Pour contribuer à la formation des jeunes guinéens, l’Agence du Service civique d’Action pour le Développement (ASCAD) a procédé au concours de  recrutement de sa 5ème promotion. La cérémonie s’est déroulée ce mardi 17 octobre 2017 à la bluezone de Kaloum.

Ces jeunes seront formés en hôtellerie, de la sécurité, de la maçonnerie-carrelage-peinture, de l’électricité bâtiment, de la plomberie sanitaire, de la menuiserie aluminium et de la métallerie.

Le  commandant de brigade Amadou Doumbouya, le directeur général de l’ASCAD a constaté que ce recrutement  se passe dans les règles de l’art. En plus, la demande est  supérieure à l’offre. "Plus de 700 jeunes participent à ce concours pour venir être formés  l’ASCAD", déclare-t-il.

La particularité de ce centre de formation, le commandant Doumbouya précise que "nous avons quelque chose qui font la particularité. C’est la formation civique et citoyenne que l’ASCAD donne à ces jeunes d’abord.  Ensuite,  peut être après la qualification professionnelle, il  s’agit du suivi que l’ASCAD assure pour ces jeunes pour qu’ils se prennent en charge en allant travailler  par exemple dans les structures qui sont affluées  ou bien qui sont partenaires au service civique d’action pour le développement", ajoute-t-il.

 Il a rassuré que ces jeunes après la formation vont faire un stage régulièrement dans ces entreprises et les 80%  trouveront de l’emploi.

"Dans un premier temps je vais prendre 130 jeunes et aujourd’hui nous venons de signer tout de suite avec le projet  Bosch pour la formation de ces jeunes en plusieurs filière en BTP. Donc cela va me permettre de prendre 300 autres pour l’année qui suive", conclut-il.   

A signaler que les critères de sélection  sont entre autre : être Guinéen, âgé de 18 à 40 ans, être en bonne santé physique et morale, être volontaire à servir.

Aboubacar Pastoria Camara

A l'occasion de la journée internationale de la jeune fille célébrée cette année, sous le thème "autonomisons les filles : avant, pendant et après les crises", c'est la première Dame de la République de Guinée, Djéné Kaba Condé, accompagnée par certains membres du gouvernement, a présidé la cérémonie.

" Il n’est plus un secret pour personne que plusieurs indicateurs d’autonomisation des filles positionnent notre pays à une place de premier plan peu reluisante", a indiqué la ministre de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l'Enfance. C'est pourquoi, Hadja Mariama Sylla que ce thème semble avoir une signification particulière en guinée.  

Elle a dénoncé aussi "des pratiques affectant les droits inaliénables des filles notamment les mutilations génitales féminines, les viols ou les mariages précoces".

Pour sa part, Hadja Djéné Condé, l’objectif de la présente cérémonie  réside dans la volonté  de procéder à une conscientisation des décideurs à tous les niveaux, face aux contraintes qui pèsent sur les vécus de la jeune fille.

"Pour ce faire, un vaste  plaidoyers en faveur de  l’épanouissement qui passe nécessairement par la reconnaissance et l’exerce de ces droits, est fait à cette occasion", déclare-t-elle.

Elle a enfin invité toute la communauté nationale et internationale à unir leurs forces en vue d’apporter une réponse commune offrant à la jeune fille une meilleure protection capable de garantir sa santé et son bien-être.

Aboubacar Pastoria Camara

Conakry, le 29 Septembre 2017 -Dans la journée du mardi, le 19 septembre 2017, monsieur Alpha Oumar Barry, citoyen guinéen a été déféré à la maison  centrale de Conakry  par le Tribunal de Première Instance de Conakry II pour des faits de vol aggravé au préjudice d’une citoyenne. Après avoir accompli les formalités d’enregistrement de l’intéressé par le greffe de la prison, il a été affecté à la cale C5.

Cependant, plusieurs témoins dont des détenus ont remarqué  que la greffière en chef de la Maison centrale s’intéresse de manière inhabituelle au détenu.  C’est ainsi qu’elle a contacté le gardien chef pour lui demander des faveurs tendant à transférer Alpha Oumar Barry de la cale C5 à la cale mécanique où la surveillance est moins sévère pour procurer à celui-ci le minimum de commodité et de confort.

