Santé : des professionnels de Santé échangent autour de la déontologie et la responsabilité médicale

Pour faire face à cette crise de responsabilité  médicale, l’ONG Tabala  a organisé une conférence-débat  sous  le thème l’éthique, la déontologie et la responsabilité médicale’’ avec des professionnels de santé ce jeudi 9 aout 2018 au palais du peuple.

Dans sa communication, Dr Abdoulaye Kaba, président de l’ONG Tabala  se réjouit de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de  la capacité des médecins sur l’éthique et la responsabilité médicale. Selon lui,  le monde, est en crise de responsabilité. «  Alors  si on ne cherche pas à étouffer cette crise en temps réel, on   va se retrouver devant une autre guerre mondiale qui ne sera pas armée comme les autres » a-t-il déclaré.

Mais d’où est venue cette idée ? Dr Kaba répond,  « c’est suite à un constat  qui révèle qu’il y’a des problèmes liés à la responsabilité médicale. Donc,  il faut chercher à en débattre. C’est pourquoi, nous avons cherché à inviter toutes ces personnalités pour qu’on trouve la solution » explique-t-il.

De son côté, professeur  Hassane Bah a mis un accent particulier sur le rôle des médecins dans l’exercice de leur profession. Selon lui, le premier devoir d’un médecin, c’est de soulager la souffrance des patients,  prendre le malade dans sa globalité, respecter certains droits élémentaires des patients. À savoir, le droit à la sante, à la confidentialité et le droit au  soin approprier.

« Le second rôle, le médecin doit prendre son malade avec respect et sympathie, il ne doit pas rejeter son malade, il doit comprendre le malade et lui donner des soins appropriés » précise-t-il.

Poursuivant  il dira : « je pense que c’est une formation qui vient au bon moment car, vous le savez, sans doute que de plus en plus, il y a un déficit de confiance dans la relation entre les médecins et les malades.

Pour finir, le professeur a réitéré  que cette rencontre d’échange  est très  importants pour les professionnels de santé.

Pour sa part, Yakouba Barry, Chef de cabinet du ministère de la santé  et représentant du ministre de la santé a affirmé  l’engagement de son département à accompagner et encourager cette structure qui fait la promotion des valeurs médicales. 

Aboubacar Pastoria Camara

Les membres de la délégation guinéenne au forum sur les défis nutritionnels en Afrique centrale et de l’ouest, ont fait le compte rendu de la rencontre tenue le 23 mai dernier à Dakar. C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue le mercredi 7 juin 2017 à Conakry.

Selon les conférenciers, trois panels ont été développé lors de ce panel. Il s’agit entre autre la promotion d’une alimentation équilibrée pour atteindre les objectifs du développement durable, de la lutte contre les carences en micronutriment et la nutrition et sécurité alimentaire.

Dr Sandy  Tolno, chef de service cardiologue à l’hôpital Sino-guinéen, membre de la délégation guinéenne revenue de Dakar, a indiqué que la malnutrition constitue de nos jours des grands problèmes de santé publique dans tous les pays.  

« D’après le rapport 2016 sur la nutrition mondiale, la mal nutrition et les mauvais régimes alimentaires sont de loin les plus grands facteurs de risque pour la charge mondiale de mobilité. Tous les pays font face à un grand problème de santé publique de fait de la mal nutrition », a déclaré Dr Sandy Tolno.

Poursuivant sa communication ce spécialiste des maladies cardiovasculaire Dr Tolno affirme ceci: « nous savons très bien que chacun de nous va dire que tous les jours nous mangeons. Mais, est ce que, ce que nous mangeons sont des aliments qui contiennent les éléments nécessaire pour un développement de notre organisme. C’est pour cette raison que Nestlé par exemple a décidé de fortifier les différents produits qu’il mette sur le marché ».

Il dira que « la déficience en micronutriment est responsable de l’apparition de plusieurs maladies que nous constatons. Mais malheureusement, de façon générale les médecins occultent et ils se permettent de faire de diagnostic sans tenir compte de ce facteur de nutrition. »

Plus loin, Dr Sandy Tolno, a déconseillé la consommation abondamment  du sel, du sucre et de graisse qui selon lui est responsable de l’apparition des maladies chroniques qui frappe aujourd’hui toutes les pays subsahariennes.

