Non messieurs ! Je ne suis pas «ethno », je suis une synthèse de la Guinée !  D’entrée du jeu, je dois préciser que je n’ai pas de leçon de morale à recevoir du gouvernement de Youla encore moins du  président du RPG arc-en-ciel sur l’unité nationale.

Je suis une synthèse de cette nation que je m’efforce de défendre face à ceux qui, quotidiennement, essaient de saper ses fondements par une politique inique et anticonstitutionnelle.

La déclaration du gouvernement, suite à nos dénonciations des faits avérés de discrimination ethnique  dans l’administration guinéenne, révèle à la face du monde la triste situation de l’Etat de droit dans notre pays.

 

C’est pourquoi mes prises de position sont sans concession face aux dévoiements des lois de la République. Même si mes propos peuvent heurter certains, il n'est pas question de rester indifférent lorsque les autorités guinéennes violent nos droits et nos libertés.

Homme engagé dans la lutte politique depuis plus de 30 ans pour l’avènement d’une société démocratique, libérale, ouverte et tolérante, je suis foncièrement contre le tribalisme, la corruption et l’impunité que vous avez érigé hélas, en système de gouvernement.

 

Que ce soit,  le Chef du gouvernement, le président de l’assemblée nationale, la présidente du CES, etc… êtes tous la résultante de cette répartition ethnique qui s’est imposée dans notre pays depuis 2010.

Déjà, en décembre 2011, Corinne Dufka, (chercheuse au sein de Human Rights Watch) dénonçait sur Radio France Internationale (RFI), la tribalisation de la fonction publique guinéenne. Elle affirmait: «  Des cadres de l'administration qui ne sont pas issus de l'ethnie du président sont pourchassés. Les militaires malinkés tuent sans aucune poursuite des Peulhs favorables au principal parti de l’opposition de Cellou Dalein Diallo ».

L’institution elle-même déclarait : « des pratiques de nomination discriminatoires ont abouti à la désignation par le président d’un nombre disproportionné de personnes appartenant au groupe ethnique malinké.»

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) Sidya Touré abondait dans le même sens en affirmant, je cite : « Personne ne peut ignorer aujourd’hui que quand vous êtes devant votre télévision ou votre radio, 80% des nominations, concernent une seule région du pays. (…) « 

Comme pour dire que ce ne sont pas seulement Chérif BAH et Ousmane Gaoual qui ont constaté cette situation.

Je ne parle même pas ici des associations ethniques dirigées par des hauts cadres mobilisées quotidiennement au service de la propagande de votre gouvernement.

Oui je suis une synthèse de par mes origines : de mère Bambara (Fanta KONE), de père Peul ; et de culture basse-côtière. Ce qui naturellement m’interdit tout comportement ethnocentrique. Mes propos n’ont qu’un objectif : dénoncer les violations répétées de notre constitution (article 3 et 4) par ce gouvernement et en premier lieu le Chef de l’Etat qui se fait encenser par des associations ethniques (fouta fow fii Alpha).

Je suis une synthèse de cette nation avec des racines multiethniques et de culture cosmopolite. Avec des sœurs et des frères mariés aussi bien en Forêt qu’en Basse Côte. Je n’ai donc aucun complexe pour dénoncer vos turpitudes et vos calculs ethno-stratégiques.

Quand Facinet Touré a déclaré que  « les Peuls tiennent les pouvoirs économique, intellectuel et religieux… qu’ils laissent aux autres le pouvoir politique », bien sûr personne n’y a vu de l’ethnocentrisme.

Quand ce sont des cadres véreux, incompétents qui se mobilisent pour mettre en place des associations à caractère ethnique (Manding-Djallon, Roundès, Cadres peuls) pour vanter le champion du RPG, personne ne trouve à redire.

 

Alors à ce gouvernement moribond, sachez que j’ai eu l’avantage de naitre dans un carrefour entre la Basse Guinée et le Foutah d'une part, la Guinée-Bissau et le Sénégal d'autre part. Un carrefour de rencontres entre les cultures Ballantes, Koniagui, Bassari, Soussou, Diakhanké, Nalou, Mikhiforé, Peules, Malinké. Cela a forgé mon éducation et ma personnalité intransigeante sur les valeurs humanistes de solidarité et de responsabilité.

