A seulement quelques semaines de la date indiquée pour le démarrage des examens nationaux session 2017, les candidats et les encadreurs s’activent dans les derniers réglages. En ce jour, les établissements d’enseignement pré-universitaires sont dans une course de fond à travers les cours de révision ou les cours de rattrapages.

Pour en savoir sur le niveau des préparatifs des ses examens nationaux, notre reporter s’est rendu dans certains établissements de la capitale. Partout dans les établissements visités, élèves et enseignants sont unanimes sur l’état d’avancement des préparatifs.   

Pour  Mamadou Bah, Directeur des Etudes d’une école privée de la capitale, les préparatifs vont bon train. « Nous travaillons dans une parfaite collaboration avec nos candidats, depuis le début de l’année scolaire. Les enfants viennent régulièrement suivre les cours ainsi que les cours de révision. On ne leur donne pas du tout le temps d’aller pagailler parce que nous savons tous combien de fois l’éducation est importante », déclare-t-il, avant d’ajouter ceci : « si vous voulez concurrencer  les autres, il faut travailler, il ne faut pas  attendre dans les classes d’examens, tout doit commencer  très tôt c’est ce que nous faisons ici ».

S’agissant de la question de la suppression des notes des cours  M. Bah se dit serein et convaincu du niveau de ses candidats. « Même si la décision du ministre a sonnée comme une bombe dans les différents établissements scolaires, mais ici dans notre école, nous sommes sereins et convaincus de nos candidats. D’ailleurs moi personnellement j’approuve la décision du Ministre, imaginez dans certaines écoles, il y a des élèves qui partent avec 17 de moyennes, étant donné qu’ils ne méritent pas 8 de moyenne », fustige-t-il.

Abordant dans la même lancée, Amadou Keita Professeur de français a rassuré en ces termes : « ici dans notre groupe scolaire comme d’habitude les programmes tendent vers la fin, tous les candidats y compris nous professeurs nous sommes bien préparés. En ce qui concerne la suppression des notes, ça  ne crée aucune panique, chacun est conscient de la cause de la suppression de ces notes, et ça ne va rien changer au niveau mental des nos élèves, ils sont sereins et motivés ».

Pour  Elhadj Mamadou Diallo, candidat au baccalauréat, dit être prêt à affronter le bac et optimiste de l’avoir. Par la même occasion,  il soutient la décision du ministre pour la suppression des notes des cours. « La suppression des notes des cours est une très bonne chose pour moi parce qu’il y avait un problème au niveau des écoles privées qui amenaient ses candidats avec des notes imaginaires, juste pour le succès de leurs écoles », dénonce ce candidat.

Quand à Alpha Ibrahim Souaré un autre candidat au baccalauréat, lui conçoit mal la suppression des notes des cours. Il dira que la suppression des ces notes est une très mauvaise nouvelle pour  les candidats, parce que selon lui cette suppression va beaucoup jouer sur eux. Et il previent qu’il aura beaucoup d’échecs.

Amadou Tidiane 2 Bah

En marge du projet ‘’Conakry Capitale mondiale du livre’’, le ministère des sports, de la culture et des patrimoines historique en collaboration avec la structure More & More organise une caravane de lecture dénommée ‘’les livres en marche’’. Après la première étape à l’Université Mohamed VI et au lycée Léopold Senghor, c’est le tour du SOS villages d’enfants Guinée sise dans la commune de Matoto d’abriter la deuxième étape ce dimanche 07 mai 2017. 

Selon les organisateurs, l’objectif visé de cette caravane est de faire la promotion du livre et de la littérature en faisant participer les enfants à la lecture, leur donner le goût de la lecture, mais aussi éveiller les talents cachés des enfants/élèves en leur donnant l’opportunité de lire en publique.  Cette journée de caravane de lecture a été marquée par des déclamations de poèmes, des lectures publiques et théâtres faits par les enfants du centre SOS village d’enfants de Guinée.

