de générer 100.000 emplois, dont un minimum de 90.000 bénéficiera aux habitants de la région de Tanger en plus d'une zone résidentielle, le tout étant relié au réseau ferroviaire et  autoroutier.

Ce projet, soutenu par l’industrie de fabrication de pointe et l’industrie moderne de service, implique l’installation de 200 compagnies chinoises opérant dans la fabrication automobile, l’industrie aéronautique, les pièces de rechange d’aviation, l’information électronique, les textiles, la fabrication de machines et d’autres industries, l'agro-alimentaire. L’investissement total des entreprises dans la zone après dix ans atteindra 10 milliards de dollars.

Cette nouvelle ville contribuera de manière harmonieuse à l’essor rapide des activités économiques à Tanger et dans toute la région Nord du Maroc et est la résultante de la politique de diversification des partenariats économiques avec plusieurs pays, initiée par le Roi du Maroc et ce, à la faveur des nombreuses visites effectuées par le Souverain marocain en Chine, en Russie, en Inde et dans plusieurs pays d’Afrique.
La création de la ville nouvelle « Cité Mohammed VI Tanger Tech » s’inscrit en droite ligne de la ferme volonté du Roi Mohammed VI de développer les partenariats stratégiques « gagnant-gagnant » et permettra la création de milliers de postes d’emploi, le transfert de technologies de pointe, le renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en érigeant la région en plateforme économique à l’échelle continentale et internationale.
Elle constituera, sans nul doute, un hub économique de premier plan vers les pays africains et consolidera la vision du Roi du Maroc pour une coopération Sud-Sud mutuellement bénéfique. 
Le choix de Tanger pour accueillir ce projet est dû à sa position géographique centrale, à la croisée des continents, à seulement 15 kilomètres de l’Europe et avec une infrastructure notoire, à savoir le port Tanger Med et les installations associées.
De plus, la stabilité politique et sociale du Maroc, avec une économie ouverte sur le monde et déjà bien intégrée dans les chaînes de valeur internationales, consolidée par l’installation de leaders industriels mondiaux, dans des secteurs exigeant qualité et compétitivité, font du Maroc l’environnement d’investissement idoine pour les investisseurs chinois.
Cette future ville pourra accueillir environ 300.000 personnes et  générera un chiffre d’affaire annuel pouvant atteindre 15 milliards de dollars et des recettes fiscales de 300 millions de dollars de même que 6.000 personnes hautement qualifiées seront formées annuellement, ce qui renforcera le développement des innovations technologiques. Elle constituera un puissant accélérateur de développement à même de permettre de donner un réel leadership au Maroc dans la zone Méditerranée.

Enfin,  le retour triomphal du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine (l'Union Africaine) et sa candidature à la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sont des facteurs d’attractivité pour les investisseurs chinois confrontés aux difficultés de décollage de leurs zones économiques spéciales en Afrique, d'autant plus que ce projet a notamment pour benchmark la fameuse « zone économique spéciale » de Shenzhen qui a fait le succès de l’ouverture de la Chine, basée sur le modèle hybride combiné résidentiel-industriel.
Ainsi donc, la stratégie maritime du Maroc est un sérieux avantage comparatif qui commence à porter ses fruits : Tanger devient l’un des trois grands hubs mondiaux avec Shanghai et Panama.

Au grand dam de certaines parties hostiles (bien connues) à l'intégrité territoriale et à la souveraineté nationale du Maroc, le Forum Crans Montana organisera, pour la 3ème année consécutive, son conclave à Dakhla, au Sahara marocain.

Cette 3ème édition du Forum Crans Montana, organisée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, du 16 au 21 mars 2017, verra une nouvelle fois la participation de grands décideurs de la planète et sera une nouvelle opportunité d'engager une réflexion approfondie sur l’Afrique du XXIème siècle, le rôle structurant du Maroc et le potentiel gigantesque de la Coopération Sud-Sud, avec un focus sur l’intégration des SIDS.