Par la suite, elle a communiqué à plusieurs reprises avec lui devant témoin sans que l’on n’en sache les motifs. Elle l’a sorti de la cale pour l’installer dans la cour sans raison sérieuse.

Il sera révélé plus tard qu’elle a des relations de voisinage au quartier Yattaya avec la mère et  toute la famille du détenu. Leur dernier entretien a eu lieu le vendredi, 22 septembre 2017 aux environs de 14H. C’est à partir de ce moment que M. Alpha Oumar Barry a disparu de la prison.

Il a fallu le contrôle physique des cales  à la fermeture pour établir formellement son évasion. Automatiquement, le régisseur a informé le directeur de l’administration pénitentiaire qui a instruit de faire immédiatement des investigations à l’interne pour identifier les agents qui ont provoqué et favorisé cette évasion.

La greffière a reconnu à l’enquête préliminaire qu’elle a eu des entretiens avec le détenu et être son voisin dans le quartier.

Quant au gardien chef, ce dernier a eu connaissance des démarches de la greffière en faveur de Alpha Oumar Barry ayant abouti au transfèrement de celui-ci de la cale C5 à la Cale mécanique, sans que l’autorité de tutelle (régisseur) n’en soit informée.

En ce qui concerne le portier (gardien de la porte centrale) celui-ci semble avoir été particulièrement néglige, car  M. Alpha Oumar n’a pu sortir que par la porte officielle de la prison.  Et ce jour, aucune tentative d’évasion n’a été enregistrée et aucune escalade des murs signalée.

A préciser que la prison est entourée de plusieurs PA de l’armée, de la gendarmerie et de la police.

Après son évasion, Alpha Oumar Barry a été recueilli dans la nuit du vendredi à samedi aux environs de 3H du matin, au quartier Tombo par un de ses complices présumé du nom de Mamadou DIALLO vendeur  d’essence.

Celui-ci est soupçonné  d’avoir aidé et facilité sa fuite. Aussi, il a téléphoné à la mère du fugitif  à plusieurs reprises pour exiger une rémunération pour son assistance.

Face à cette situation, le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux a aussitôt  suspendu de ses fonctions la greffière en chef de la maison centrale de Conakry. Les deux (02) agents pénitentiaires seront, à leur tour suspendus de leurs fonctions par le Directeur de l’administration pénitentiaire.

 A la date d’aujourd’hui, les quatre (04) personnes ci-dessus citées ont été interpellées, déférées, au parquet du tribunal de première instance de Kaloum, inculpées de complicité d’évasion de détenu et placées sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction de Kaloum, en application des articles 19 , 741, 746 et suivants le code pénal.

Dans l’intérêt de la loi et de l’ordre public, ceux-ci ont été placés  dans des prisons différentes et pour éviter toute communication ou conversation frauduleuse entre les inculpés, jusqu'à la clôture définitive de l’information ouverte au niveau du tribunal de Première instance de Kaloum.

Il faut noter que des avis de recherche sont été lancés au niveau de tous les services de sécurité, en vue de retrouver le fugitif.

A ce jour, tous les moyens matériels et humains sont déployés à tous les niveaux pour que monsieur Alpha Oumar Barry soit  appréhendé et remis en détention avec toutes les conséquences de droit.

Il est à espérer que son interpellation sera une question de jour ou même d’heure.

Le Ministère de la Justice

Après les douloureux événements survenus à Boké depuis quelques jours, le gouvernement de Mamady Youla est sorti de son silence. Il s'est dit, à travers un communiqué, consterné par "les atteintes graves à la sécurité des personnes et de leurs biens". Il a déploré "des attaques d'une rare violence". Communiqué

Conakry, le 21 Septembre 2017 – Suite aux évènements malheureux qui se déroulent depuis plusieurs jours dans la Préfecture de Boké, le Gouvernement tient à rappeler que le droit de manifestation, reconnu par la Constitution, est appliqué depuis plusieurs années sans restriction et dans le strict respect de la loi.

C’est donc avec consternation que le Gouvernement constate le déclenchement dans plusieurs localités de Boké, de mouvements caractérisés par des atteintes graves à la sécurité des personnes et de leurs biens, des attaques d’une rare violence des symboles et représentants de l’Etat, des destructions d’édifices publics et de biens de sociétés privées.