Le directeur du SOS village d’enfant, Fadjimba Tounkara  s’est félicité du choix de son centre pour abriter la deuxième étape de cette caravane de lecture. Avant de souligner que l’organisation de cet évènement est l’expression réel que les initiateurs ont vis-à-vis de l’éducation et à l’épanouissement des enfants en les apportant à lire.    

Présidant la rencontre, le ministre des sports, de la culture et des patrimoines historique, Siaka Barry,  s’est réjouit de l’encadrement de cet orphelinat SOS village d’enfants Guinée.

« Nous avons découvert ce village d’enfants et nous avons été frappés par la disponibilité non seulement de cet encadrement mais aussi la bonne tenue de ces enfants. Nous avons trouvé qu’un cadre familiale a été recréé pour ces enfants afin de leur redonner leur équilibre mental et psychologique. C’est à cela aussi participe cet évènement Conakry Capitale mondiale du livre», déclare Siaka Barry.

« Le livre restaure l’équilibre mental, il forge en l’enfant l’amour non seulement de la lecture mais aussi de la citoyenneté et c’est de cela que nous avons besoins aujourd’hui dans notre pays », ajoute-t-il.

Siaka Barry a aussi exprimé sa satisfaction sur l’engouement que les encadreurs et les enfants du SOS village d’enfants ont eu autour de la lecture. « Vous avez vu tout de suite les séances de lecture publique effectué par les enfants eux même, les séances de compte auquel moi-même j’ai participé mais pas en tant que ministre mais en tant que ancien éducateurs. Nous somme satisfait de cette étape et nous prions que les autres étapes seront à l’image de celle de SOS », sollicite le ministre des Sports.

Ibrahima Hôre Saala BAH

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Les acteurs du système éducatif guinéen sont divisés sur certains points de réformes proposés par la Commission Nationale de Réflexion sur l’Education (CNRE). Pour preuve, le Pr Amadou Bano Barry, enseignant chercheur à l'Université Général Lansana Conté et le Dr Ousmane Kaba se sont tiraillés sur quelques points notamment la volonté de l'Etat de monopoliser  la formation du personnel de l’éducation et de la santé mais aussi la réduction drastique de l’orientation des élèves bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années.

Au cours d’un débat contradictoire très houleux dans l'émission "Les grandes gueules" de la radio Espace FM, les deux enseignants du public et du privé se sont parfois lancés des invectives. "Ce qui est le fort chez le Dr Ousmane Kaba, c’est de fabriquer ses propres mots à la place de ce qui sont écrits. Nulle part, ce qu’il vous a dit ici vous l’avez entendu dans le texte", a lancé  Bano Barry.  

A la question de savoir si la réduction de l’orientation des bacheliers  dans les universités privées  pendant les trois années à venir est-elle essentielle? Le professeur de sociologue, a indiqué ceci : "aujourd’hui, il y a une discussion qui ne prend pas fin. Une polémique qui consiste à savoir quel est l’effectif des étudiants dans le privé et même dans le public. Personne n’arrive à s’entendre sur les chiffres. On se dit que dans une situation pareille, la première des choses à faire, c’est de normaliser la situation".

"Ce n’est pas parce que vous n’arrivez pas à compter les étudiants qu’il faut fermer les universités privées’’, réplique aussitôt le Dr Kaba. « Personne n’a dit de fermer les universités  privées. On a dit de réduire progressivement les orientations", rétorque Bano Barry. 

Et d’enfoncer le clou. L’enseignant chercheur a soutenu  qu’il n’y a pas des universités privées en Guinée. "Nous n’avons pas en Guinée d’universités privées. Je suis désolé. Nous n'avons que des universités dites privées, l’essentiel de votre financement, les  99,99% de votre financement viennent de l’Etat", persiste le sociologue.  

Une déclaration qui a agacé le Dr Ousmane Kaba à tel point qu’il a qualifié les propos de Dr Bano Barry de mensongers. "D’abord tu mens, ce n’est pas vrai, arrête de raconter du n’importe quoi. Les bourses de l’Etat n’ont commencé qu’en 2006, je rappelle que l’université Koffi Annan avait plus de dix ans d’existence et l’essentiel de ses investissements était  déjà fait", répond le Dr Kaba.

