Photos: lejourguinee.com
Avec des amis chinois devant la cour royale

Wudang (Hubei) - Après la ville de Wuhan, les journalistes et fonctionnaires guinéens sont arrivés cet après-midi dans la ville de Wudang, une des nombreuses villes de la province de Hubei. La traversée a duré  5 heures d’horloge.

Cette route, entourée d’un paysage et de chaines de montagnes, offre aux visiteurs une belle image de la Chine du Centre avec ses petites habitations qui poussent sous les montagnes et les tunnels qui percent le cœur de cesdites montagnes.  

Le relief de cette localité ressemble à celui de Conakry Kindia. La seule différence, c’est la trajectoire de la route et les bus climatisés qui vous donnent l’envie de dormir si vous y êtes.  La beauté du paysage alterne avec celle de la route et les champs de mais, d’arachides ou de mil qui longent les deux bords de la route et cotoient les buildings des bourgs de la province de Hubei.

A 13h 30’, la délégation s’est rendue au Musée de Wudang, créé en 2008. Là, elle a visité les différents pavillons de ce bâtiment à deux étages. La guide a commencé par expliquer les statuts des dieux taoïstes qui accueillent les visiteurs. Dans ce musée, on voit la richesse de la croyance taoïste fondée par Lao Tzu. La délégation a aussi visité la salle des statuts du dieu taoïste.

Après le musée, la délégation s’est aussi rendue au palais de Yuxu construit en 1413 sous la dynastie Ming. Dans la tradition taoïste, Yuxu veut dire l’hébergement du dieu céleste. Les gens qui habitent ce palais sont les fonctionnaires.

Avec des amis chinois et guinéen devant la cour royale

Selon les informations recueillies sur le terrain, il est le plus grand palais parmi les 9 palais avec 2000 pièces et une superficie de 5 millions de m2. Ce palais était le lieu  où Zhang Senfeng pratique le taoïsme.

C’est ainsi, sous la dynastie Ming, les taoïstes organisaient des cérémonies  importantes.

Selon la guide, en 1994, le palais de Yuxu, qui contient plus de 9 000 objets d’arts, a été inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

Amadou Kendessa Diallo, Wuhan (Hubei) pour lejourguinee.com

L’Association des Écrivains de Guinée (A.E.G.) a récemment organisé une conférence de presse au cours delaquelle, elle a formulé une doléance au gouvernement de Mamady Youla.

Elle demande tout simplement d'être doté d'un siège digne de nom. Dans sa communication, Lamine Kapi Camara, le président de l’AEG,  a tout d’abord expliqué les problèmes dont souffrent les écrivains guinéens. «Quand les écrivains font des livres, ils organisent les dédicaces et invitent les proches, les amis et la presse, et ça  coûte très cher. Quand c’est individuel, cela ne donne pas beaucoup de visibilité à nos œuvres», a-t-il regretté.

Selon lui, depuis la création de cette association en 1985, ils n’ont jamais bénéficié d'une aide de la part du gouvernement. « Le bureau sis tout près du gouvernorat de Conakry ne reflète pas l’image des écrivains guinéens. Donc nous demandons à l’Etat de nous trouver un siège digne de nom», martèle Capi Camara.

Parlant de l’avantage de méga dédicace, il dira ceci : « avec une trentaine d’écrivains, si chacun vient avec un journaliste, chacun vient avec ses parents et ses invités ça fait beaucoup de monde.  En même temps, il faudra inviter tous les corps diplomatiques,

 le monde de l’entreprise, les Banques, les assurances et la jeunesse de l’université aussi pour qu’on puisse présenter les écrivains et leurs œuvres à tous ces publics. Cela donnera une grande visibilité. Nous avons innover d’avoir cette méga dédicace ».  A noter que  l’AEG compte organisera une grande soirée littéraire le 21 juillet prochain  au CCFG.

Aboubacar Pastoria Camara

Dans le cadre de la présentation de son ouvrage intitulé ‘’Position et proposition’’, l’ancien ministre Baïlo Teliwel Diallo était ce jeudi devant les étudiants de l’Université Nongo Conakry (UNC) pour leur présenter son livre. Cette présentation a été organisée par la Synergie d’Action des Jeunes Leaders pour une Guinée Nouvelle SAJEL-GUI.

S’exprimant sur les raisons de sa tourné de présentation dans les différentes universités, l’ancien ministre de l’enseignement a indiqué que c’est les lieux idéales pour partager sa réflexion.

« Je l’ai écrit en formulant des idées et quelques propositions que je veux partager avec les guinéens et très particulièrement les universités guinéennes. C’est les lieux des débats que je souhaite avoir c’est-à-dire un débat scientifique objectif c’est au niveau des universités qu’on peut l’obtenir. C’est la raison pour la quelle je tourne autour des universités pour partager ma réflexion avec les étudiants », estime l’auteur.

Et d’ajouter, « je ne prétends pas détenir la vérité mais, j’ai ma façon de voire les choses et discuté de cette façon de voir les choses avec d’autres personnes qui on peut être l’expérience ou une vision différente. Echanger avec ses gens là permettra de faire avancer les choses ».