Vous comprendrez donc aisément que ni sur mes origines, ni sur mon positionnement politique, je n’ai de leçon à recevoir d’un gouvernement sectaire qui a érigé l’impunité, la stigmatisation et l’ethnocentrisme en principe de gouvernance.

Ouvrez vos prisons nous y entrerons avec responsabilité pour défendre notre nation dans sa diversité, dans ses valeurs magnifiées par notre hymne national. Nous travaillons quotidiennement pour vous faire échouer dans votre projet de renforcement des méfiances communautaires par la division et la haine.

Ce n’est pas en niant le mal que l’on contribue à le guérir. L’avenir de la nation guinéenne repose sur ce défi  qui consiste à dissoudre le fait ethnique dans l’entité nationale. D’autres pays l’ont réussi et la Guinée peut le faire à condition de vous sortir de sa gouvernance.

Ousmane Gaoual

Député

Vice-président de la commission défense et sécurité

Membre de la commission des lois

 

 

Le ministère de la culture,  des sports et du patrimoine historique a organisé ce jeudi 3 août 2017 à Conakry, une ‘’conférence de presse’’ pour, dit-il, faire le point sur la préparation et le bilan technique et financier de la participation guinéenne aux VIIIe jeux de la francophonie.

Le feuilleton des jeux de la francophonie n’a pas malheureusement atteint son épilogue ce jeudi au musée national de Sandervallia, où le ministère de tutelle a convoqué une conférence de presse. En réalité c’était tout sauf une conférence de presse, la salle étant pleine des cadres du ministère qui, au moindre mot, applaudissaient, telle une salle de spectacle. [Conférence de presse = conférenciers + journalistes. Et on y applaudit pas.]

Siaka Barry, le ministre du département, avant et après l’exposé du directeur national des sports, Lancinet Kabassan, s’est posé en véritable défenseur de son département, sur un cas de soupçon de détournement.

En effet, comme expliqué dans des articles en ligne et certaines émissions de débat, les participants aux VIIIe jeux de la francophonie ont émargé pour une somme de 900 $, en ne recevant en réalité que 500 $. Le directeur national des sports, lors de cette rencontre avec les hommes de medias, a donné des explications par rapport à cette situation, qui découle d’une contribution que chaque participant devrait payer dès lors qu’il est retenu pour les jeux. 40 $ par personne, soit 400 $ pour 10 jours.

En réaction à une inquiétude d’un journaliste par rapport à ce fait, qui lui a signifié au passage qu’il n’avait pas à imposer une ligne éditoriale à un media, en s’attaquant notamment à la télévision nationale et à un journaliste de Nostalgie, le ministre Barry a laissé entendre que les gens devraient plutôt se focaliser sur les résultats obtenus que de créer de « la confusion. » 

Mais qui crée la confusion ?

« Confusion ? » Ce mot met sur la place publique la contradiction dans la démarche du ministre guinéen de la culture, des sports et du patrimoine historique. Notre communication, le ministre et moi, il ya moins de 24h en fait foi.

« Ça c’est grave. Dans ses conditions partout où on prendra les corrupteurs, on prendra le corrompu… Ça c’est une corruption tacite. Si un intellectuel me dit qu’on m’a fait signer 900$, on m’a donné 500 $, moi je te prends tout de suite. Parce que en te prenant je saurai qui t’a fait signer ça. », dixit Siaka Barry.

« Et qui les a fait signer ça ? »,  demande-t-il. Notre réponse : « nos sources ont parlé de Kabassan. »

Le responsable du MCSPH a répondu en ces termes : « même si cela est demandé (les 40$/jour), cela ne doit pas apparaître sur ce que les gens perçoivent. C’est très simple. Vous savez dans ce pays, les gens aiment compliquer. La francophonie a demandé une participation par personne, forfaitaire, c’est-à-dire son logement, sa nourriture etc. Et qui apparaît dans les documents de la francophonie… Mais je crois qu’en payant ça, c’est la francophonie qui émarge ça. Et ce que les gens gagnent, si c’est 500$, vous leur faites signer 500$. Mais vous n’avez pas à mettre 900 et dire prenez 500 parce qu’on a payé 400 là-bas. »

Faites-en votre analyse, de tout le contraire et même des accusations « de mauvaise foi des journalistes pour créer de la confusion. »

Quand j’ai voulu simplement demander à M. Kabassan en qui je porte une entière confiance, de reconnaître simplement qu’il a commis une faute administrative, les cadres du ministère m’en ont empêché. Pire, Jean Baptiste Williams, le directeur national de la culture m’a retire de force le micro et a mis un terme à la cérémonie que pourtant Siaka Barry a annoncé ouverte à toutes les questions.

