Le pool des juges charge du dossier du 28 septembre a décidé de faire le 25 mai prochain, la confrontation entre le commandant Aboubacar Toumba Diakité et le commandant Marcel Guilavogui l’un des accusés dans ce dossier. A en croire les avocats de l’ancien aide de camp du capitaine Dadis, cette confrontation se déroulera sans leur présence.

Au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 23 mai, les avocats du commandant Aboubacar Toumba Diakité, détenu à la maison centrale de Conakry après son expulsion de Dakar, ont conditionné leur participation à cette confrontation par la prise en compte de leurs revendications concernant les conditions de détention de leur client.

« Nous sommes effectivement convié à une rencontre le 25 mai 2017 à 10 heures, à la maison centrale. Vous voyez déjà que c’est à la maison centrale de Conakry que Toumba est entendu. En principe, c’est dans le bureau du pool des juges que tout cela devrait avoir lieu. Quand nous avons posé la question, ils ont dit que c’est un problème de sécurité. Nous avons dit ‘’ah bon! vous savez que Toumba est en insécurité ?’’ », s'interroge l’avocat.

Pour Me Youmba Kourouma, la défense ne s’oppose à aucune confrontation, mais elle veut que cela se passe dans les règles de l’art. « Nous ne nous opposons à aucune confrontation mais au moins que nos messages soient du nouveau entendus par l’Etat. A moins que Toumba soit mis dans un cadre permettant d’évoluer  et d’assurer sa défense », précise la défense.

Avant de dire ceci : « à ce jour quand vous partez là-bas, Toumba est toujours en train de se ventiler, la poitrine est toujours dénudée. Même s’il s’efforce de causer avec nous, il n'est pas à l’aise ».

Plus loin, l’avocat a affirmé que  c’est une phase décisive qu’il (Tomba Diakité ndlr) va désormais amorcer. « Ce sont les confrontations qui vont lui  disculper ou le condamner pour l’éternité. Donc, nous ne sommes pas sûrs d’être à la confrontation ce jour à moins que les données changent », prévient Me Paul Yomba.

Ibrahima Hôre Saala BAH

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Le pool des avocats du Commandant Aboubacar Sidiki Diakité alias ‘’Toumba’’ ont réagi ce mardi 23 mai à la ressente sortie médiatique du ministre de la Justice, Garde des sceaux. Dans leur réplique, les avocats n’ont pas fait des cadeaux à  Me Cheick Sacko.    

En réagissant aux propos du ministre de la Justice, le collectif des avocats de l’ancien aide de camps du capitaine Dadis Camara, par la voix de Me Paul Youmba Kourouma s’est farouchement attaqué au ministre de la Justice, Garde des sceaux,  Me Cheick Sacko. « La dernière sortie du ministre de la Justice sans titre ni droit en violation même des prérogatives que la loi lui confère ministre de la justice mais qui, en réalité, incarne l’injustice, la discrimination, le trafic d’influence, l’usurpation des titres et de fonction, nous a frontalement attaqués au point de remettre en cause tout notre combat celui du triomphe du droit et de l’Etat de droit », déclare Me Kourouma.

Poursuivant, l’avocat accuse le ministre Cheick Sacko de se faire passer pour une partie dans l’affaire Toumba en traitant les avocats d'incompétents. « Nous ne savons pas si l’homme est mal entendant, mal informé, ou de mauvaise foi ou le tout à la fois.  Mais je crois qu’il a tronqué, dénaturé, falsifié toutes les données émises à partir de cette maison. Cela entre dans la stratégie du gouvernement à vouloir fuir ses responsabilités parce que Toumba est rentré au pays pour contribuer à la manifestation de la vérité », dénonce-t-il.

Et d'ajouter:« dans nos communications publiques et privées, nous avons appris peu à peu à omettre l’homme, à l’ignorer avec ses tarres et ses insuffisances, sa laideur intellectuelle et professionnelle. Nous avions tout mis sur veilleuse et il est revenu remettre toutes ses données en cause  et s’en est pris à nous (avocats de Toumba ndlr) ». 

Toujours dans sa réplique, Me Paul accuse le ministre de ne pas maitriser la langue de communication. « L’homme ne maitrise même pas la langue officielle de communication, au point qu’il ne mesure pas le sens des mots et les utilise à tort et à travers. Et cela même qu’il fait de bonne foi à cause de son ignorance. Le ministre de la Justice est en train à travers cette sortie de démontrer ou de mettre en doute ou en cause la sincérité, la crédibilité de ses diplômes s’il en a obtenu à la suite d’étude saisonnière. C’est là le danger de l’importation des cadres handicapés intellectuels ne maitrisant ni le pays, les lois, les hommes, les usages encore moins l’éducation. Et ce en cela d’ailleurs que nous interpellons le chef de l’Etat pour lui demander de se débarrasser de   son complexe qui consiste à ne rien voir dans le cadre guinéen sédentaire et à nous faire venir cette diaspora comme des criquets pèlerins au point que pour un sujet aussi important, il fait pleurer toutes les famille et qui n’arrive même pas à faire le deuil qu’il vient programmer la distraction », martèle le conseiller de Toumba.

Plus loin, Me Paul Yomba se dit surpris du vocabulaire qu’a emprunté le ministre en s’attaquant à eux. « Nous sommes très surpris, pas pour l’attaque mais des termes émanant d’un personnage qui dit-on a évolué dans le pays qui fut la mère des droits de l’Homme. Il s’est exprimé dans une phraséologie qui sincèrement fait honte au monde judiciaire. Nous voyons par exemple que le ministre de la justice dit ’’il faut que les avocats de Toumba pensent à l’intérêt de leur client avant de penser à leur ego personnel’’. Le ministre oublie qu’Ego et personnel veulent dire la même chose», déplore l’avocat.

