Les habitants de Kipé2 ont exprimé leur ras-bol ce jeudi 20 septembre 2018, concernant leur déguerpissement. Ces différentes familles n’entendent pas quitter les lieux. Car, selon ces habitants, ils ont reçu l’autorisation de construire depuis le temps du feu général Lansa Conté. Elles demandent au ministre en charge de la ville de revenir sur sa décision.

Depuis le 30 juillet dernier, les habitants de Kipé2 ont reçu une lettre d’un huissier en leur demandant de quitter les lieux au plus-tard le 30 septembre. Mais, l’ordre de mission qui leur a  été délivrée  par M. le secrétaire général du ministère de la Ville et de l’Aménagement du territoire était dû expressément à faire le bornage des lieux concernés  et a faire l’expertise et l’évaluation des battis. « A notre grande surprise, la lettre qui accompagne celle de M. l’huissier c’est la lettre que le M. nous a envoyé. C’est de nous demander de déguerpir au plus tard le 30 septembre. Ce qui est de façon flagrante et contradictoire. Ensuite, les logis en cause dans la lettre ne correspondent pas au lotissement figurant dans les documents que nous possédons. Beaucoup d’entre nous soit de coutumier, soit des gens qui ont été recasé ici, possèdent leurs plans de masse, et leurs autorisations d’occuper, leurs autorisations de construire et le certificat de propriété qui tenaient lieux de titre foncier à l’époque de l’ancien régime. En partie le régime du feu Général Lansa Conté. Je rappel que c’est M. Moussa Diakité qui était ministre de l’Habitat. C’est sous son égide que la décision a été prise de recasée dans cette zone. Donc nous pensons que la note de l’huissier bafouille nos droits. Nous estimons que le gouvernement devra prendre ces responsabilités pour faire respecter la loi, pour faire respecter les droits de citoyens que nous sommes» a expliqué El Hadj Ousmane Baldé, habitant du quartier.

Pour sa part, El hadj Malick Barry, lui, rappelle qu’en 1988, « Bana Sidibé a envoyé une équipe de géomètre qui est venue recenser ce que les gens ont eu à construire. Ils ont recensé les puis, les plantations, les bâtiments. Il nous a dit de visé une zone d’habitation moins standing. Que l’Etat allait fournir aux occupants les plans de construction. Entre temps Bana Sidibé est parti. Aucun autre ministre n’est venu nous voir. La casse de 1998 vous l’avez su. Mais après la SME a envoyé le courant EDG, a envoyé les nouveaux conteurs. Dadis est venu sillonner la zone il nous a fourni de forage. Il y a de point d’eau un peu partout. Le problème on était surprit après le discours du premier magistrat du pays  Pr Alpha Condé il a dit que personne ne sera plus déguerpis nulle part sans qu’il ne soit dédommagé et recasé. A notre grande surprise, on voit ici un huissier qui n’a même pas respecté l’ordre de mission signée par le secrétaire général qui demande je ne sais pourquoi de faire de bornage sur une zone lotie et faire une évaluation  de battu. Au même moment on reçoit un  huissier qui nous dit vous quittez à moins de 24 jours et pour d’autres 30jours. On est là, on attend la suite des événementsMais sachez au moins une chose ce que déjà les zones déguerpis ces gens là ont fait 20ans 7mois. Mais maintenant personne n’a été recasé ni dédommagé. Vous voyez la casse est passée à côté. Aucun ministre de l’Habitat ne passe dans la zone pour donner même aucune information à part Bana Sidibé» a-il-il déploré avant d’jouter que: « là où, ils ont distribué les papiers de déguerpissements ça concerne 252 concessions», souligne El hadj Malick Barry.