Alpha Mady TOURE, journaliste. 

 

 

Nombre de médias français sont devenus des spécialistes débridés des diatribes amères et injurieuses et de la désinformation à l’encontre du Maroc. Ils se prennent aussi pour des donneurs d’ordres et de leçons dès lors qu’il s’agit du Maroc et de la région du Rif qu'il ne connaissent même pas et où ils n'y ont jamais mis les pieds. 
 

Mais, par la force des choses, endettement chronique, ils sont devenus de zélés circuits de propagande des thèses séparatistes, polisariennes et rifaines, concoctées par les dirigeants algériens pour déstabiliser le Maroc en raison de ses victoires diplomatiques en Afrique, en Europe, En Amérique du Nord, du Sud et Centrale, aux Caraïbes, en Asie, au Moyen-Orient et au sein des instances et organisations internationales, régionales et continentales.
Parmi eux, il y a lieu de citer RFI, France24, FranceInfo, Libération, Exhaustif-Le Soir, L'Express, L'Humanité et de bien d'autres.

 

Tous, de manière bizarrement unanime, parlent de révolte séparatiste, de révolution, d'indépendance du Rif, de peuple rifain, de peur du régime marocain, de répression, de violence à l'encontre de manifestants et bien d'autres belles perles pour accrocher un maximum de lecteurs et donc bien vendre leur canard boiteux. Or, la réalité est à l'antipode de leurs assertions.


En effet, les différentes manifestations, dites d'Al Hoceïma, ne sont qu'un simple cri des citoyens marocains de la région du Rif pour plus d'équité sur les plans du social, du développement économique, de l'éducation, de la santé, du logement, de l'emploi et non un appel à une quelconque indépendance.

 
Les originaires du Rif l'ont clamé haut et fort lors de leurs manifestations et ont même affirmé leur total soutien au Roi Mohammed VI et au système monarchique, n'en déplaise aux ennemis du Maroc. Les vidéos diffusées sur la toile en constituent des preuves flagrantes et irréfutables.
 

La manipulation de l'information faite par ces nombreux médias est une énorme erreur déontologique qui porte gravement atteinte au journalisme. Partir d'un fait divers pour le rendre politique par un tour de passe-passe, il faut le faire.
Il suffit de comptabiliser les blessés parmi les forces de l'ordre et les manifestants ; la différence est énorme et donc, ce sont les policiers et les gendarmes qui ont subi la répression d'une bande de casseurs à la solde d'une puissance étrangère et de cartels de drogue.
 

S'agissant de la puissance étrangère, il est de notoriété publique que les autorités algériennes s'évertuent à vouloir s’ériger en puissance à travers tout le Maghreb. Après avoir saboté l’avènement d’un Etat Amazigh indépendant au pays de l’Azawad, au Nord du Mali, le régime d’Alger se préoccupe, aujourd'hui, de l’armée Amazighe Libyenne.
Les responsables d'Alger n'infiltrent-ils pas en Libye des terroristes afin d'annihiler toute possibilité d'émergence d’une entité ou institution Amazighe indépendante ? Bien sûr que oui !
Ces terroristes infiltrés sont assistés logistiquement par des bases militaires situées en territoire algérien et circuleraient en toute liberté entre l'Algérie et la Libye.
Ce même modus operandi est appliqué en Azawad, prouvant que les décideurs algériens préfèrent un Etat terroriste en Libye qu’un Etat Amazighe.
Au fait, cette politique algérienne de soutien logistique aux groupes islamistes armés au Sahel et au Maghreb, n’est qu’un secret de polichinelle. Elle se fait avec l'appui humain du polisario.

Une situation ingérable dans la région du Rif amènerait les responsables algériens à pousser les terropolisariens à mener des incursions terroristes dans les provinces sahariennes marocaines en violation de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, d'infiltrer au Maroc des éléments de DAESH, positionnés sur son territoire, pour y perpétrer des attentats de grande envergure et amener tous les opérateurs économiques installés au Maroc à plier bagages. Tel est le rêve des responsables algériens. C'est pourquoi, ils sont partie prenante dans le financement des actes de violence commis à Al Hoceïma par ces bandes de casseurs qui répondent à toutes leurs commandites.