Et d’ajouter, "depuis que les bourses ont commencé en 2006, il n’y a eu que deux nouveaux bâtiments à l’université Koffi Annan. Donc, c’est une université qui existe avant les bourses. Vous n’allez pas travestir la vérité parce que vous avez envie de parler. Il faut qu’on sache ce qu’on veut, et si on veut se dire la vérité entre nous ou bien on vient ici pour raconter du  n’importe quoi. Il ne peut pas parler de mes finances, je ne suis pas d’accord parce que c’est faux. Je dis qu’il raconte du n’importe quoi parce que l’université Koffi Annan a bien existé avant le problème des bourses", rétorque le fondateur de Koffi Annan.

Le Pr Bano a ensuite lancé une pique: "il ne parle  que de l'Université Koffi Annan alors que nous nous parlons de tout le système. Je ne parle pas d'homme ni de Koffi Annan".

Ibrahima Hôre Saala BAH

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Le président du Parti des Démocrates pour l'Espoir -Padès- s'est exprimé sur la situation de l'Education en Guinée. Depuis près de deux semaines, les cours sont suspendus dans les établissements publics et privés du pays par les ministres en charge de ce secteur.  Comment Ousmane Kaba voit-il cette situation d'impasse?

La suspension des cours sur initiative des ministres de l'Enseignement pré-universitaire et de la Formation professionnelle suite à une grève du syndicat des enseignants n'est pas bien vue par le président du Padès, le Dr Ousmane Kaba. Interrogé sur  la situation de l'éducation qui prévaut actuellement en Guinée, lundi 12 février 2017 par nos confrères d'Espace fm,  il a déclaré que c'est le résultat de "l'improvisation" de nos gouvernants.

Il ajoute que "c'est l'amateurisme au sommet. Imaginez des ministres de l'éducation, au lieu de faire des réformes pendant les vacances pour redéployer les enseignants [dans les écoles] pour qu'à la rentrée tout se passe bien, ils (les ministres, ndlr) se réveillent en pleine année scolaire pour faire des modifications avec des classes vides".

Le Dr Ousmane Kaba ne trouve pas fondées les accusations contre les enseignants contractuels car, estime-t-il, "si les enseignants ne sont pas  compétents, ils sont là depuis des années. Ce que j'ai dit la méthode est un désastre. Je condamne le timing et non le test".

Pour ce qui est de la dénonciation de fraude liée à l'organisation du concours de recrutement, l'ancien président de la Commission Economie et Finances se réserve le droit d'accuser qui que ce soit parce qu'il ne dispose pas d'éléments matériels.

Cependant, avec la situation de l'éducation actuelle en Guinée, le fondateur de Koffi Annan prévient: "un pays qui ne met l'accent sur l'éducation dans tous ses compartiments est un pays condamné à végéter dans la pauvreté".

Quelle solution pour l'éducation en Guinée?

Pour le Dr Kaba, il n'y a pas à passer par mille chemins. Les réformes doivent être effectuées à la base et non au sommet.  "Il y a beaucoup de difficultés dans l'éducation. Mais, si vous me demandez,  je dirai le problème plus urgent, c'est le problème de l'enseignement primaire parce que c'est la base et c'est là qu'on a effectivement des problèmes", note-t-il en fin connaisseur de ce domaine étant enseignant de profession.

Selon lui, "la Guinée est victime de beaucoup de réformes improvisées  par le passé qui se sont répercutées par la faiblesse de niveau au cycle primaire. Et ça c'est un gros problème".

Ce n'est pas le seul problème décelé par le fondateur de l'une des plus grandes universités du pays. Il martèle, contrairement à l'idée répandue, que l'enseignement privé en Guinée n'est pas cher. Pour preuve, il dira que "dans le budget de 2017, le ministère de l'Enseignement Supérieur est de 914 milliards GNF. Dans cette somme, le secteur privé a moins de 300 milliards soit moins du tiers. Le privé n'est pas cher.  Le tarif dans les universités privées, c'est 500 dollars en Guinée, au Maroc c'est 4 000 dollars, 15 000 ou 20 000 dollars aux USA".

