Dans une sortie médiatique ce lundi 15 octobre 2018, le Premier ministre guinéen a fustigé l’attitude du Syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), qui réclame un salaire de base de 8 000 000 GNF. Dr Ibrahima Kassory Fofana prévient les grévistes du gel de leur salaire si toutes fois, ils ne reviennent pas en classe.

Selon Kassory Fofana, son gouvernement est disposé à négocier avec un syndicat « responsable ». « Ou on fait le terrorisme syndicale ou on fait du syndicalisme responsable. Avec le syndicalisme responsable, mon gouvernement est prêt à négocier », a-t-il indiqué.

Mais sur la revendication du SLECG concernant l’augmentation des salaires, le PM signale que « même en 2020, il ne peut pas y avoir d’augmentation ».

Sur la même lancée, Dr Kassory Fofana fait savoir que « ne seront payés que ceux qui ont travaillé. Et c’est la loi qui le dit ».

Réagissant à cette sortie, le chargé de communication du SLECG réfute cet argument de gel du salaire. Pour Mohamed Bangoura aucun article de la loi L028 du statut général du fonctionnaire, ne fait allusion à cela. « Dans aucun article, il est mentionné qu’un fonctionnaire qui fait la grève doit voir son salaire gelé », a-t-il confié.

Il faut rappeler depuis le déclenchement de la grève le 03 octobre dernier, les lignes n’ont pas bougé.

Sadjo Diallo

+224 662 50 13 01

Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) maintien son mot d’ordre de grève et menace de demander le départ au sein de l’administration, ceux, qui sont entrain « d’intimider » les enseignants grévistes. Il l’a fait savoir au sortir d’une assemblée générale tenue ce samedi 06 octobre à son siège à Donka.

Selon Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, la grève est « maintenue ». « Face aux manœuvres dilatoires orchestrées par les autorités gouvernementales, nous invitons tous les enseignants de Guinée à resserrer les rangs et à être très vigilants pour que, massivement le lundi, ils continuent à observer le mot d’ordre de grève et le maintenir jusqu’à l’obtention d’un certain montant par rapport aux 8 millions que nous avons revendiqués et pour lesquels nous avons déclaré c’est négociable », a-t-il indiqué.

Parlant des menaces du gouvernement de suspendre le salaire des grévistes, mais aussi de les remplacer, Aboubacar Soumah durcit le ton. « Nous demandons aux responsables administratifs qui sont en train de proférer des menaces à l’endroit de nos enseignants à l’intérieur du pays comme à Conakry, de bien vouloir se ressaisir. Faute de quoi nous allons demander leur départ », prévient le secrétaire général du SLECG.

Sadjo Diallo

+224 624 37 26 68

Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée et le gouvernement guinéen était autour de la table de négociation sous l’œil de l’inspecteur général du travail, ce jeudi 28 septembre 2018. Au sortir de la rencontre, le SLECG exige le paiement au compte du mois de septembre, les 11 148 enseignants.

Selon Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du SLECG, sa structure regrette que le salaire au compte du mois de septembre de 11 148 enseignants soit bloqué.  « Nous avons demandé à la partie gouvernementale avant d’aborder les autres préalables de bien vouloir revirer le salaire des 11 148 enseignants. Ceux qui sont au billetage aient leurs salaires et que ceux qui ont leurs salaires domiciliés au niveau des banques qu’ils aillent prendre leurs argents. Le revirement du salaire est une exigence du syndicat », a-t-il souligné.

Concernant les négociations sur les 8 millions, Oumar Tounkara, indique que cette question n’a pas été débattu au tour de la table de négociation. Mais, le numéro 2 du SLECG, prévient, « si on ne s’entend pas sur les préalables sur les 8 millions, la grève doit être déclenchée le 3 octobre. Mais en attendant, le bureau exécutif national du SLECG est dans des bonnes dispositions pour qu’on trouve une issue favorable pour vu que, ce qu’on va nous proposer soit à la hauteur de nos attentes », déclare Oumar Tounkara.  

Sadjo Diallo

+224 624 37 26 68

La commission de négociation entre le SLECG et le gouvernement a repris ses pourparlers, ce mercredi 29 aout 2018. Lors de cette rencontre, de nouveaux préalables ont été émis par le SLECG.

Pour cette journée, les débats ont été axés sur les préalables posés par le SLECG. A en croire Alya Camara, inspecteur général du travail, le gouvernement prend bonne note de ces préalables.

« La partie syndicale nous a fait part d’un certain nombre de préalables auxquels il souhaite que le gouvernement apporte solution. Sur ces préalables, la partie gouvernementale a pris bonne note. Ces préalables concernent essentiellement certains points non-appliqués du protocole d’accord du 13 mars 2018 et quelques difficultés que le SLECG rencontre notamment dans la mise en place de ses bureaux à l’intérieur du pays », indique Alya Camara.