Concernant le rôle des cartels de drogue dans la situation qui prévaut dans la région du Rif, il faut comprendre que tout développement économique et social est synonyme d'une chute vertigineuse de la production de drogue et donc une énorme perte financière pour les trafiquants.
C'est pourquoi, ces cartels de la drogue s'affairent à dissuader les futurs investisseurs à venir s'installer dans cette région, à retarder les projets de construction de logements, d'écoles, de dispensaires, d'hôpitaux, d'hôtels, de routes et ceux relatifs à l'agriculture, la pêche, l'eau et la formation professionnelle afin de faire perdurer leur revenus illicites et de s'enrichir sur le dos d'une population rifaine qui ne peut rien leur refuser par crainte de représailles.
Aussi, est-il demandé à cette presse névrosée obsessionnelle, qui passe son temps à s'attaquer stérilement au Maroc, de regarder ce qui se passe chez elle, notamment lorsque des éléments des forces de l'ordre et des représentants de l'Etat sont lâchement attaqués par des cagoulés lors de manifestations de protestation sur l'augmentation de tel ou tel produit de consommation, la fermeture d'un établissement d'enseignement, hospitalier ou industriel.

 Des policiers qui ne veulent plus rentrer dans des quartiers dits de non droit en raison d'un trafic de drogue à grande échelle et où les armes de guerre sont présentes sur le terrain.
Les Marocains du Rif ne seront jamais oubliés ou marginalisés par les autres citoyens marocains ou l'Etat marocain. La région du Rif connaîtra, elle aussi, un essor économique et social à l'image de celui des autres régions du Maroc, elle en possède les atouts, le potentiel humain et l'intelligence de sa population. Le Maroc est un et indivisible de Tanger à Lagouira avec pour socle commun la Monarchie.

Farid Mnebhi.

 

