Dans le souci d’électrifier tout le pays, l’électricité de Guinée (EDG), a reçu 50 poteaux écologiques de la part d’une société norvégienne. La cérémonie s’est déroulée ce mercredi 25 avril 2018 à Hamdallaye dans la commune de Ratoma en présence du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique.

A cet effet, le représentant de la société donatrice, M. Sagno a indiqué que les poteaux écologiques sont une génération de nouveaux poteaux fabriqués avec une technologie qui combine des matériaux nouveaux et respectueux de l’environnement.

Selon lui, la mise à la disposition de ces 50 poteaux à l’EDG s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote qui permettra à la société guinéenne d’électricité de les tester sur un site de son choix afin d’en apprécier la fiabilité pour une utilisation future sur les réseaux de transport d’électricité.

 « J’aimerai toutefois rappeler que les différents tests de performances ont été effectués avec succès sur ces poteaux écologiques dans nos usines de production au Kenya », rappelle-t-il.

Il a aussi noté la capacité de résistance de ces poteaux aux feux de brousse, autres incendie, aux termites mais aussi aux pics.

« En outre, la forme homogène et le poids léger de ces poteaux permettent aisément de les empiler, de les transporter et manipuler. A titre d’exemple, un camion peut transporter facilement 100 poteaux écologiques. Ce qui fait la différence aux autres », explique-t-il.

Il a également promis la construction d’une usine de fabrication de poteaux écologiques en république de Guinée, notamment à Friguiagbe dans la préfecture de Kindia. « Notre souhait serait que la première usine d’Ecopole en Afrique de l’Ouest soit abritée par la Guinée », dit-il.

Il a enfin signalé qu’il reste convaincu que la pose de la première pierre de cette unité industrielle sera très bientôt, « car sa réalisation constituera un vecteur de développement socio-économique dans la région, compte tenu des besoins du pays en infrastructures électriques » conclut-il.

De son côté, le ministre de l’Energie, Check Talibé Sylla, a précisé que   la particularité de ces poteaux, est qu’ils sont fabriqués à partir de polyéthylène et des bambous.

Parlant l’implantation de l’usine de poteaux écologiques en Guinée, Talibé Sylla a indiqué qu’elle va pouvoir aider les paysans à avoir d’autres revenus très importants qui vont contribuer à l’amélioration de conditions de vie de ces populations rurales dans la zone d’implantation de cette usine.

Ce sont des « poteaux résistants, aux intempéries climatiques surtout pendant la saison pluvieuse quand il y a des grands vents », ajoute-t-il.

Selon lui, ces poteaux sont différents aux autres, « par ce qu’ils résistent aussi aux insectes qui détruisent très souvent les poteaux en bois. C’est un grand contrat pour l’ensemble du pays », conclut-il.

Pour éviter les conflits dans les zones minières en Afrique en général et en Guinée en particulier, l’ONG United Support Fort Peace international rencontrera les sociétés minières dans les semaines prochaines, dans le cadre de la sensibilisation. Cette annonce a été faite au cours d’un entretien que le président   national de cette organisation a accordé à notre rédaction.

Tout d’abord, le président national, Alpha Oumar Bah, a présenté de façon globale cette organisation non gouvernementale. Selon lui, l’United Support Fort Peace (USP) international est une organisation à but non lucratif qui a pour objectif de gérer la bonne gouvernance en Guinée, la gestion et la prévention des conflits dans les zones minières. Elle est aussi chargée de promouvoir l’éducation en Guinée et tout ce qui concerne les objectifs du développement durables.

Il a également rappelé que cette ONG  est en Guinée depuis 2017. « Nous avons essayé de toucher certaines communautés, voir réellement comment implanter cette organisation en Guinée », déclare-t-il.

Parlant de l’importance de l’organisation, le président national explique : « nous, nous engageons à résoudre les conflits dans les zones minières comme le cas de Boké, de Mandiana et autres. Il y a tout le temps des conflits. Ces conflits touchent réellement la communauté, les sociétés minières et l’Etat aussi. Toutes les parties prenantes peut être perdantes dans ces conflits. Par exemple, ce qui s’est passé à Boké et à Kamsar. Quand vous calculer les pertes que SMB a subies, c’est des milliards de francs guinéens.  Donc, imaginer tout cela, ce n’est pas bon pour le pays et quand les usines sont en arrêt, par exemple le cas de Fria.  Aujourd’hui, il y a des milliers de personnes qui sont au chômage, il y a des milliers de familles qui sont dans des crises. Donc, s’il n’y a pas une organisation pour prévenir ou  gérer tout cela, ce n’est pas bon pour le pays ».

En ce qui concerne la rencontre avec les sociétés minières, Alpha Oumar Bah promet de faire dans les semaines prochaines une caravane guidée dans les sociétés minières pour rencontrer les responsables afin de leur expliquer les objectifs de leur structure. « Nous allons les rencontrer pour qu’on puisse travailler ensemble dans la prévention et la gestion des conflits dans les zones minières », dit-il.

Parlant de la place qu’occupe son ONG, le président national précise qu’ils sont comme les citoyens actifs qui doivent agir pour le bien-être de la communauté guinéenne. « C’est ce qui nous motive plus, à pouvoir aider le gouvernement mais en nous impliquant au développement de la Guinée. Parce que le gouvernement, seul, ne peut pas agir de façon globale pour solutionner tous les problèmes. Donc, il faut que certaines ONG ou la société civile se mettent à la tâche pour que certains problèmes puissent être gérés de façon locale avec la communauté, les sociétés industrielles et les sociétés minières », précise-t-il.

Il a enfin lancé un message à l’endroit des unités industrielles et les communautés riveraines. « Le message que j’ai à lancer de façon globale, les sociétés minières doivent respecter leur engagement vis-à-vis de l’Etat et au niveau des communautés, à la communauté de penser à leur propre développement », conclut-il.

Pastoria Camara

Dans le cadre de la lutte contre la maladie des animaux notamment la rage, l’Organisation des nations unies pour l’alimentation en collaboration l’agriculture (FAO) a réuni les acteurs impliqués pour échanger autour de la rédaction d’un document national. La cérémonie s’est déroulée ce lundi 26 mars 2018 sous le thème, l’élaboration  d’un plan d’action intégré de lutte contre la rage dans ‘’l’approche une seule santé’’.

L’Union des ressortissants et originaires de la Moyenne Guinée au Sénégal est secouée par une crise interne marquée par la division.  Cette situation découle en grande partie, selon nos informations, du choix très controversé fait par El Hadji Abdoulaye Sow, Président de la Moyenne Guinée lors de la mise en place du bureau du Haut Conseil des Guinéens de la Diaspora au Sénégal. Lisez les deux lettres dont notre rédaction a reçu les copies.

 

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