« Avant ont disait que les maladies cardiovasculaire est l’apanage des pays développé. Mais aujourd’hui, c’est le contraire. C’est les pays en voie de développement qui souffre de ses différentes pathologies. 75% de ses pathologies vient des pays pauvres. Parmi les obstacles auquel la communauté internationale est confronté aujourd’hui rare ce qui rivalise en intensité avec la mal nutrition. Une condition qui touche directement une personne sur trois », souligne le cardiologue.

Moussa Moise Sylla, Journaliste au groupe HADAFO Médias,  un autre membre de cette délégation a dans son allocution regretté  le manque de sécurité alimentaire en Guinée. « Je me suis rendu compte qu’à côté de l’insécurité courante à laquelle nous faisons face dans notre pays, liée à la recrudescence du banditisme, il y a une autre insécurité qui, à mon avis, est beaucoup plus néfaste c’est l’insécurité alimentaire », affirme-t-il.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

A la fin de l'année 2016, les médecins de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Médecins Sans Frontières (MSF) et d'autres partenaires ont rapporté dans "The Lancet", une revue médicale britannique qu’un vaccin de « Merck & Co. et NewLink Genetics Corp. » testé lors de l’épidémie, s’est avéré 100% efficace  pour la lutte contre l'épidémie Ebola.

Quelques mois plus tard, l'efficacité de ce vaccin suscite des interrogations au sein du monde scientifique. «Merck et NewLink», une compagnie américaine n'avait pas, à l'époque, commenté la découverte. A juste raison, peut-être.

L'épidémie à virus Ebola, apparue officiellement en Guinée au mois de mars 2014, a causé la mort de 11.300  citoyens de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Léone, les trois pays de l'Afrique de l'Ouest les plus touchés par cette maladie.

Dans le but de prévenir les épidémies dans les années à venir, des experts scientifiques ont travaillé sur la souche du virus apparu en Guinée afin de trouver un vaccin. Si la découverte a satisfait un certain nombre de patients, il demeure qu'aujourd'hui, beaucoup d'autres recherches restent encore à faire.

Un panel de scientifiques de la prestigieuse Académie nationale de médecine des États-Unis a carrément contesté la méthodologie de cet essai en Guinée. Ils concluent que le vaccin « offre probablement une certaine protection aux bénéficiaires», mais cette protection «pourrait en réalité être assez faible », a révélé le Wall street journal.

Le procès de vaccination en Guinée était un compromis. Au lieu de randomiser les personnes, il a randomisé des groupes de personnes qui avaient eu un contact avec une personne infectée. Les chercheurs ont identifié un anneau de contacts humains dans la région où Ebola a éclaté. Au premier cycle, les villageois devaient être vaccinés tout de suite. Le prochain cycle de contacts, ou « cluster », a reçu une vacance différée après 21 jours, la période de temps externe pour que quelqu’un montre les symptômes d’Ebola. Cette randomisation a été étendue à plus de zones dans toute la Guinée.

Ce journal américain a rappelé que l’Académie nationale est une organisation privée à but non lucratif qui constitue un groupe consultatif auprès du gouvernement américain. L’étude sur Ebola a été parrainée par l’Institut national de la santé, la « Food and Drug Administration » et le Département américain de la Santé et des Services sociaux.

Malgré une forte médiatisation, le vaccin contre Ebola, rVSV-Zebov (pour recombinant vesicular stomatitis virus-Zaire ebolavirus, ou en français « virus de la stomatite vésiculaire recombiné-Ebola virus »), son efficacité est mise à doute.

En Guinée, c'est le silence radio depuis la publication de cette information par la presse américaine à la fin du mois d'avril 2017. Toutes nos tentatives pour joindre le Dr Sakoba Kéita, le directeur général de l’Agence Nationale  de Sécurité Sanitaire sont restées vaines.

Selon nos informations, une importante réunion est se tiendra en Guinée, après-demain, jeudi 04 mai 2017, au palais Mohamed V de Conakry, sous la présidence du Chef de l’Etat guinéen, le Pr Alpha Condé, et de Mme la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr. Margaret CHAN.  Maintenant, la question que l'on se pose est de savoir est-ce qu'au cours de cette rencontre, le vaccin va-t-il être abordé par les deux personnalités?

Fanta Bah

 

Plus d'articles...

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account