La sécurité en matière de santé publique, l’amélioration et le financement de l’industrie agro-alimentaire, la production et la fourniture d’énergie, notamment les énergies renouvelables, la coopération énergétique, l’intégration de la femme dans le cadre politique et économique, ainsi que la nouvelle économie maritime mondiale figurent parmi les sujets qui seront abordés par les participants ; autant de domaines où le Maroc a développé des filières d’excellence et qu’il a offertes en partage à ses voisins africains, dans le cadre de « partenariats d’égal à égal » qui constituent une vision nouvelle de ce que pourrait être la coopération africaine.

Par ailleurs, ce Forum mettra, sans nul doute, en exergue les politiques volontaristes proposées par le Maroc pour ses provinces sahariennes, qui font de Dakhla un modèle pour toute l’Afrique, et donnera aux citoyens des régions sahariennes la possibilité d’un dialogue réel avec les acteurs de la politique et de l’économie mondiale.

Cette édition 2017 constituera la confirmation du positionnement de Dakhla sur la carte mondiale de la politique et des affaires, comme un lien unique et original qui fait la démonstration que, là où il y a une vision, toutes les réussites deviennent possibles et les provinces sahariennes marocaines seront dans un très proche avenir un pont d‘échange avec les pays voisins et l’espace afro-atlantique et une porte principale vers l’Afrique.

Cette année encore plus d’un millier de participants se retrouveront dans quelques jours, venus des quatre coins du monde, pour conduire une réflexion approfondie sur l’Afrique du XXIème siècle et le potentiel de la Coopération Sud-Sud.

En faisant converger vers la Perle du Sud de nombreuses hautes personnalités du monde entier, le Forum de Crans Montana perpétue une tradition ancestrale du Sahara marocain, carrefour de rencontres, terre d’échanges, de dialogue et d'hospitalité.

Farid Mnebi

Monsieur le Président de la République! Suite aux évènements qui sont survenus récemment dans notre pays à travers des manifestations ayant entrainées des pertes en vies humaines de nos concitoyens, je vous suggère de créer une institution fondamentale en l’occurrence le Haut Conseil du Dialogue Social.

Aussi, compte tenue de l’état de dégradation actuelle de nos routes, je crois qu’il est absolument nécessaire de créer en Guinée l’AGEROUTE qui sera l’organe qui se chargera de mettre en œuvre la politique de conception, de construction, de gestion, d’entretien et de maintenance des routes et autoroutes dans notre pays.

I-DU HAUT CONSEIL DU DIALOGUE SOCIAL EN GUINEE :

Concernant la mise en place du Haut Conseil du dialogue Social, je crois que plusieurs évènements malheureux se sont succédé sur l’ensemble du territoire national à cause de revendications politique, économique, sociale ayant été exprimés par des citoyens, des organisations syndicales, des associations et des partis politiques.

Pour éviter que la République ne retombe intempestivement dans ces malheureuses situations qui ternissent l’image de notre pays au plan international mais aussi la méfiance des citoyens face aux institutions de l’Etat et surtout des pertes en vies humaines et la dégradation du tissu économique social national, je vous propose de créer le Haut Conseil du Dialogue Social qui aura les missions ci-après.

Propositions de missions du Haut Conseil du Dialogue Social :

La mission principale du Haut conseil au dialogue social est d’inscrire la République dans la promotion et la modernisation de notre démocratie sociale mais aussi et surtout d’enrichir et d’élever le dialogue social  au rang de la dignité de Sur-priorité en vue de créer dans notre pays un environnement politique, économique et social apaisé et irréprochable pour le bonheur de nos concitoyens et notre économie nationale.

Le Haut Conseil du dialogue social aura aussi pour mission de créer, de promouvoir et de préserver en Guinée un climat de confiance réciproque entre tous les acteurs de la chaine économique nationale en œuvrant ardemment à la limitation d’éventuels conflits sociaux.

Cette institution se chargera en plus de veiller à la conclusion et  l’application effective et efficace d’objectifs et d’accords réalistes et réalisables en impulsant un environnement social crédible, probant et apprécié de tous.

Certes, nous avons déjà une législation sociale qui prévoit des techniques de résolution des conflits mais le gouvernement de la République doit institutionnaliser le dialogue social au plus haut niveau pour désamorcer les désaccords et préserver la cohésion sociale.