C’est ainsi qu’au titre des nombreuses violences recensées ces derniers jours à Boké, on peut noter:

  1. Des attaques contre le personnel et les infrastructures de santé ;
  2. Des attaques contre le personnel et les infrastructures des Forces de Défense et de Sécurité :
  3. Des destructions d’édifices publiques et incendies d’infrastructures socio-économiques de base ;
  4. Des attaques contre le personnel et les installations des sociétés privées;
  5. Des entraves à la circulation sur les voies publiques ;
  6. Des tentatives de déboulonnage des rails des trains minéraliers ;
  7. Des tentatives de sabotage des installations de fourniture d’eau potable aux populations ;
  8. L’empêchement des camions citernes de ravitailler les centrales thermiques ;
  9. La généralisation de la violence occasionnant des pertes en vies humaines et mettant en danger les paisibles populations locales et expatriés.

Au regard de ces agissements inacceptables, le Gouvernement tient à condamner avec fermeté ces actes qui s’inscrivent clairement en marge de la légalité.

Le Gouvernement assure les paisibles populations de ces localités que les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens et la sécurisation effective des édifices publics et des infrastructures économiques.

Le Gouvernement tient à affirmer que si les revendications légitimes et exprimées par les voies légales continueront d’être examinées et traitées, les responsabilités seront également situées et les dispositions prises pour tous les cas d’actes illégaux.

Le Gouvernement tient à exprimer aux victimes sa compassion et invite les populations au calme et à la retenue.

La Cellule de Communication du Gouvernement

Le Leadership Jeune pour la Paix et le Développement en Afrique est au cœur de la  promotion de la bonne gouvernance en Guinée. Cette  organisation non gouvernementale se veut être un élan  pour mettre les gouvernants et les gouvernés dans le même panier pour une bonne collaboration. C'est en cela qu'elle organise dans les 5 communes de la capitale des sessions de formation des leaders.

Ces différentes formations visent à renforcer leurs capacités dans la bonne gouvernance, la rédevabilité et le plaidoyer. " Nous ne sommes pas des organisateurs exclusifs. Vous êtes aussi des organisateurs parce que ce projet nous l'avons réfléchi ensemble et nous allons le réaliser ensemble. C'est un projet qui interpelle tous les citoyens à s'investir dans le contrôle citoyen de l'action publique pour instaurer dans notre pays la bonne gouvernance basée sur la collaboration", exhorte Bangaly Minata CAMARA, le directeur exécutif de LEJEPAD.

En terme de principes de collaboration,  le directeur exécutif, indique  que c'est une collaboration citoyenne et non d'adversité entre les élus locaux et les citoyen. "Nous ne sommes pas dans la logique d'adversité. C'est une relation de proximité, de fonction et de compte rendu. Ils sont les gouvernants et eux aussi, ils doivent nous faire le compte rendu de ce qu'ils font de 'action publique. Une chose qui doit être assimilée et par les gouvernants et par les gouvernés", indique-t-il.

Pour cette formation dans la commune de Matoto, la mairie  n'a pas voulu rester en marge. Elle collabore avec LAJEPAD dans cette dynamique de plaidoyers,  de mouvement de suivi des services publics.

" Nous sommes très contents de voir ces initiatives de suivi du mécanisme de ce que font les uns et les autres qui gouvernent et qui sont chargés de gérer les affaires publiques. Nous de la mairie de Matoto, nous sommes prêts à accompagner ces actions. Il est important que les jeunes au lieu de passer les forces pour comprendre comment les affaires courantes sont gérées. Il est mieux pour nous, d'échanger, de sensibiliser. et les responsables, aussi doivent avoir la culture de rendre compte de notre gestion", affirme Mory DIAKITE, le Directeur des micros-réalisations  à la mairie de Matoto.

Pendant deux jours, des jeunes vénus de différentes associations seront outillés  sur les techniques de plaidoyers, contribuer à la promotion de la participation et l'engagement citoyen.  

Il faut noter le Leadership Jeune pour la Paix et le Développement en Afrique ne compte pas se limiter  à ces actions de formation. Elles visent aussi à organiser des débats publics, tout en mettant face à face les jeunes leaders et les élus afin d'expliquer leur mode de gouvernance.

