Le partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et maritime en Afrique de l’ouest (PRCM) a animé une conférence de presse ce jeudi 8 juin 2017 à Conakry à l’occasion de la Journée mondiale des océans. Le thème retenu de cette année est « les océans, notre futur ».

Le PRCM est une coalition d’acteurs travaillant sur les problématiques du littoral ouest africain et couvrant sept pays. Il a pour mission la représentation des acteurs et la défense des intérêt de la conservation de la zone côtière et marine(CCM) à l’échelle de la région et à l’international.

Dans son intervention, Ahmed Senhouri, directeur de ladite organisation a rappelé le rôle de la presse dans cette communication avant d’expliquer l’importance et les menaces dont souffre les océans et la zone côtière dans différents pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Guinée.

« Le partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et maritime(PRCM) mettra tout en œuvre  pour contribuer à la préservation des fonctions et de la richesse des océans et du littoral », affirme-t-il.

Poursuivant son intervention, il ajoutera  que le PRCM est déterminé à mettre à la disposition de tous les acteurs et décideurs notamment ceux de la Guinée suffisamment de connaissances et d’outils qui leur permettraient de prendre les meilleures décision dans l’intérêt de tous. L'humanité célèbre, chaque 8 juin, la journée mondiale des océans et de la zone côtière.

Pour sa part,  Theophile Richard, le directeur du milieu marin au ministère de l’Environnement a expliqué de long en large les efforts consentis par le gouvernement pour la protection des océans guinéens. Selon lui, cela s'est matérialisé par la création de la préfecture maritime.

 Enfin, dira-t-il,  quatre habitants de la Guinée sur dix vivent sur le littoral avant de conclure que toutes les activités économiques et industrielles sont sur cette bande côtière.

Aboubacar Pastoria Camara

“Si une partie seulement de la société profite de certaines richesses, une déprédation de l'environnement - une marée noire ou un nuage toxique radioactif - frappe toutes les classes sociales et traverse les frontières.” Ulrich Beck

La célébration de l’édition 2017 de la journée mondiale de l’environnement s’inscrit dans un contexte particulièrement difficile et désastreux pour la Guinée. En effet, nous assistons de plus à une accélération de la dégradation de l’environnement dans notre pays. Cette réalité à pour conséquence l’altération de la qualité de vie et la santé des populations. Et surtout le dérèglement du fonctionnement naturel des écosystèmes.

Plusieurs facteurs sont à l’ origine de la dégradation continue de l'environnement en République de Guinée. Ce sont:

  1. L'exploitation anarchique des forets par des sociétés comme Foret Forte et par des centaines de particuliers pour le bois de meubles et de construction, le tout sous l'œil complice des agents en charge de la protection des forets;
  2. Les autorisations irresponsables d'exploitation des forets qui n'épargnent aucune forêt classée. C'est le cas des forêts classées de Ziama dans la Préfecture de Macenta et de Diécké dans la Préfecture de Yomou. La forêt de Ziama par exemple a été érigée en forêt classée depuis 1932. Depuis 1980, l’UNESCO l'a conféré le statut de patrimoine mondial de l'humanité. En 1981, elle a été déclarée comme la réserve de la biosphère universelle. Selon les scientifiques, elle abrite 1300 espèces végétales et 547 espèces animales);
  3. L'absence de reboisement malgré la perception des taxes y afférentes payées par les exploitants forestiers par les différentes autorités de l'Etat;
  4. La dépendance des populations du charbon du bois comme source quasi unique d'énergie pour les foyers guinéens;
  5. La pratique de L'agriculture extensive avec ses multiples conséquences (les feux de brousse, l'érosion, etc.)
  6. L'allumage des feux de brousse pour des fins de chasse et par d'autres acteurs malintentionnés;
  7. L'exploitation anarchique des mines sans égard aux exigences de protection de l'environnement;
  8. L'absence de désintoxication et de reconstruction du relief des terres après l'exploitation minière;
  9. Le manque de gestion adéquate des ordures et des déchets produits dans les centres urbains et semi-urbains, particulièrement dans la ville de Conakry.

Le Compte tenu de cette situation alarmante, le Bloc Libéral profite de cette célébration de la journée mondiale de l’environnement pour exhorter le gouvernement guinéen à prendre les mesures suivantes :

  • Vulgariser et faire respecter le « Code de l’Environnement » ;
  • Mener des campagnes de sensibilisations pour inciter les populations à reboiser et à assainir leur environnement ;
  • Accroitre la présences des agents des eaux et forêt dans les zones potentiellement menacées ;
  • Elaborer une politique de développement qui tienne compte de la protection de l’environnement ;

Enfin, le Bloc Libéral saisit cette occasion pour inviter les populations Guinéennes à faire preuve de civisme en mettant la protection de l’environnement au cœur de leurs préoccupations.

Fait à Conakry, le 5 juin 2017

Le Bloc Libéral

L'Union Africaine ayant joué un rôle prépondérant et souscrit à l'accord sur le climat de Paris répond au Président américain, Doanld Trump. Dans un communiqué publié ce 3 juin 2017, elle réaffirme son soutien total et inconditionnel à l’accord de Paris.

COMMUNIQUE DE PRESSE

L'Afrique, peu émetteur de gaz a effet de serre, est le continent le plus touché par les conséquences du réchauffement climatique. En ce moment même, les effets du changement climatique se font déjà sentir sur les populations d’Afrique. Les recherches effectuées montrent que le changement de température se répercute sur la santé, les moyens de subsistance, la production alimentaire, la disponibilité en eau et la sécurité globale des Africains.