Mais le paradoxe dans tout cela, explique le Dr Kaba, l'élite guinéenne amène ses enfants à l'extérieur pour étudier tuant ainsi "l'éducation chez nous" parce que n'encadrant pas les bonnes universités de la place.  Elle ne fait rien encore "pour l'université publique".

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

Un Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) voit le jour à Conakry. Cet espace d’échanges situé au quartier Kipé dans la commune de Ratoma est ouvert aux élèves, étudiants, enseignants, chercheurs et toute personne porteuse de projets. L’inauguration de ce centre a eu lieu ce samedi 25 mars 2017 en présence de plusieurs personnalités.

Agréé en Mai 2015, par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) est le premier établissement non étatique et à but non lucratif qui s’intéresse dans les domaines de la recherche, de la documentation et de la formation continue en République de Guinée.

Selon la directrice de ce centre, Madame Safiatou Diallo,  le CIRD propose des animations et des formations notamment sur la méthodologie de recherche, pédagogie de l’enseignement, conception et gestion de projet, techniques managériales et initiation aux langues et cultures locales. En plus de cela dira-t-elle, le CIRD dispose d’une salle de lecture équipée de plus de 4000 ouvrages (livres, revues, articles de presse) et de matériels de reproduction à savoir des ordinateurs, scanneur et photocopier.

S’exprimant sur les motivations qui ont amené à la création de ce centre, l’initiatrice du projet Mme Safiatou Diallo souligne  que c’est dans le but d’accompagner ces compatriotes qu’elle a mis en place ce centre. « Le CIRD est née de ma propre initiative parce que j’ai été confronté à la dure réalité de l’accès à la documentation dans mes travaux de recherches.  C’est pour cette raison que j’ai décidé d’accompagner mes compatriotes en finançant sur fonds propres, ce forum d’échange », précise Mme Safiatou Diallo.  

La directrice du CIRD a demandé à ce qu’on face confiance à l’esprit de ce centre. Car pour elle, « c’est l’une des clefs de la redynamisation de la recherche, de la promotion du livre, de la science et de la valorisation du patrimoine historique et culturel de ce pays. Choses incontournables pour assumer la mémoire et l’histoire, afin de comprendre le présent pour mieux construire l’avenir », soutient Mme Diallo.   

Le ministre des postes et télécommunication et de l’économie numérique, représentant son homologue de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a salué l’initiative avant d’annoncer que le gouvernement accompagnera ce projet.

« Construire un centre de recherche, de documentation, c’est éteindre des conflits de tout genre. A travers ce centre, vous contribuez à bâtir des citoyens modèles, des citoyens formés, renseignés, sensibilisés, aguerris, prêts à prendre leurs responsabilités individuelles dans une communauté d’individus issus de familles différentes ».

« Notre devoir c’est d’accompagner ce centre. Je garanti d’accompagner en équipement et en visibilité pour qu’ensemble nous puissions relever les défis qui vont se présenter à ce centre (CIRD). Je vais rencontrer madame Diallo cette semaine qui s’annonce pour apporter mon appui », indique Moustapha Mamy Diaby.

Il est a noté que l’évènement a connu la présence des membres du gouvernement, des écrivains guinéens notamment le célèbre écrivain Djibril Tamsir Niane, des enseignants, des étudiants, des diplomates  et des Hommes de médias.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

 

  

La Chambre Représentative des Universités Privées (CRESUP) a, au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi 15 mars démenti les chiffres donnés par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) concernant les étudiants fictifs. Selon elle, l’effectif réel de l’ensemble des universités privées dans les contrats officiels est de 25 711 étudiants.

Après l’opération du recensement biométrique, il ressort que les étudiants des universités privées sont au nombre de 52 051 dont 32 976 sont des fictifs. Des résultats que la chambre représentative des universités privées a rejetés en bloc tout en indiquant que c'est des chiffres incohérents que le département a publié. 