                                                                                                             Amadou K. DIALLO

Photo d'archive

Il y a huit ans, des centaines de Guinéens ont été massacrés par les forces de défense et de sécurité au stade du 28 septembre à Conakry. Dirigée par des putschistes, la Guinée a connu le pire des crimes contre l'humanité: plus de 150 personnes tuées, plus d'un millier de blessés et de nombreux disparus

Depuis 8 ans, des milliers de Guinéens attendent toujours justice après l'horrible massacre du 28 septembre 2009. Un pool de juges mis en place a déjà entendu plusieurs témoins et inculpés plusieurs personnalités civiles et militaires.

Les victimes réunies en association se battent depuis pour être situées sur l'inculpation des présumés auteurs de ce massacre inédit sur le sol guinéen.

Contre toute attente, certains présumés bourreaux se la coulent douche dans les hautes sphères de l'Etat au grand dam des victimes qui, pour la plupart, ont tout perdu. Malgré les insistances des organisations de défense des droits de l'homme et les associations des victimes, la justice guinéenne peine à ouvrir le procès.

D'ailleurs, l'un des problèmes majeurs auquel est confronté le pool des juges, c'est le cas du Capitaine Moussa Dadis Camara, en exil forcé à Ouagadougou au Burkina Faso. Ce dernier qui a pris le pouvoir après la mort du général Lansana Conté est empêché de regagner à Conakry. Il a plusieurs fois tenté de rentrer au bercail mais en vain.

Chaque année, le ministère de la Justice promet la tenue du procès mais malheureusement, les fonds alloués pour cette activité ne sont pas disponibles.

Récemment, des ong locales ont menacé de saisir la Cour de la Justice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) parce qu'elles notent une lenteur dans le processus.

Déjà, le ministre de la Défense à l'époque des faits, le général Sékouba Konaté a, quant à lui, suggéré que le procès soit transféré  à la Cour Pénale Internationale -CPI-.

De tout ce quiproquo, les perdants demeurent les victimes car elles sont nombreuses qui sont mortes sans avoir connu la justice.

Aujourd'hui, les défenseurs des droits de l'homme se demandent à quand la tenue d'un procès juste et équitable des présumés auteurs du massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom.

Amadou Kendessa Diallo

Condamnés depuis 2013 par la Cour d’assises de Conakry, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo et Mme Fatou Badiar Diallo croupissent toujours en prison. Leurs avocats avaient interjeté appel de cette décision et la Cour Suprême a annulé la décision de la cour d'assises en 2016.  Ce qui avait suscité un ouf de soulagement de la part des mis en cause et de leurs avocats. Désormais, ce sera chose faite. Hier mercredi 20 septembre 2017, Me Béavogui, avocat à la Cour, a annoncé la réouverture du procès le 16 octobre prochain.

L'annonce a été faite hier  au cours d'un point de presse organisé pour rappeler le développement du dossier depuis  le 27 juin 2017. "La Cour Suprême a cassé, annulé l’arrêt de la cour d’assise de Conakry de 2013 et renvoie l’affaire devant le tribunal de criminel  de Conakry 2" a-t-il rappelé.

Poursuivant son intervention, le conférencier a précisé que de cette date à nos jours, ils ont  écrit plusieurs courriers aux autorités compétentes pour obtenir la remise en liberté ou la programmation de l’audience de leurs clients.

"Nous avons eu des échanges fructueux mais qu’a cela ne tienne, il est question de détention. Le temps joue sévèrement contre nos clients qui ont  besoin d’être situés sur leur sort pénal", ajoute-t-il.

Parlant de la nouvelle du jour, Me Beavogui a signalé que c’est aux environs de 13h30 de ce mercredi que le procureur de la république près du tribunal de première instance de Conakry 2 lui a  donné la très bonne nouvelle comme quoi, le dossier est retenu pour l’audience du 16 octobre 2017.

"Une personne en détention n’est contente que lorsqu’on s’intéresse à son, cas à son sort et qu'une date est fixée pour examiner sa situation pénale", conclut-il.

Le 19 juillet 2011, des inconnus ont attaqué le domicile du président Alpha Condé. Le bilan est d'un mort et de dégâts matériels importants.

Les jours qui ont suivi, plusieurs hauts gradés de l'armée et des civils ont été mis arrêts, jugés et condamnés à des lourdes peines. C'est le cas de AOB et de Fatou Badiar Diallo condamnés à 15 ans de prison.

Aboubacar Pastoria Camara

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