He oui ! A force de miroiter les pétrodollars, les responsables algériens n'ont pas vu le vent des idéologies éculées, leur fond de commerce sur les plans africain, arabe et international pour asseoir leur éphémère leadership, s'essouffler et disparaître définitivement ; une disparition accompagnée par une chute vertigineuse du prix du pétrole, obérant gravement son économie et portant un sacré coup à la diplomatie des valisettes de pétrodollars.
Pour les seuls mois de mai, juin et début juillet 2017 les dirigeants algériens et leurs affidés du polisario se sont fait entarter à moult reprises sur le plan diplomatique.
Ci-après un rappel non exhaustif des déroutes diplomatiques des responsables algériens et miliciens polisariens durant cette période :
1/ le 05 mai 2017, le Ministre malawien des Affaires Etrangères a annoncé le retrait de la reconnaissance de la RASD par son pays,
2/ le 03 juin 2017, le vice-Ministre des Affaires étrangères du Myanmar a annoncé le soutien de son pays à la position du Maroc au sujet de la question du Sahara marocain,
3/ le 08 juin 2017, la justice panaméenne inflige un cinglant camouflet aux miliciens polisariens en les déboutant de leur plainte en vue de saisir le navire "Ultra Innovation" transportant une cargaison de phosphate marocain en provenance de Phosboucraa et destinée au Canada,
4/ le 19 juin 2017, le Ministre angolais des Relations Extérieures s'est rendu en visite de travail au Maroc, la première depuis plus de vingt ans. Un évènement qui constitue tout un symbole pour la diplomatie marocain lorsqu'on sait que l’Angola est considéré comme une "citadelle" algérienne et un soutien du Polisario.
5/ le 25 juin 2017, le Comité de Décolonisation de l’ONU (C24) a conclu ses travaux sur un double échec cuisant pour son Président, l’Ambassadeur du Venezuela, Rafael Ramirez, et pour l’Algérie, mettant à nu l’agenda personnel et idéologique de l’Ambassadeur Ramirez et de l’Algérie au sujet du Sahara Marocain.
En effet, la grande majorité des Membres du Comité a imposé une fin de non-recevoir aux manœuvres du Venezuela et de l’Algérie visant à conférer au polisario une soi-disant représentativité du Sahara Marocain, obligeant les adversaires du Maroc à renoncer à tous les paragraphes de la résolution du Comité, initialement imposés par la présidence vénézuélienne et instigués par l’Algérie.
Ces paragraphes faisaient référence à la participation du polisario en tant que représentant du Sahara Marocain et appelaient à une visite du Comité de décolonisation de l’ONU dans les provinces du Sud du Maroc.
6/ du 1er au 03 juillet 2017 juillet 2017, à Addis Abéba, capitale de l'Ethiopie, où se trouve le siège de l'Union Africaine (U.A), le Maroc a marqué trois précieux points contre ses adversaires, à savoir que l’U.A s’en tient désormais à la compétence exclusive de l’ONU sur le dossier du Sahara marocain, appelle à une solution strictement politique et expurge de son lexique toute la terminologie algéro-polisarienne hostile au Maroc.
7/ le 03 juillet 2017, Monsieur Moussa Fakhi, le nouveau Président de la Commission de l’Union Africaine (U.A) annonce avoir pris note des arguments du Maroc concernant son Sahara et des efforts sérieux et crédibles que lui reconnaît la communauté internationale pour clore définitivement ce dossier et exprimé clairement son soutien à une solution consensuelle au Sahara marocain ainsi que sa satisfaction concernant la baisse des tensions au niveau de la zone de Guerguerat et la nomination d’un nouvel envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara marocain, l'ancien Président allemand, Monsieur Horst Köhler, qui a l’intention de lancer une nouvelle initiative pour trouver une solution pacifique au conflit.
Cette déclaration du responsable de cette commission, en rupture avec le langage de l’Algérie et du polisario a frappé de mutisme la presse algérienne qui a omis de relever la nouvelle position de l’U.A et préféré opter pour la désinformation.
8/ le 05 juillet 2017, le Parlement Européen renvoie l'Algérie et son pantin polisarien à leurs chères études après le rejet du projet de résolution présenté par des eurodéputés écologistes, recommandant l'élargissement du mandat de la Mission des Nations-Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) au contrôle des Droits de l'Homme au Sahara et ce, par 316 voix contre 189 ; un projet qui invitait à "mettre à exécution l’arrêt de la Cour de Justice Européenne au sujet du Sahara occidental et soutenir les efforts de l’ONU visant à obtenir un règlement équitable et durable du conflit au Sahara occidental, sur la base du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et conformément aux résolutions des Nations-Unies en la matière; œuvrer pour que la MINURSO soit dotée d’un mandat relatif aux Droits de l’Homme, à l’instar de toutes les autres missions de maintien de la paix des Nations-Unies, et pour que tout le personnel de la MINURSO soit autorisé à reprendre ses fonctions".
Pour rappel, la proposition d'élargissement du mandat de la MINURSO avait été rejetée fin avril 2017 par le Conseil de sécurité.
En conclusion, à la lecture de ce qui précède, il est évident que l'ère de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma a été jetée aux orties lors du dernier sommet de l’Union Africaine.
Une période où les décisions de l’U.A ont été allègrement perverties par les ennemis du Maroc, avec l'aide de l’ancienne Présidente de la Commission de l’U.A, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Aujourd'hui, la demande de la commission d’une solution consensuelle semble être conforme à la proposition d’autonomie faite par le Maroc pour résoudre ce conflit et mettre fin aux manipulations du tandem Alger-polisario.
Nul doute que tout un chacun est désormais conscient que la trahison d’Edem Kodjo, ancien secrétaire général de la défunte l’Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A), sous le mandat duquel la fantomatique "RASD" a été admise au sein de l’organisation panafricaine, après avoir été appâté par des valisettes de pétrodollar, doit être réparée au plus vite.
Six mois seulement après son retour au sein de l’Union africaine, le Maroc est déjà en train de réussir ce qu’il n’a pu réaliser en 34 ans de politique de la chaise vide: pousser le polisario vers la porte de sortie de l’organisation continentale.
Un bilan diplomatique algérien, qui vaut non seulement pour la période décrite en supra mais aussi depuis le début d'année 2017, nul en comparaison aux victoires éclatantes et percutantes du Maroc.
Farid Mnebhi.