Dans cet ouvrage de plus de 200 pages et édité par Harmatan Guinée, l’auteur pose toutes les questions politiques et sociologiques du premier régime à l’aube du 21ème siècle. Etant un panafricaniste, l’ancien ministre Pr Baïlo Teliwel contribue par cette voie à l’évolution du pays.

« C’est le récit qui parle du contexte de la première république, puis le changement survenu à partir de 1984 jusqu’à l’aube du 21ème siècle. C’est toutes les questions politiques et sociologiques que j’essaie d’examiner et sur lesquelles j’essaie de réfléchir, » précise-t-il.

De son côté la SAJEL-GUI structure organisatrice de cette campagne de présentation du livre dans le quel l’auteur a fait une réflexion sur la Guinée indépendante a indiqué ceci : « nous avons décidé d’initier ces séries de rencontres littéraires, une façon d’accompagner Conakry, capitale mondiale du livre ».

« C’est aussi une manière de confronter les jeunes à ces littéraires pour qu’ils puissent lire et écrire. Ces séries continueront dans les universités pour toute l’année avec Pr Baïlo Teliwel et autres littéraires, » annonce Abdoulaye Toubab Millimono.

Ibrahima Sory Bah

+224 664 64 48 95

C'est une décision surprenante de la part du ministère guinéen de la Culture et du Patrimoine historique. Sur cette décision, il est désormais interdit d'organiser sur l'ensemble du territoire national tous les concours de beauté à dimension nationale. Lisez la décision du MCPH

 

LE MINISTRE,

 

-          VU  la Constitution ;

 

-          VU  le Décret  D/2016/003/PRG/SGG  du  4 Janvier 2016, portant nomination des Membres du Gouvernement ;

 

-          VU  le Décret D/2016/143/PRG/SGG portant attributions et organisation du Ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique ;

 

-          VU  la convention de partenariat signée entre le Ministère en charge de la Culture et l’Association COMIGUI en vue de promouvoir la beauté de la femme guinéenne.

 

-          Constatant des failles regrettables sur le plan organisationnel dans l’élection « Miss Guinée » édition 2017, ainsi que dans la gestion des éditions précédentes.

 

-          Rappelant que l’élection « Miss Guinée » constitue aux yeux du Ministère en charge de la Culture une opportunité de promotion de la beauté et de la culture guinéenne authentique sur la scène internationale et non pas un facteur d’atteinte à l’image sacrée de la femme guinéenne,

 

DECIDE

 

Article 1er : La convention de Partenariat  entre le  Ministère de la Culture et le Comité Miss-Guinée (COMIGUI) portant sur l’organisation de concours de beauté au plan national, est suspendue jusqu’à nouvel ordre à compter de la publication de la présente décision.

 

Article 2 : Jusqu’à l’élaboration d’un nouveau cahier de charge et d’un code d’éthique et de déontologie par une commission qui sera érigée à cet effet, toute organisation ayant pour objet les concours de beauté à dimension nationale est désormais interdite sur l’étendue du Territoire sous peine de retrait de la licence d’entrepreneur et d’organisateur de manifestations culturelles, sans préjudice des poursuites judiciaires.

 

Article 3 : Pour la promotion de l’image la plus positive de nos valeurs culturelles traditionnelles et authentiques, un cahier des charges sera élaboré ainsi qu’une charte d’éthique et de déontologie en vue de définir dans les moindres détails les nouvelles modalités et/ou conditions d’organisation de l’élection Miss-Guinée.

 

Article 4 : La présente Décision qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Conakry, le 13 Février 2017

Siaka BARRY, ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique

 

 

 

 

 

Le monde de la culture est en deuil. Le célèbre humoriste El hadj Lanfia Kouyaté communément appelé ‘’Sara’’ est décédé. Il a rendu l’âme dans la nuit de ce lundi, 29 mai 2017 à son domicile au quartier Missira dans la commune urbaine de Kankan. De suite d’une  longue maladie.

Agée de 85 ans, Lanfia Kouyaté dit Sara été l’un des plus grands humoristes du pays. Le défunt Sara avait l’art d’exister en faisant rire même ceux qui ne comprenaient pas sa langue de communication, le maninka.

« Cet homme a égayé plusieurs générations de guinéens par son humour et son art de la parole. Lors de ma dernière visite à son chevet à Kankan, j'ai trouvé un vieillard rongé par la maladie et la vieillesse mais toujours souriant et combatif... Dors en paix Nfa-Sara !!! », a écrit le ministre de la culture Siaka Barry sur sa page facebook

Lanfia Kouyaté a tourné plusieurs scénarios notamment le film  « Ballon d’or » de Cheick Doukouré ». Il a tiré sa révérence laissant derrière lui une veuve et deux filles et de nombreux petits fils.

La rédaction du lejourguinee présente ses sincères condoléances à la famille du défunt.

