Pour réduire la mortalité néonatale, le ministère de la Santé en collaboration avec  l’Unicef organisera le forum national consultatif sur la santé néo-natale, les 22 et 23 novembre 2018 à Conakry. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée par la  directrice nationale de la santé familiale et de nutrition, ce mercredi 21 novembre 2018 à Coléah.

Dans son intervention, la  directrice nationale de la Santé familiale et de nutrition, Dr Djénè Fadima Kaba, a déclaré que  l’objectif de ce forum est de contribuer à la réduction de la mortalité néo-natale à travers un partage d’expériences qui se fera avec des spécialistes qui viendront d’autres pays et l’Afrique.

Par ailleurs,  le directeur général adjoint de l’institut national de nutrition et de santé pour enfants au ministère de la Santé, Dr Ibrahima Sory Diallo, a rappelé que  le taux de mortalité néo-natale en 2012 en Guinée était 33%

Il a ensuite signalé que  l’enquête mixte de 2016 en Guinée a donné 20%. Et les résultats préliminaires du dernier EDS de 2018, non encore validés, donnent un taux de 32%. «  Ce sont des chiffres élevés alors que l’objectif de la sous-région et des partenaires est que, d’ici à 2020, le taux soit réduit à 21% », dit-il.

Selon  les organisateurs, les principales causes de décès des nouveau-nés sont entre autre, les infections, l’asphyxie, la prématurité et les malformations congénitales.

Pour renforcer la structure sanitaire, la République de  Guinée  a signé une convention financière avec  Italie. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi, 14 septembre 2018 dans les locaux du ministère de l’économie et des finances.

Ce prêt s’inscrit dans le cadre du  financement d’un programme de coopération guinéo-italienne de 20 millions d’euro.

Dans sa communication, Livio Spadavecchia, l’ambassadeur d’Italie en Guinée a promis que les appels d’offre démarreront  dans les prochaines semaines pour la construction des hôpitaux, les livraisons des équipements, la formation du personnel.

Selon lui, C’est un programme stratégique. « On a toute la volonté d’accompagner  les pays et de gérer ensemble ce fonds dans des secteurs clés pour la population mais aussi sur le plan économique du pays » rassure-t-il.

Poursuivant  l’ambassadeur dira que  ce fonds sera livré directement à la Guinée sans intermédiaire. « Un comité de pilotage sera mis en œuvre au ministère de la santé pour l’accroissement du projet.  Nous allons accompagner avec les techniciens, des médecins pour la gestion rationnelle de ce fonds sous l’œil vigilant des autorités guinéennes » ajoute-t-il.

Pour sa part, Dr Niakoye Lama, ministre de la Santé s’est réjoui de ce prêt. « Parce que ce prêt est presqu’un cadeau puisque c’est sans intérêt et le remboursement  va s’étendre sur trente ans. Comme l’Ambassadeur l’a dit, c’est pour construire  certains de nos hôpitaux, leurs équipés et instauré également la formation » explique-t-il.

Ensuite, il a rassuré qu’avec ce prêt, « nous allons améliorer la situation de santé de nos populations ce qui va en droite ligne avec la politique du président de la République parce qu’il tient beaucoup à la santé de la population » précise-t-il.

Pour finir, le ministre de la santé a dit ceci  « un peuple qui n’est pas en bonne santé ne peut pas se développer, car tout développement économique et social dépend de la santé » conclut-il.

Aboubacar Pastoria Camara

Santé : des professionnels de Santé échangent autour de la déontologie et la responsabilité médicale

Pour faire face à cette crise de responsabilité  médicale, l’ONG Tabala  a organisé une conférence-débat  sous  le thème l’éthique, la déontologie et la responsabilité médicale’’ avec des professionnels de santé ce jeudi 9 aout 2018 au palais du peuple.

Dans sa communication, Dr Abdoulaye Kaba, président de l’ONG Tabala  se réjouit de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de  la capacité des médecins sur l’éthique et la responsabilité médicale. Selon lui,  le monde, est en crise de responsabilité. «  Alors  si on ne cherche pas à étouffer cette crise en temps réel, on   va se retrouver devant une autre guerre mondiale qui ne sera pas armée comme les autres » a-t-il déclaré.

Mais d’où est venue cette idée ? Dr Kaba répond,  « c’est suite à un constat  qui révèle qu’il y’a des problèmes liés à la responsabilité médicale. Donc,  il faut chercher à en débattre. C’est pourquoi, nous avons cherché à inviter toutes ces personnalités pour qu’on trouve la solution » explique-t-il.

De son côté, professeur  Hassane Bah a mis un accent particulier sur le rôle des médecins dans l’exercice de leur profession. Selon lui, le premier devoir d’un médecin, c’est de soulager la souffrance des patients,  prendre le malade dans sa globalité, respecter certains droits élémentaires des patients. À savoir, le droit à la sante, à la confidentialité et le droit au  soin approprier.

« Le second rôle, le médecin doit prendre son malade avec respect et sympathie, il ne doit pas rejeter son malade, il doit comprendre le malade et lui donner des soins appropriés » précise-t-il.

Poursuivant  il dira : « je pense que c’est une formation qui vient au bon moment car, vous le savez, sans doute que de plus en plus, il y a un déficit de confiance dans la relation entre les médecins et les malades.

Pour finir, le professeur a réitéré  que cette rencontre d’échange  est très  importants pour les professionnels de santé.

Pour sa part, Yakouba Barry, Chef de cabinet du ministère de la santé  et représentant du ministre de la santé a affirmé  l’engagement de son département à accompagner et encourager cette structure qui fait la promotion des valeurs médicales. 

Aboubacar Pastoria Camara

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