Hadja Rougui Barry, veuve, quant à elle demande l’Etat de revenir sur sa décision. « Depuis que mon mari est décédé il y a de cela 10ans. C’est ici que j’ai eu tous mes enfants. Je n’ai pas où aller. Le gouvernement doit renoncer à sa décision. Il ne doit pas nous faire ça. Le gouvernement doit faire à cause de nos enfants, à cause de Dieu. Nous ne connaissons aucun lieu où aller. Nous sommes là depuis 30ans. Et ça aussi c’est quand nous sommes revenu ici. Depuis que mon mari a acheté ici, cela à fait pas moins de 40ans. On prépare ici 7 kilo de riz par jour. De fois même ça ne nous suffisent pas. Donc je sais pas où aller avec tous les enfants là», a-t-elle indiqué.

Amadou Tidiane Diallo

Prévu ce lundi 17 septembre 2018  au siège de l’UDG d’El hadj Mamadou Sylla sis à kagbelén dans la préfecture de Dubréka, l’installation du ‘’kountigui’’ de la basse cote a été émaillé de violence. Suite à ces évènements, le président de l’UDG décide de porter plainte contre El hadj Sekouna Soumah et Malick Sankon.

Selon lui, cette action a  été commanditée et orchestrée par ces deux personnalités et Cheick Ahmed Camara. « Nous sommes venus installer notre ‘’Kountigui’’ de la Basse-Guinée et nous avons été attaqué par les gens d’Elhadj  Sékohouna  Soumah, de Malick Sanckon et de Cheick Ahmed Camara » accuse-t-il.

Poursuivant, il ajoute : «  ils ont caillassé les vitres des bâtiments, les parebrises des voitures, et blessés plusieurs personnes parmi nous, que nous  avons envoyé  à l’hôpital maintenant là pour les premiers soins » a-t-il précisé.

Pour  finir, El hadj Mamadou Sylla a décidé de poursuivre  les commanditaires de cette attaque  à la  justice. «  On va savoir s’il y a la loi en Guinée.  Parce qu’on va porter plainte à la justice  contre ceux qui ont détruit notre siège  et blessé nos compatriotes » promet-il.

A rappeler  que, le pire a été évité par l’intervention discontinue de quelques rares gendarmes, attirés par l’ampleur de la mobilisation des jeunes loubards.

Aboubacar Pastoria Camara

En prélude de la journée internationale de secourisme, le conseiller technique du directeur général de  la société de gardiennage et de surveillance Laguipress, explique les avantages et les difficultés que sa société rencontre sur le terrain. Dans un entretien qu’il a bien voulu accorder à notre rédaction, ce mercredi 5 septembre 2018, Aboubacar Sylla déplore le manque d’école de formation pour le secourisme.

Selon lui, Laguipress  est une  société de gardiennage et de surveillance de droit guinéen qui existait depuis 2000 en Guinée.  « Nous avons plusieurs secteurs d’activités.  En plus de gardiennage, nous évoluons  dans les secteurs comme la géolocalisation. Nous faisons une activité liée  à la sécurité incendie. Nous venons de lancer un produit, c’est le transport avec la BICIGUI » déclare-t-il.

Dans son intervention, M. Sylla a précisé que  la date du 10 septembre est une date importante pour l’humanité,  « dans la mesure où,  toute activité, qui parle du secourisme parle  de l’Homme. Secourir un être humain, c’est sauver une vie » dit-il.

Parlant des difficultés que sa société rencontre sur le terrain, le conseiller technique du directeur général de Laguipress souligne, « la première matière  c’est l’Homme, nous gérons des Hommes, donc la première difficulté est liée à l’Homme.  Imaginer  vous,  le décret  qui a fondé la société de gardiennage  et surveillance en Guinée  a été pris en 1998 par le feu Général Lansana Conté.  Cette date à nos jours, certes,  beaucoup de choses  ont été faite, mais il reste  encore » a-t-il expliqué.

Sur la même lancé, Aboubacar Sylla affirme qu’il n’y a pas une école de formation où les gens qui veulent exercer cette activité ont la chance de venir se former. « La deuxième difficulté, c’est le cadre  institutionnel, c’est lié un peu  à l’Etat  à travers ses démembrements. Donc, ce décret ça existe,  mais on a besoin de l’adopter au contexte actuel » lance-t-il.

