La forte réponse des Guinéens des États Unis à l’appel à la mobilisation de la Coalition pour la Justice et la Démocratie en Guinée, ce mardi 27 mars 2018, prouve la détermination sans faille et le courage de nos concitoyens dans leur diversité à rester debout et inflexibles dans le combat pour une Guinée juste et libre.
DÉCLARATION N016 GACU/03/18/2018 SUITE A LA DÉTÉRIORATION GRAVE DE LA PAIX SOCIALE EN GUINÉE.
Le Bureau de la Coordination des Associations Guinéennes aux États-Unis, suit avec beaucoup d’attention l’évolution du climat socio-politique en Guinée. Il s’inquiète des dérapages enregistrés relatifs aux différents cas de violation des droits humains, d’insécurité généralisée surtout lorsque certains prônent la violence et d’autres se font justice soi-même.
Ces actes sont en train d’affecter négativement le tissu social, la paix et l’unité nationale. Les nations éprises de paix et de justice sociale ont ratifié les conventions internationales relatives au droit à la vie, à l’éducation, à l’accès aux soins, au travail décent, etc. Elles œuvrent inlassablement pour leurs réalisations. Nous continuons à noter qu’en Guinée, ces droits sont encore luxe et rêves lointains pour nos citoyens.
Les récents événements que nous avons connus sont les conséquences directes de l’impunité envers les auteurs des massacres enregistrés dans notre pays, en particulier ceux de 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2012. Les Forces de Défense et de Sécurité se sont toujours illustrées championnes en matière de désordre et de violation des droits les plus élémentaires contre ses propres citoyens, qu’elles sont censées protéger lors de manifestations pacifiques en faveur d’emplois et réclamations du genre.
Nous condamnons avec la dernière énergie les massacres odieux de citoyens Guinéens. Nous condamnons les Forces de Sécurité et toute personne ou entité qui viole les lois et droits sacrés sans être inquiétée.
Nous Communautés Guinéennes, sommes profondément choquées et nous inclinons pieusement devant les mémoires des personnes disparues. Nous souhaitons une enquête indépendante et crédible afin que la lumière soit faite sur ces cas déplorables.
Nous encourageons les autorités de :
- Combattre l’impunité à tous les niveaux, promouvoir la démocratie et l’état de droit dans le respect strict de nos lois. Chaque homme et femme doit être à l’abri de discrimination et être protégé par la loi.
- Mettre à la disposition de la Justice Guinéenne ou de la Cour Pénale Internationale toutes les personnes présumées coupables de crimes économiques et crimes contre les civils.
- Réparer et dédommager toutes les personnes et familles de victimes qui ont été bafouées dans leur dignité ou au droit à la vie.
Le Bureau de la Coordination recommande aux autorités et à toutes les composantes de la nation Guinéenne de privilégier l’unité nationale, la paix, la quiétude sociale et l’intérêt supérieur du peuple de Guinée, et leur demande de se souvenir que la justice, et l’égalité, sont le fondement sur lequel repose la démocratie. Il invite la justice guinéenne à faire preuve de responsabilité dans le traitement des dossiers, aux Forces de l’ordre et de Sécurité à la retenue et à œuvrer pour la protection des citoyens et de leurs biens, aux Partis politiques de privilégier le dialogue qui est le socle de l’entente.
Nous avons tous la responsabilité de bannir à jamais l’impunité en République de Guinée et axer nos efforts vers l’émergence de notre Pays.
Vive la Paix.
Vive la Justice.
Vive l’égalité.
Le Bureau de la Coordination des Associations Guinéenne aux Etats Unis *GACU*
Conakry: pourquoi on ne tue qu'à Ratoma ? (Par Amadou Diouldé Diallo)
A suivre les propos et les actes de Alpha Condé depuis l'entre deux tours de la présidentielle de 2010, la réponse est toute simple. Les peuls sont dans son viseur et rien ni personne ne peut le faire changer de position. Au point qu'il a atteint le chiffre macabre de 94 victimes dont la dernière, laisse un veuf et 6 enfants.
Ces tueries à balles réelles et les nombreux blessés s'accompagnent d'injures ethniques, de destruction de biens matériels, de vols et de viols de manière bestiale, par des forces de l'ordre et des milices toutes au service exclusif d’Alpha Condé et de sa politique d'extermination (le mot n'est pas fort à mes yeux) de la communauté peule. Un génocide
Sans repos et sans répit, Alpha Condé est dans sa logique aussi longtemps qu'il sera à la tête de la Guinée dont il exclut délibérément les peuls de l'administration, de l'économie bref de tous les secteurs de la vie nationale.