 

Le Roi Mohammed VI a prononcé, ce samedi 29 juillet 2017, au peuple marocain, à l'occasion de la Fête du Trône, un discours on ne peut plus clair sur les tares qui affectent l'administration et l'inertie dans laquelle se complaisent les partis politiques. Le souverain marocain leur a reproché leur opportunisme et leur manquement à leurs responsabilités.

Jamais sans doute depuis longtemps discours Royal n’aura été autant attendu et parole Royale autant scrutée. Et pour cause les célébrations du 18ème anniversaire de l’accession du Roi Mohammed VI au Trône du Royaume du Maroc interviennent alors qu’une crise sociale sans précédent dont l’épicentre se trouvait dans la ville de Al Hoceima dans le Nord du Maroc empoisonnait depuis de longs mois la vie politique marocaine. C’est dire à quel point l’approche Royale de cette crise sociale était attendue par tous les Marocains.

Ce discours était donc à l'image du douloureux contexte social que traverse le Nord du Maroc, et le Souverain marocain a entamé son constat sur les progrès qui ne sont pas à la hauteur des espérances des marocains et qui engendrent une réalité qui déçoit et parfois fait honte, tout en livrant l’explication et les raisons du désastre d’Al Hoceima qu’il a nommée. Deux charges Royales d’une grande rudesse et d’une fermeté déterminée ont ciblé le spectre de l’administration marocaine.

La première vise les fonctionnaires qui ne s’investissent pas suffisamment aux services des citoyens et dont la seule obsession est la course effrénée aux promotions et semble être le seul moteur.

Ils ont été décrits par le discours Royal comme des personnages sans conscience, sans sens du service de l’Etat, recroquevillés sur leurs seuls intérêts égocentriques. Ces fonctionnaires indignes doivent quitter leurs responsabilités, démissionner de leurs fonctions puisque leurs choix et leurs comportements portent atteinte aux intérêts du citoyen qu’ils étaient censés servir.

La seconde charge Royale a pris pour cibles certains responsables de la classe politique qui font passer leurs calculs politiciens avant l'intérêt général et le service des citoyens et qui de part leur comportements irresponsables ont fini par créer les conditions de tensions sociales que vit la ville d’Al Hoceima. Et avec une tonalité qui mélange agacement et amertume, le souverain marocain lance une rude critique à l’encore des partis politiques.

D’ailleurs, c’est cette posture qui participe à faire perdre leur crédibilité auprès de la population : "les populations, et les jeunes en particulier, ne font plus confiance en la classe politique : si le Roi ne croit plus dans cette classe politique, que dire du peuple. Faites votre travail ou partez ! ".

Dans ce discours et face à cette crise sociale, le Roi Mohammed VI a évoqué aussi la nécessité de demander des comptes aux responsables qui ont failli dans leurs missions. Ce que le souverain marocain a appelé "les principes de bonne gouvernance et de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes" allant même jusqu’à qualifier de "trahison" la tentation de certains responsables politiques, au nom de calculs politiciens, de bloquer des projets de développement. Ces responsables, comme tous les citoyens qui ont failli, doivent rendre des comptes à la justice.

Après avoir relevé que la question du Sahara marocain n’est pas matière à débattre, et demeure "en tête des priorités", le Souverain du Maroc a réitéré Son attachement à impulser concrètement dans toutes les régions du Maroc, la nouvelle marche du peuple qui ambitionne la réalisation du développement humain et social, l’égalité et la justice sociale au profit de tous les Marocains.

Ce discours a été ressenti et perçu comme un recadrage Royal sévère des fonctionnaires qui ne prennent pas au sérieux leurs nobles et honorables missions de service publique et des responsables politiques qui se livrent à de dangereux petits jeux de basse politique au détriment des intérêts des marocains qu’ils sont censés servir ou représenter.

On apprend, enfin, que le Roi du Maroc a décidé, à l'occasion de la Fête du Trône, d'accorder sa grâce à un certain nombre de détenus n'ayant commis aucun crime ni actes gravissimes lors des événements qu'a connus la région d'Al Hoceima. L'apaisement est bel et bien au rendez-vous.

Le Souverain du Maroc a, par ailleurs, gracié les jeunes du Parti de la Justice et du Développement (PJD) condamnés pour apologie du terrorisme après l'assassinat de l'Ambassadeur russe à Ankara.