Plus loin, il déclare que sa société enregistre plus de 4000 agents sur le terrain  et ils sont présents sur toute l’étendue du territoire nationale.

Concernant la formation des agents, Aboubacar Sylla précise, « Nous avons une politique de formation interne. Nous avons notre propre formateur qui dispense des cours pratiques et théoriques aux postulants. En plus, nous collaborons avec les structures de l’Etat, par exemple la structure qui est gérée par Général Doumbouya » ajoute-t-il.

Pour finir, le conseiller technique du directeur général a interpelé la jeunesse guinéenne de se battre et de  prendre le courage en deux mains pour transformer leur rêve en réalité.

Aboubacar Pastoria Camara

 Conakry, le 1er Septembre 2018 – Le Président de la République et le Premier Minaistre, Chef du Gouvernement ont pris un engagement fort pour l’assainissement. Cet engagement se matérialise par l'institution d'une journée de citoyenneté dénommée « Conakry Ville Propre », au cours de laquelle les citoyens sont appelés à se mobiliser pour assurer la pré collecte des déchets au niveau des familles et des concessions, et procéder au curage des caniveaux.

Très engagé aux côtés des citoyens de Lambangny pour participer aux travaux d'assainissements, le Premier Ministre entend amener les populations vers une prise de conscience pour débarrasser Conakry des ordures. 

Cet engagement et cette disponibilité du Gouvernement vise à donner une image attrayante à la capitale guinéenne. Comme pour dire que l'assainissement est un effort collectif dans lequel chacun doit manifester sa volonté afin que nos villes soient propres.

La Cellule de Communication du Gouvernement.

Dans sa mission de défendre les transporteurs routiers de Guinée, le président par intérim de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée (UNTRG)  déplore les difficultés dont soufrent  les chauffeurs dans les différentes  routes nationales.

Alpha Amadou Bah, le président par intérim de l’UNTRG a dénoncé tout cela lors d’un entretien accordé a notre rédaction à son domicile ce dimanche, 16 septembre 2018. Cette déclaration intervient suite à l’attaque en main armée des véhicules par des hommes en tenue militaire aux environs de trois  heures du matin dans la nuit du vendredi à samedi entre Boké et Gaoual, précisément dans le village de Fao. 

Dans son explication, le président par intérim de l’UNTRG a affirmé qu’il  été informé au téléphone par un de ses membres  qu’il ya eu des braquages par des hommes en uniforme sur la nationale Boké-Gaoual, précisément dans le village de Fao. « Il ya eu des dépouillements d’une dizaine de véhicules dans le district Fao dans la préfecture de Boké, c’est déplorable pour le transporteur guinéen. Ce qui est grave dans ça, les agents de la sécurité étaient  informés de tout ce qui s’est  passé.  De trois heures du matin à 16 heures, aucun agent n’a intervenu.  C’est  vraiment déplorable ce que traversent nos transporteurs sur les routes », a-t-il déploré.

Parlant du mauvais état de la route, le représentant d’Elhadj Souleymane Cissé a déclaré que ce sont les transporteurs routiers  qui ont cotisé un montant de plus de 150 millions de francs guinéens  pour réparer  la route de Boké- Gaoual en cette saison pluvieuse.

Poursuivant, il a rappelé que le gouvernement a un  droit  de penser aux transporteurs routiers de guinée. « C’est pas  avoir seulement leur besoin sur nous. Il nous a demandé de faire la visite technique et de payer la vignette. On paye tout  ce là pour une route bien faite.  J’ai entendu aussi, le ministre des Travaux publics annonce l’instauration du pesage et le peignage en Guinée comme les autres pays de la sous région. Je crois que notre pays n’est pas arrivé à ce niveau parce que nos routes ne répondent pas  aux  normes  internationales », martèle-t-il.

Pour finir, le syndicaliste a demandé aux ministres des transports, de la sécurité et de la défense  de les aider. «  Surtout de chercher les moyen de déplacements pour les agents afin qu’ils puissent faire la patrouille », lance-t-il.