Comme si tout cela ne suffisait pas, Alpha Condé a failli réussir son coup de déchirement du tissu social du Fouta-djallon par sa politique du "manden djallon", qui a heureusement échoué grâce aux efforts conjugués des fils de la région.
Le comportement d’Alpha condé largement soutenu par les lobbys extrémistes du rpg, est intolérable et inacceptable surtout quand face au courroux et aux grossièretés des membres d'autres communautés juste à quelques encablures de son palais, ses sbires de gendarmes de policiers et même de bérets rouges, n’ont trouvé d'autres moyens que les prières et les caresses, pour convaincre les manifestantes à rebrousser chemin.
Là, on n'est pas à Ratoma, là ce ne sont pas les peuls, le gibier d’Alpha Condé. Même une simple égratignure peut lui valoir son fauteuil dont le seul mérite qu'il a de l'occuper, est la fraude à grande échelle à toutes les élections depuis 2010.
Question: que faut-il pour mettre un terme à ces tueries à répétition dont la justice entièrement dévoyée à son maître, refuse de se saisir ?
Une seule réponse: résister. Car les peuls n'ont aucune autre alternative en attendant que la communauté internationale ne s'intéresse à la situation embarrassante dans laquelle la communauté peule de Guinée vit sous le règne d’Alpha condé.
Résister oui et oui. Mais aussi mener une vaste campagne d'informations à l'international et une grande mobilisation de tous les guinéens témoins de cette tragédie, en vue d'obtenir la condamnation d’Alpha Condé pour ses crimes odieux contre une des composantes de la communauté nationale.
L’injustice, l’exclusion, la discrimination, les frustrations constituent les ferments des violences, des révoltes, rébellions et révolutions.
Partout où un homme, un groupe d'hommes en font usage pour asseoir leur suprématie au détriment des valeurs du droit, et du meilleur vivre ensemble, la paix n'a eu droit de cité.
C’est le danger auquel est exposé la communauté peule de guinée avec le mépris et la haine d’Alpha condé et qui pourrait toucher les fondements de la nation tout en exposant le pays à une guerre civile.
Voici une de ses pages de l'histoire qui mérite d'être rappelée pour illustrer ce que la frustration peut parfois avoir comme conséquence néfaste:"c'est parce que Adolf Hitler alors étudiant dans une école des beaux arts en Autriche s'est senti victime d'injustice de la part d'un de ses professeurs qui ne lui a pas donné la moyenne, qu’il cumulera des rancœurs qui vont le pousser, paraît-il, à l'holocauste de la seconde guerre mondiale".
La leçon mérite une profonde méditation.
À bon entendeur salut.
Amadou diouldé diallo
journaliste et historien
JEUNES DE GUINEE, A VOS CARTONS JAUNES !
Il serait tout d’abord très important de préciser qu’à plus de 70 ans, je n’ai jamais appartenu à un parti politique. Heureusement ou malheureusement, à vous d’apprécier cette attitude dans un pays où même une tasse de thé est politique.
Agir contre les extrémistes et sauver la Guinée !
Un incendie vient de ravager le marché de Madina et détruire des biens et des marchandises des guinéens; il importe peu qu’ils soient peuls, Malinkés, Soussous, Guerzés, Landoumas ou qui que ce soit. Cela montre que la violence ne distingue pas l’origine ethnique des victimes et pourrait rapidement devenir un monstre autonome qui dépasse les frontières tribales, les conflits politiques et les calculs même de ceux qui en seraient derrières.
La chronique de Mamadou Dian Baldé : Le syndrome du Titanic
Le directeur de publication de L’Indépendant-Le Démocrate, Mamadou Dian Baldé a consacré sa chronique de ce dimanche, au malaise social provoqué par la grève des enseignants, qui s’est conclue finalement par un accord au forceps pour le gouvernement. Un gouvernement qui fait face à une coagulation de mécontentement, vu la détermination de l’opposition à ne pas reconnaître le verdict des urnes, tel que présenté par la Ceni.
François Soudan : lugubre plume et affreuse propagande contre l’Axe
Dans une livraison publiée sur le site www.jeuneafrique.com en date du12 février 2018, dans un article intitulé « Elections en Guinée : la rue contre les urnes », François Soudan s’attaque violemment à l’UFDG et à son Président Cellou Dalein Diallo. Comment un journaliste aussi réputé, éditorialiste dans un journal aussi connu peut-il être tout d’un coup aussi distrait, piétinant l’éthique du métier, oubliant d’un trait toute la qualité qui sied à un journal, à un organe de large audience?