Farid Mnebi, depuis le Maroc pour lejourguinee.com

Un autre poids lourd du gouvernement algérien, en la personne de son Ministre des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, a, lui aussi tenu, le 10 juillet 2017, des propos indécents et insultants sur les migrants subsahariens et leur prétendue dangerosité ainsi que sur la menace qu'ils représentent pour la sécurité de l'Algérie en ne cachant ni son mépris ni son racisme.

Face à ces propos pour le moins choquants, la presse étrangère est largement revenue sur l’évènement. C’est le cas de l’AFP, de France 24 ou encore d'Echarq Al Awsat et de tant d'autres.

Par ailleurs, nul ne peut nier que de tels propos, proches des discours tenus par des partis de l'extrême droite européenne et nord-américaine, n'engagent pas seulement la responsabilité de ces individus ou celle de leur parti politique mais aussi celle de l'Etat algérien, unique responsable de la diffusion et de l'encouragement du racisme et de toutes les maltraitances et persécutions envers les populations noires présentes sur le territoire algérien qui en découlent.

Ainsi donc, après Farouk Ksentini, Président de la Commission algérienne des Droits de l'Homme, qui avait ouvert ce bal le 05 décembre 2016, ont suivi le Directeur de Cabinet du Président Algérien, avec rang de Ministre d'Etat, et le Ministre des Affaires Etrangères. Qui sera le suivant ?
Probablement le nr 2 de l'armée algérienne, après le Chef de l'Etat, le général Gaid Salah, celui-là même qui avait déclaré à de multiples reprises que les frontières algériennes étaient hermétiquement fermées.

Il devrait nous fournir une explication sur la présence de réfugiés subsahariens sur le territoire algérien, comme d'ailleurs celle d'organisations terroristes et de groupes s'activant dans la criminalité transnationale (drogue, traites humaines, contrebande ...) ?

Ont-ils été parachutés par un avion furtif ? La déclaration de Gaid Salah, relayée par les politiques et les médias algériens, n'est-elle que de la poudre aux yeux destinée à démontrer à la communauté internationale la ferme volonté de l'Algérie à lutter sincèrement contre le terrorisme, l'immigration clandestine et la criminalité internationale ?
Aussi , à quoi servent les larges et profondes tranchées et murs de surveillance électronique réalisées par l'armée algérienne aux frontières Est et Ouest et la mobilisation de plus de 40 000 soldats le long de toutes ses frontières ? A amuser la galerie, à aider les groupes terroristes à regagner leurs bases arrières situées en Algérie après leurs forfaits au Mali, au Niger, au Tchad, en Tunisie et en Libye et à faciliter le passage des groupes liés à la criminalité internationale ? L'observateur est en droit de s'interroger ?

La dernière option est la plus réaliste ! Elle est plus rentable financièrement et elle permet d'exercer des pressions sur les pays limitrophes.
De plus, la politique de l'Algérie dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme n'est pas du tout un modèle à suivre en raison de son approche non fondée sur la réalité du terrain, de son inexpérience totale et de ses mensonges. 

Un décryptage du timing de ces sorties scandaleuses de hautes personnalités algériennes s'impose également en raison du silence complaisant de la Présidence de l'Etat algérien.

Le tempo de ces insanités dangereuses et insultantes pour le peuple africain déversées par deux poids lourds du gouvernement algérien ne sont en fait qu'une vulgaire réaction des autorités algériennes face à ses échecs diplomatiques à répétition et une manière stupide et déloyale de sanctionner ses partenaires africains.

En effet, l'Algérie n'a point été invitée au Sommet du G5, tenu le 02 juillet 2017 à Bamako, auquel ont assisté les Chefs d'Etat de France, du Niger, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad. En outre, les Ministres de l'Intérieur d'Espagne, du Portugal et du Maroc se sont réunis à Madrid, le 04 juillet 2017, sans la présence de l'Algérie, pour débattre sur le terrorisme, de l'immigration et de la situation au Sahel.

De plus, le changement de ton de l'Union Africaine (U.A), constaté lors du dernier Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement à Addis Abeba sur le dossier du Sahara marocain, suivi de la déclaration de Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l'U.A, et l'accord de principe donné par les pays membres de la Communauté Economique des Etats d'e l'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O) à la demande d'adhésion du Maroc sont autant de victoires diplomatiques marocaines sur le plan panafricain qui ont irrité les dirigeants algériens.