"Ces chiffres, sont des chiffres tellement incohérents. C’est la raison pour la quelle que nous nous sommes indignés et nous avons dit que ces chiffres ne sont pas du tout correct, ils sont faux. Il est incohérent d’annoncer un nombre de fictifs plus élevés que le nombre d’étudiants", indique leDr Ousmane Kaba le président du CRESUP.

Pour ce qui est de l’incrimination de l’Université de Nongo Conakry (UNC) et de l’Université Koffi Anann de Guinée (UKAG) d’avoir chacune 5 000 fictifs, la CRESUP  a précisé que les deux universités ont des effectifs contractuels respectivement de 3 465 et 3 860 étudiants.

Par la même occasion, la CRESUP a déploré le fait que le département a mis les résultats qu’il qualifie de provisoires à la place publique avant de convier les acteurs du secteur à en discuter.

"Nous avons dit que les chiffres provisoires ne devraient pas être communiqué à la presse. Normalement, ils devraient être discutés avec les acteurs du secteur. Ça aurait évité de lancer des chiffres qui sont complètement erronés. Mais, on ne peut pas diffamer les gens, porter atteinte à leur honneur et ensuite dire venez on va toujours discuter parce que les chiffres sont provisoires. Je pense que c’est trop léger et nous avons été indignés pour cela", fulmine Ousmane Kaba.

Cependant, la CRESUP demande au ministre de l’ESRS de présenter des excuses publiques sur ce qu’elle qualifie comme étant des diffamations à l’endroit des universités privées. "Si vous accusez les universités privées d’avoir 32 000 fictifs, ça veut dire qu’elles s’engraissent sur le dos de l’Etat indument ce qui n’est pas vrai. Nous pensons qu’il s’agit là d’une tentative de diffamation collective des investisseurs privés", rajoute le fondateur d’UKAG

Par la même occasion, la chambre représentative des universités privées demande à ce que la différence entre l’effectif total annoncé et l’effectif contractuel soit 26 340 étudiants soit justifiée par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) au cas où, elle menace de suspendre les cours.  

"La CRESUP se réserve le droit, après concertation et analyse des implications de cette campagne médiatique de diffamation qui porte gravement atteinte à l’honneur et à la dignité des Universités privées, de prendre dans les jours à venir toutes les dispositions qui s’imposent y compris l’arrêt éventuel des cours jusqu’à la clarification effective de cette situation", martèle la CRESUP.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95  

 

Le président de la République doit avoir le courage d'écouter le peuple au risque de voir chaque jour des manifestations dans les rues de Conakry. Les élèves des établissements publics et privés sont en train de passer à la vitesse supérieure. Ce lundi, ils ont paralysé beaucoup d'axes routiers de la capitale pour exprimer leur colère face à la sourde oreille des autorités éducatives et du gouvernement.

Après une première vague de manifestations qui a touché même le cœur du Département en charge de l'Enseignement, le gouvernement n'a pas su trouver des solutions. Mais plutôt reporter les problèmes. En octroyant dix jours de congés forcés aux élèves, à pratiquement un mois de la reprise des cours,  sans trouver une issue de sortie de crise avec les syndicats en grève, cela laissait forcément entrevoir l'émergence d'une épreuve de force au sein des syndicats réunis en une plateforme dénommée Unité d'Action Syndicale.

C'est pourquoi ce lundi, de Kipé à Matoto en par l'axe le prince, ils étaient nombreux les élèves à exprimer leur désapprobation face aux méthodes archaïques des Kourouma de la Fonction Publique et de l'Enseignement pré-universitaire accusés de gérer à leur guise le recrutement et l'affectation des fonctionnaires de l'enseignement public.

Ces manifestations qui sont devenues récurrentes ces derniers temps, si on y prend garde, risquent de devenir une patate chaude entre les mains du gouvernement.

Il urge que les autorités compétentes fassent tout pour trouver une entente avec les syndicats grévistes sur leurs revendications respectives afin de calmer cette clameur populaire. Faute de quoi, la révolte dans les écoles risque de créer de gros soucis aux différents responsables en charge du secteur.

Mohamed Sylla

 

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