Ibrahima Hôre Saala BAH

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Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu ce jeudi 27 avril 2017, sa décision dans l’affaire opposant l’homme d’affaire Kerfala Person Camara  à l’homme politique Thierno Mamadou Bah. Dans ce verdict, l’ancien journaliste est condamné à 1 an de prison assorti de sursis et au payement d’un franc symbolique.

Après un mois de procès, le verdict dans l'affaire qui oppose le président de la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC), Thierno Mamadou Bah,   au directeur général de la société Guico-press S.A est tombé aujourd'hui. Poursuivi pour ‘’chantage et diffamation’’ au préjudice de KPC, Thierno Mamadou a été condamné pour des faits de tentative de chantage qui n’étaient préalablement pas inscrits dans la plainte.

Dans son délibéré, le tribunal a rejeté les faits de délit de diffamation et de chantage reproché à Thierno Mamadou Bah. « Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnelle et en première ressort après en avoir délibéré sur l’action publique, déclare que le délit de diffamation reproché à Thierno Mamadou Bah n’est pas établi à son encontre et le renvoi à des fin de la poursuite par rapport au dit délit. Constate que le prévenu Thierno Mamadou Bah n’a obtenu la remise de quoi que ce soit de la part de la partie civile Kerfala Camara KPC », déclare Thierno Souleymane Barry.

Par contre, le tribunal a requalifié les faits reprochés à Thierno Mamadou Bah en tentative de chantage et a déclaré l’ancien directeur du journal hebdomadaire ‘’le défi’’  coupable dudit délit au préjudice de Kerfala Camara KPC. « En faisant application des dispositions des articles 18, 396 et 398 du code pénale condamne Thierno Mamadou Bah à un an de prison assorti de sursis et au payement d’un franc symbolique en faveur de KPC au titre de dommage et intérêt », tranche le juge Thierno Souleymane Barry.

L’avocat de la partie civile s’est réjoui de la décision du tribunal. Toute fois, il met en garde toute personne qui se hasardera à s’attaquer à son client de repondre devant la justice. « Le tribunal vient de donner le ton et ce n’est pas la fin. Quiconque s’attaquera aussi de cette manière à mon client (l’homme d’affaire ndrl) va répondre les faits qui lui sont reprochés de la même manière que Thierno Mamadou Bah, qui a répondu devant cette juridiction », souligne Me Pépé Antoine Lama. 

L’accusé et ses avocats ont annoncé leur intention d’interjeter appel dès aujourd’hui parce que pour eux, c’est un procès insolite.

Ibrahima Hôre Saala BAH

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A l’instar des autres tribunaux comme celui de Mafanco et Kaloum, le tribunal de première instance de Dixinn a ouvert ses audiences criminelles ce lundi 24 avril 2017.Ce sont au total 230 affaires dont 70 cas de viols qui ont été inscrites au rôle d’audience dudit tribunal.

A l’occasion de cette cérémonie qui a connu la présence de plusieurs personnalités évoluant dans le domaine juridique et judiciaire de la Guinée, le procureur général près du tribunal de Dixinn Sydi Souleymane N’Diaye est revenu sur  la loi qui donne les tribunaux de première instance les compétences de juger  en matières criminelles.

Selon  Sidy Souleymane N’Diaye, « c’est L’article 25 de la loi n° 2015/019/AN du 13 aout 2015, qui  a disposé, en effet, que le tribunal de première instance statuant en matière criminelle prend la dénomination de tribunal criminel. Au surplus, l’article 379 du code de procédure pénale a indiqué que le tribunal de première instance est compétent pour connaitre les crimes, délits et des contraventions ».  

« C’est sur le fondement de ces dispositions, dit-il, que le tribunal de première instance de Dixinn commence aujourd’hui le jugement des affaires criminelles », ajoute le procureur N’Diaye.

Parlant du nombre de dossiers à juger courant ces audiences criminelles, le procureur de Dixinn a fait savoir que sa juridiction a, à travers trois formations différentes va juger 230 affaires dont 70 cas de viols, 61 cas de vols à main armée et 31 cas d’associations de malfaiteurs.

De son coté, la présidente du tribunal de Dixinn, Hadja N’Balou Keita, a rassuré la tenue d’un procès équitable sur les dossiers inscrites sur le rôle. « Au cours des audiences qui vont commencer, il me plaise de rassurer déjà le public de la tenue de procès équitables qui tiendra compte du respect de tous les principes gouvernant un  procès pénal, à savoir le principe de la présomption d’innocence et du respect des droits de la défense », indique Hadja N’Balou Keita.

Avant de souligner que la tenue des audiences criminelles par les tribunaux de première instance accorde un double avantage. « Ça permet aux accusées de bénéficier désormais du principe de double degré de juridiction, mais aussi et surtout de la célérité dans le traitement des dossiers, ce qui constitue une avancée notable dans l’évolution de notre système judiciaire », rassure-t-elle.

A la suite de l’appel nominatif des dossiers par la présidente du tribunal, les avocats de la défense ont sollicité un renvoi à quinzaine pour rentrer en connaissance des dossiers. Une demande que le tribunal a accepté en renvoyant pour le lundi 8 mai 2017 pour les débats au fond.

Ibrahima Hôre Saala BAH

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