Ceci étant dit, ce nouveau langage de charretier, adopté par les plus hauts responsables algériens, est la preuve de leur dédain envers les subsahariens et ne présage rien de bon quant à une stabilisation politique et sécuritaire du Mali et des autres pays subsahariens. On peut également avancer, sans risque de trop se tromper, que les clans se positionnent pour une éventuelle succession du Président algérien et tentent de s'attirer les faveurs de ceux qui dirigent le pays en sous main.
Au fait, à quand les excuses des autorités algériennes aux subsahariens, en particulier, et aux noirs africains, en général, avec des dédommagements ?

Farid Mnebhi.

Le Souverain marocain a adressé un discours de haute facture au 29ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine lu en son nom, le 03 juillet 2017 à Addis Abeba, par Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, qui représente le Roi du Maroc à ces assises panafricaines.

Ci-après les principaux points qu'il faut retenir du discours du Roi Mohammed VI :

1/ le Maroc participe à son premier Sommet en tant que membre de l’Union Africaine, depuis son retour au sein de sa famille institutionnelle en janvier 2017,

2/ par cette participation, le Maroc conforte son action dans le continent et consolide ses liens multidimensionnels avec les pays africains,

3/ le Maroc réaffirme son engagement à participer à toutes les réunions tenues par et au sein de sa famille institutionnelle panafricaine dans un esprit constructif,

4/ le Roi du Maroc souligne l’engagement à la fois, sincère, responsable et indéfectible de nos pays, au service des causes et des intérêts du continent africain afin de transformer ses défis en authentique potentiel de développement et de stabilité,

5/ la croissance démographique de l’Afrique, ses institutions, la migration et la jeunesse constituent des opportunités à  saisir collectivement,

6/ ces opportunités sont autant de défis à relever pour contribuer à l'émergence d'une nouvelle Afrique : une Afrique forte, une Afrique audacieuse qui prend en charge la défense de ses intérêts, une Afrique influente dans le concert des Nations,

7/ l'Union Africaine doit entamer sa mue pour répondre de manière adéquate et appropriée aux menaces qui guettent l'Afrique,

8/ l'Afrique se doit de s'affranchir des chimères véhiculées par des slogans idéologiques stériles et de se consacrer à des actions concrètes et résolues dans les  domaines de la paix, de la sécurité et du développement humain,

9/ l’émergence de l’Afrique passe par une refonte de ses institutions continentales pour répondre pleinement et impérieusement aux enjeux qu’elle doit relever, 10/ l’avenir de l’Afrique sera la jeunesse or l'Afrique perd ses jeunes, par la migration légale ou illégale ; une déperdition injustifiable.

Le Maroc se propose d’évaluer les causes, l’impact, et d’envisager des solutions, en tant que leader désigné sur la question de la Migration. Pour cela, le Roi Mohammed VI veut travailler de pair avec les autres dirigeants pour élaborer un agenda africain sur cette thématique.

11/ le Roi du Maroc a souligné l'urgence de redonner la confiance aux jeunes en s'attaquant au fléau du chômage, terreau de l'endoctrinement pour des recrues de choix pour les mouvements rebelles, les groupes extrémistes ou terroristes qui sévissent en Afrique, 12/ l’Afrique doit faire un plus grand usage de la coopération interafricaine, ainsi que de partenariats stratégiques et solidaires entre pays africains, 13/ enfin, le Maroc salue le leadership d’Alpha Condé, allié du Maroc, et Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine.

En conclusion, le Discours du Roi Mohammed VI, emprunt de pragmatisme, se veut un message d’espoir pour la jeunesse du continent. Un discours plébiscité par une forte majorité de Chefs d'Etat et de Gouvernement africains et européens, mais aussi par la presse internationale et nationale.

A noter que Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a remis, lors de la cérémonie d’ouverture du 29ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine  au nom du Roi Mohammed VI, au Chef d’Etat guinéen, Alpha Condé, Président en exercice de l’Union africaine (UA), une note préliminaire intitulée “Vision pour un Agenda africain pour la Migration”.

A rappeler que le Roi Mohammed VI a été désigné leader pour gérer la question de la migration au niveau continental.

Farid Mnebhi.

 

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