De son côté, le porte-parole du SLECG rappelle les exigences de sa structure : « l’arrêt de l’ingérence des autorités administratives dans les affaires syndicales, le virement des salaires des enseignants nouvellement engagé en 2017 et 2018, mais aussi la poursuite judiciaire de ces loubards qui de façon très maladroite ont saccagé les locaux du Syndicat des enseignants chercheurs de Guinée », souligne Mohamed Bangoura.

Il faut signaler que les parties se sont données rendez-vous mardi prochain pour poursuivre les négociations.

Sadjo Diallo

+224 624 37 26 68

Comme annoncé, les enseignants ont entamé leur mot d’ordre de grève ce mercredi sur toute l’étendue du territoire national. Initialement prévu ce 03 octobre, la rentrée des classes n’a pas été effective dans certaines écoles à Conakry et à l’intérieur du pays.

De l’école primaire de Dar es salam, au lycée Kipé en passant par le collège de Ratoma à Conakry, aucun élève et enseignant n’était présent. Rencontrée en famille au quartier Hamdallaye, Ibrahima Barry enseignant, dit, suivre le mot d’ordre de grève. « Nous sommes en grève. Il n’est pas question de reprendre les cours tant que nos revendications ne sont pas prises en compte par le gouvernement », prévient-il.

Sur la même lancée, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), parle déjà d’une réussite. « Il n’y a pas eu ouverture des classes et à Conakry et à l’intérieur du pays. Pour cette première journée, c’est une réussite totale », se félicite Aboubacar Soumah.

Par ailleurs, il note que la reprise des négociations qui était prévu ce mercredi au ministère de la Fonction publique, n’a pas eu lieu. Selon lui, « la partie gouvernementale, n’est pas venue. Nous avons attendus un peu et puis que nous n’avons pas eu d’interlocuteur, nous sommes rentrées. Donc lorsque le gouvernement sera prêt à négocier, il nous fera appel. Mais en attendant nous poursuivons notre grève », nous confie Aboubacar Soumah.

Sadjo Diallo

+224 624 37 26 68

 Pour renforcer le système éducatif à l’ile de Loos, Lansana kassa Soumah, sous-préfet de kassa  demande aux autorités éducatives guinéennes de construire un lycée dans sa localité. Cette annonce a été faite lors d’un entretien accordé récemment à notre rédaction à kassa.

Tout d’abord, Lansana kassa Soumah  a rappelé l’origine de sa localité. Selon lui, le terme kassa émane d’un terme portugais, ‘’la kasa qui signifie la case’’.

«Les portugais étaient les premiers à débarquer sur cette ile, après les anglais et les français. Donc, l’archipel de l’ile de Loos dans son ensemble relevait de l’administration britannique basée en République sœur de la Sierra Léone. Finalement, il y a eu entente entre les deux puissances colonisatrices, ce qui a aboutie  à faire passer l’archipel de l’ile de Loos sous l’administration coloniale française.  Donc, depuis 1904  cet échange a eu lieu et les iles sont revenues au commandement de l’administration coloniale française » a-t-il rappelé.

Parlant l’éducation, le sous-préfet a précisé que  kassa a connue l’école très tôt suite à la pénétration coloniale.  « D’abord dans un premier temps l’école qui se trouvait à Fotoba a été une école anglaise en 1935. Par après, quand il y a eu l’échange entre les deux colonisatrices, l’école française a remplacé l’école anglaise. Et l’école primaire de  kassa a été créée ainsi en  1938 par la compagnie de bauxite de MIDI » indique le sous-préfet de Kassa. Selon lui depuis cette date jusqu'à nos jours, cette école n’a pas connue de rénovation.

Poursuivant, le premier responsable de l’ile de Loos, a signalé que sa sous-préfecture avait auparavant un lycée, « mais par manque d’effectif, cette école n’a pas eu longue vie. Au jour d’aujourd’hui, nous avons une école primaire et un collège à kassa mais nous n’avons pas de lycée. Et cela a causé d’énorme difficulté aux élèves de ma sous-préfecture d’aller faire le lycée à Conakry », souligne Lansana Kassa Soumah.

Pour finir, il a lancé un appel aux autorités de l’éducation guinéenne de les aider avoir le lycée qui a déjà fait ses premiers pas.

Depuis kassa Aboubacar Pastoria Camara

La communauté des Sénégalais d'origine et Ressortissants de la Moyenne Guinée et du Fouta Djallon a organisé une journée de prières dédiée à la consolidation des rapports humains et historiques existant entre la communauté hôte et les Guinéens d'une part et d'autre part, entre le Sénégal et la Guinée, ce 22 juillet 2018.

Plus d'articles...

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account