Entre autres missions que vous aurez le loisir de confier à cette institution qui contribuera drastiquement à la rénovation sociale en Guinée, l’important défi qui consistera à créer en Guinée un modèle de dialogue social inspirant et cela par la refonte de nos textes législatifs et réglementaires y afférents en vue de donner naissance à un système nouveau, celui de la confiance entre l’Etat et le secteur privé mais aussi l’amélioration de l’environnement des affaires dans notre pays.

J’estime que vous avez à vos côtés des experts et techniciens qui pourront vous fournir de précieux conseils dans l’élaboration et la mise en œuvre de ce Haut conseil dont la composition sera établie  sur la base d’un fort critère de représentativité des secteurs publics et privés chaque acteur aura la possibilité de formuler des propositions de solutions responsables qui permettrons à la Guinée d’instaurer à jamais un climat de dialogue et de compréhension sans précédent et un environnement des affaires de classe internationale pour une Guinée stable et prospère.

II-PROPOSITION DE CREATION DE L’AGENCE DE GESTION DES ROUTES EN GUINEE (AGEROUTE) :

Monsieur le Président de la République,

Lors de l’interview que Monsieur Souleymane TRAORE, Directeur du Fond d’entretien routier (FER) a accordé au journal Jeune Afrique dans son numéro 2929 de février 2017, il affirmait que : je cite : « contrairement à ce que de nombreux guinéens croient nous sommes un organisme de financement et non une agence de programmation, de passation de marchés ou d’exécution de travaux ». Voilà pourquoi il est important d’instaurer une nouvelle gouvernance de nos routes pour accélérer le développement économique et social de notre pays.

Les routes sont et demeurent un maillon vital de l’économie nationale tant elles contribuent à la lutte conte les vulnérabilités, la pauvreté et les échanges intérieurs entre autres.

Il me semble urgent et vital de créer cette institution dont la mission fondamentale sera de mettre en œuvre des travaux de conception, de propositions et stratégies de financements, de construction, de gestion, d’entretien et de maintenance des routes et autoroutes dans notre pays.

Pour impulser le développement économique et social de notre pays, l’Ageroute mettra tout en œuvre pour remplir ces quelques propositions de missions.

Missions de l’AGEROUTE Guinée :

Cette institution qui sera placé sous la tutelle technique du Ministère de travaux publics et la tutelle financière du Ministère de l’économie et des finances, aura pour mission la gestion du réseau routier national en procédant à :

-l’identification, la conception, la proposition de financements, la programmation, l’exécution de travaux, le contrôle des travaux, leurs entretien et la surveillance régulière de l’ensemble du réseau routier à travers des services déconcentrés crées à cet effet.

La conception et la programmation d’un plan national de construction et de gestion des routes qui servira de repère et d’orientations stratégiques pour le Gouvernement en vue de la gestion performante et efficace du réseau routier national.

Mais cette institution aura aussi une mission spécifique de procéder rigoureusement et de façon transparente à la passation des marchés de travaux routiers ainsi que des ponts et ouvrages qui s’y rattacheront.

L’agéroute veillera également à la préservation de l’environnement lors de la réalisation des travaux.

Elle se chargera de mener toutes les études techniques et de faisabilité de travaux pour une réussite totale des ouvrages.

L’Agéroute pourra fournir des conseils et apporter sa contribution à tous les projets à caractère public allant dans le cadre de la réalisation de travaux routiers.

Monsieur le Président de la République

Ces quelques idées et pistes de solutions modestes que j’énumère ci-haut ne sont que des propositions par lesquelles les services de la Présidence de la République et du Gouvernement auront la latitude de concevoir sous vos orientations les textes qui créeront demain ces institutions qui pourront considérablement contribuer à la construction et l’émergence de la République dont vous êtes le plus haut garant.

SOUARE Mamadou Soumayé

Diplômé de l’Institut de Préparation à l’Administration Générale, Université de Poitiers, France.

Tel : 00336 65 92 22 55  email- Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 

 

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