Aux transporteurs routiers de Guinée,  d’informer l’UNTRG à temps réel  de ceux qu’ils subissent comme difficulté dans les routes. « Car sans le transport pas de développement », conclut-il.

Aboubacar Pastoria Camara

Pour réduire les difficultés des transporteurs  guinéens, un  protocole d’entente a été signé entre l’union nationale des transporteurs routiers de Guinée (UNTRG) et  le conseil de chargeur guinéen (CCG) récemment à Conakry en présence de plusieurs responsables de ces deux institutions. Cette signature s’inscrit dans le cadre de l’organisation qui regroupera plusieurs  pays de la CEDEAO.

Cette rencontre visera de faire la statistique du transport routier de Guinée par mois, par trimestre, par semestre et par an. Elle permettra également au conseil de chargeur guinéen à savoir la quantité des produits transportés et de mettre la lettre de voiture en marche, mais surtout d’organiser une formation à l’intention des chauffeurs, des conducteurs, des transporteurs et des agents de la sécurité. En plus, organiser une sécurisation des convois  pour mieux structurer  les deux instituions.

Selon Alpha Amadou Bah, le président de l’UNTRG par intérim, la lettre de voiture est un document qui permet à ceux qui contrôlent le véhicule au cours de la route de savoir l’immatriculation du véhicule, le nom du chauffeur, la quantité de marchandise dans le véhicule d’un point A à un point B.  

Parlant de la garantie de cette convention, le président par intérim de l’UNTRG a interpelé le gouvernement à l’application de ce protocole d’entente. Dans la même lancée, il a rappelé que tous les protocoles qui ont été signés entre sa formation syndicale et le gouvernement n’ont pas été respectés.

Ensuite, M.  Bah a souligné que l’union projette de  construire des hôtels pour les chauffeurs à chaque 250 km pour limiter des accidents.

Enfin, Alpha Amadou Bah a invité tous les membres de l’UNTRG à se donner les mains pour développer leur secteur. « L’union nationale des transporteurs routiers de Guinée, c’est pour une famille ni pour une ethnie, c’est pour tout le monde ».

Aboubacar Pastoria Camara

Tabaski: Alpha Condé appelle à l’unité nationale

Le président de la République s’est acquitté de ses obligations religieuses le mardi 21 aout dernier au jardin du palais présidentiel à Sékhoutoureya. Au tour de lui, les membres du gouvernement et des officiers de l’armée. Dans son sermon El hadj Mamadou Saliou Camara, grand Imam de la grande mosquée Fayçal a exhorté les Guinéens à se départir des considérations ethniques et de lutter pour la consolidation de la paix et l’unité nationale.

C’est aux environs de 9h15minutes que le président Alpha Condé a prit place au jardin du palais présidentiel. El hadj Mamadou Saliou Camara imam de la mosquée Fayçal a dirigé la prière. Dans son sermon il a mis un accent particulier sur l’ethnocentrisme qui selon lui a prit le dessus sur la raison dans les partis politiques: « j’appelle les Guinéens à l’unité nationale. Chacun doit se débarrasser de l’ethnocentrisme, du régionalisme. Nous, nous volons des partis nationaux, des partis qui regroupent tous les Guinéens, qui parlent au nom de la Guinée. Ce n’est pas un parti qui parle au nom d’une ethnie» a souligné le grand imam.

Pour sa part, le président de la République souhaite que le message de l’imam soit bien perçu par les Guinéens. «La Guinée ne peut avancer que si les Guinéens se donnent la main. S’ils oublient qui est soussou, qui est peulhs, qui est Malinkés, qui est guerzé mais qu’ils pensent d’abord avant tout qu’ils sont guinéens. Je crois c’est le plus grand message. La Guinée ne peut pas se développer, si les Guinéens ne se donnent pas les mains. Nous souhaitons donc l’unité nationale, la concorde nationale. Que Dieu face que les guinéens aimes les uns et les autres» prie le Chef de l’Etat guinéen.

Amadou Tidiane Diallo

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