Comment chanter les louanges d’un président de la république, en l’occurrence Alpha Condé, fut il son ami, qui n’a jamais gagné une élection proprement ( 2010,2013,2015, 2018). Comment oublier le pays ne doit son semblant de paix et de stabilité qu’à l’esprit de responsabilité, de clairvoyance, et de sens de l’intérêt général du principal leader de l’opposition en la personne de Cellou Dalein Diallo ? Le président de l’UFDG n’est-il pas celui qui a toujours su contenir, contre vents et marées, la colère légitime d’un peuple frustré par autant de rendez-vous républicains manqués car marqués par la fraude savamment organisée par le régime clanique de Condé ?
Où est le journaliste professionnel qui va à la pêche aux informations, qui trie et recoupe, qui pose des questions, écoute et analyse confronte les infos en toute objectivité, et qui, au final tend une photographie politique et sociale de son sujet de sorte à rendre compte le plus fidèlement des réalités du terrain.
Comment peut on être aussi négligent en dissertant comme l’étudiant citadin coincé dans son fauteuil sur les réalités profondes du monde rural, sans faire l’effort anthropologique de la présence sur le terrain ?
La Guinée est une démocratie malade qui se soigne et n’a pas besoin des incitations à la haine, au rejet, contre une quelconque communauté pour continuer à exister. Ce que la majorité veut , c’est la paix, la ferme volonté de vivre ensemble comme une seule nation libre et fière dans un respect mutuel.
Le peuple frère du Rwanda a vécu pour un temps les affres de la haine suscitée par l’implacable machine qui tympanisa par des voies non autorisées son autodestruction. Forte et uni, ce peuple se releva en soignant ses plaies.
Cela reste une référence pour nous, cher Mr Soudan; serait ce trop vous demander que d’œuvrer pour la paix ?
Dans cette lutte pour la promotion de nos libertés, de l’ancrage de la démocratie en Guinée, les jeunes de l’Axe jouent un rôle fondamental, au risque de leurs vies. Certains de leurs amis ont été tués, d’autres emprisonnés, d’autres handicapés à vie. Ceci ne les a pourtant pas affaibli, malgré l’impunité garantie à leurs bourreaux. Ils continuent le combat pour une Guinée unie. En 2007, ils étaient à la pointe du combat qui permit d’avoir le gouvernement de consensus piloté par Lansana Kouyaté. En 2009, la vague descendue des collines poussiéreuses de Kagbélin, Cosa, Bambéto, Hamdallaye fut déterminante dans la mobilisation du peuple pour exiger la fin de la transition militaire et permettre d’organiser la présidentielle de 2010 qui a permis à Alpha Condé de chaparder un fauteuil qui ne lui revenait absolument pas. En 2013, leur détermination a accouché, dans le sang, des élections législatives. En 2018, c’est encore leur courage qui a largement contribué à l’obtention et l’organisation de ces élections communales dont on veut aujourd’hui dépouiller le peuple de sa victoire.
Ces jeunes ont été de toutes les batailles pour l’exigence d’une Guinée démocratique. Ceux que vous François Soudan nommez, abusivement « gangs peuls » ont été le moteur des contestations qui ont permis à votre ami d’accéder au pouvoir. Est il besoin de vous faire la sociologie de ce difficile passage politique ?
il est essentiel de souligner que le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies en Afrique, son Excellence Ibn Chambas, n’a jamais salué les élections en Guinée. En revanche, tous les acteurs politiques ont dénoncé leurs faiblesses et demander leur annulation.
Vous êtes vous demandé pourquoi ?
Les résultats des élections communales de cette année 2018 démentissent toute la logorrhée autour de l’ethnicisation du parti. À titre d’exemple, l’UFDG a « écrasé » (pour reprendre le terme d’un site guinéen, le RPG arc-en-ciel dans les quatre communes de Conakry sur les cinq. Cette percée constitue une telle humiliation pour Alpha Condé qu’il a dû engager votre plume espérant salir notre parti en intoxiquant l’opinion internationale. Mais comme on dit, les jeux sont faits, rien ne va plus. Les citoyens Guinéens ont compris que ce régime clanique ne peut leur offrir que la précarité et la division.
En définitive, nous sommes désormais fondés à reconnaître la négligence professionnelle de François Soudan, qui a troqué la noblesse du métier de journaliste au profit de l’indicible et lugubre plume de l’affreuse propagande.
Les enjeux politiques en Guinée méritent meilleur traitement, impartial, objectif sur la réalité socio-politique dont le monde alerte attend de savoir, de lire et de partager…. car contrairement à vos pensées, la Guinée intéresse ce monde que vous avez tenté d’induire en erreur… Le peuple ne vit pas au palais, mais sait que le sommeil y a déserté….ce que le palais ne sait pas est que le peuple est debout définitivement et attend de pouvoir décider de son sort par la voie républicaine.
Kadija Diallo