Sept des dix pays les plus menacés par le changement climatique sont en Afrique.

Changement de climat et pauvreté

Les précipitations ont diminué dans une grande partie du Sahel et de l’Afrique australe, et ont augmenté dans certaines régions d’Afrique centrale. Au cours des 25 dernières années, le nombre de catastrophes météorologiques telles que les inondations et les sécheresses a été multiplié par deux. Cela explique pourquoi l’Afrique connaît le taux de mortalité dû aux sécheresses le plus élevé du monde. 

Pour exemple Le lac Tchad poumon économique et environnemental de l'Afrique Central (Niger -Tchad - Nigeria - Cameroun) ne cesse de s'assécher depuis 1950.

Le changement climatique a déjà altéré les écosystèmes marins et d’eau douce en Afrique. 

Le paysage se transforme sur tout le continent. Les sécheresses, les vagues de chaleur et les inondations ont réduit le rendement des cultures et la productivité du bétail. 

Les impacts du changement climatique sur l’agriculture et d’autres systèmes alimentaires accroissent les taux de malnutrition et contribuent à la pauvreté. 

Changement du climat et immigration

L’accentuation de la pauvreté entraîne beaucoup de jeunes dans l’immigration avec des conséquences dramatiques. D’un côté, nos jeunes meurent dans le désert libyen ou les eaux de la méditerranée, de l’autre côté, nous avons la montée du populisme en Europe. Comme l’Esclavage à une certaine époque, l’immigration est en train de vider l’Afrique de ses forces vives.

Changement de Climat et terrorisme

Le terrorisme fleurit sur le terrain de la pauvreté. Aussi le trafic de drogue, le crime organisé et le terrorisme sont donc dû en grande partie au changement climatique.

Les recherches effectuées montrent que le changement de température se répercute sur la sécurité globale des africains.

Les impacts du changement climatique peuvent exacerber les problèmes de sécurité nationale sur le continent et augmenter le nombre de conflits internationaux et développer le terrorisme.

Les conflits ont souvent pour origine l’utilisation de ressources naturelles, de terres fertiles et d’eau dont les quantités sont déjà limitées. Un accès en continu à des sources d’eau revêt une importance cruciale dans de nombreuses régions d’Afrique. La modification des périodes et de l’intensité des précipitations menace toutefois la disponibilité en eau, une ressource limitée aujourd’hui à l’origine de conflits.

« Selon un rapport des Nations Unies, l’accès à l’eau pourrait constituer la principale cause de conflits et de guerres en Afrique au cours des 25 prochaines années. De telles guerres séviront très probablement dans les pays devant se partager des fleuves et des lacs. »

La modification des précipitations et de la température se répercute déjà sur le rendement des cultures en Afrique subsaharienne. Cela a entraîné des pénuries alimentaires qui ont déclenché une migration transfrontalière et des conflits intrarégionaux, eux-mêmes à l’origine de l’instabilité politique et du terrorisme international.

Le continent africain, bien qu’il soit moins responsable que d’autres des facteurs anthropiques à l’origine du changement climatique, est pourtant celui qui en souffre le plus directement, pour toutes ces raisons l'Union Africaine exhorte la communauté internationale à mettre en œuvre et accélérer la mise en place des Accords de Paris. Elle mettra à profit le sommet du G20 pour sensibiliser davantage le Président des Etats-Unis Donald Trump à propos des enjeux du réchauffement climatique pour l’intéresser à cette question et impliquer davantage son pays dans l’effort mondial pour faire face à ce défi qui interpelle plus encore les nations africaines que celles du reste du monde.

L’union Africaine qui a joué un rôle prépondérant pendant les assises de la COP 21 et a souscrit à tous les engagements réaffirme son soutien total et inconditionnel à l’accord de Paris.

 

La population de la sous-préfecture de Bossou dans la préfecture de Lola est en deuil suite à la mort naturelle de la grand-mère de la communauté des Chimpanzés de Gban, samedi, 18 mars 2017, raporte l’AGP.

Ce chimpanzé, du nom de Vélou, est né en 1959 et a vécu avec sa famille pendant des décennies dans les montagnes de Gban, qui planent sur le village Bossou en Guinée Forestière.

Ce sont les pleurs des autres membres de sa famille qui ont attiré l’attention des guides. Ainsi, le corps de cette vieille de 58 ans a été trouvé au sud du mont Gban.

A l’annonce, une équipe de guides, composée de responsables de l’Institut de Recherche Environnementale (IRE) de Bossou, dirigée par Boniface Logbéla, a fait le déplacement pour amener le corps dans l’enceinte dudit institut, où attendaient les autorités locales, les sages et une forte mobilisation de la jeunesse.

Ces chimpanzés qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde, vivent en famille et ne s’accouplent pas entre eux, parce qu’ils se considères comme étant des frères et sœurs.

C’est bizarre, au moment où les responsables de l’IRE de Bossou présentaient les condoléances d’usage, deux (02) jeunes chimpanzés ont fait leur apparition, puis retournés dans les montagnes.

Ainsi, tous les honneurs ont été accordés à cette grand-mère Vélou avant d’être enterrée dans l’enceinte de l’Institut.

A noter, qu’il ne reste, de nos jours, que sept (07) chimpanzés, dont 04 femelles.

Paix à l'âme de la Vielle Vélou Amen!

AGP

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