Mohamed Sylla

 

 

Le lundi 10 Avril 2017 à la brasserie des arts du centre culturel Franco-Guinéen, nous avons assisté à la lecture d’un texte de théâtre intitulé ‘’Les Impoligames’’. Cette activité dénommée ‘’Le café des auteurs’’ organisée par la compagnie ‘’La Muse’’ a connu la présence de nombreux jeunes et cadres guinéens et étrangers.

Le scénario raconte l’histoire de Bil, un gentleman aguerri, est époux de deux femmes. A force d’aller au bout de la satisfaction, il découvre un jour qu’il n’est plus ce qu’il était. Il est devenu sexuellement faible et ses deux femmes Sara et Ciré n’arrivent plus à supporter ce mal qui a tendance à perdurer. Elles ne sont plus tranquilles à la maison et ne cachent même plus à leur mari pourquoi elles sortent. Bil ne supportant plus cette torture décide de rencontrer Dieu pour traiter son mal. Il sait bien que pour aller voir Dieu, il y a un passage obligé, celui d’être dans un coma profond. Il décide donc de se suicider. A la frontière entre la vie et la mort, il est de justesse sauvé par ses deux femmes. En attendant qu’il se retrouve, elles transforment sa chambre en un au-delà ou Ibrahim est confronté à deux anges qui lui font faire des révélations et lui infligent des sanctions qui lui ont fait regretter d’entreprendre une telle aventure. Se rendra t-il compte de cette manigance ? En tout cas ces femmes sont condamnées à suivre cette mission jusqu’au bout qui, bizarrement donnera de la puissance,… de la puissance sexuelle à notre héros.

Visiblement satisfait de la lecture de l’extrait de son texte, Ibrahima Alsény Bangoura, IBALBA pour les intimes explique sa motivation de concevoir cette œuvre « J’ai entendu, j’ai vécu, j’ai vu. Qu’est ce qui peut changer nos cadres ? Nos intellectuels ? Et comment les faire avouer et les ramener à la raison. Qu’est ce qui peut les empêcher aujourd’hui de s’éloigner de mauvaises pratiques qui ternissent l’image de marque de nos pays. Après avoir entendu, vécu et vu, je me suis rendu compte qu’à chaque fois qu’on rappelle à quelqu’un qu’on est prédestiné à la mort, que sur le cou l’intéressé essaye de revoir sa façon de faire. En écrivant cette pièce je me dis qu’elle emmènera chaque lecteur ou chaque spectateur à faire un regard rétro-introspectif de son quotidien sur cette terre. Cette pièce est pour moi un canal dénonciateur des maux qui gangrènent notre société et des solutions archaïques et violentes qu’elle propose, sont pour moi les seuls moyens de faire changer les cadres de la société dans la quelle je vis. Trop d’injustices, de vol, de viol, de détournement, de banditisme politique,… tout cela orchestré par une certaine faiblesse recouverte dans cette pièce par la faiblesse sexuelle de l’homme qui ne parvient pas à satisfaire ses femmes. Comme pour dire que la faiblesse de nos intellectuelles, des commis de nos Etats, est la source des problèmes dans les quels nagent les peuples d’Afrique et… d’ailleurs ». Le texte ‘’Impoligames’’ ne fait pas seulement allusion aux impolis de la polygamie, mais il se sert de cette pratique pour dénoncer le caractère négatif des cadres qui cumulent les fonctions au détriment d’autres.

Ibrahima Alseny Bangoura est titulaire d’un diplôme de technicien supérieur des télécoms et a commencé sa carrière de comédien en 1997. Depuis cette date, il a écrit plusieurs textes dont la Justice en larmes, le point de presse par excellence, les cartes de l’Afrique,...

Il faut noter que cette série de lecture qui se passe actuellement à Conakry s’inscrit dans le cadre de Conakry capitale mondiale du livre d’où se tient une résidence d’écriture ‘’Spécial Univers des Mots’’ organisée par la compagnie ‘’La Muse’’ et ‘’Les paupières mobiles’’ qui regroupe les participants venus du Canada, de la France, de la Belgique, du Cameroun, du Bénin, du Liban, du Burkina Faso et de la Guinée Conakry.

Alhassane Barry

Lors de son passage historique à l’Université Cheik Anta Diop de Dakar, l’ancien président français avait tenu des propos très controversés à l’endroit du continent africain. Nicolas Sarkozy avait déclaré que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès".

Cette sortie médiatique de l'ancien président français avait suscité un tollé auprès des intellectuels africains qui n'ont pas manqué de rappeler à Sarkozy que l'Afrique était le berceau de la civilisation.

Récemment, c'est le ministre guinéen des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique de s'ériger contre cette contrevérité du candidat perdant des primaires de la droite en 2016 en France. Siaka Barry a contredit Nicolas Sarkozy à l'occasion d’une conférence sur la conservation des manuscrits africains.

"Contrairement à un certain discours fait à l’Université de Dakar comme quoi l’Africain n’était pas assez entré dans l’histoire, l’Africain est  bel et bien entré dans l’histoire non pas par  effraction, mais par la grande porte en plein possession de son moi culturel et qu’il a bien connu l’écriture. Et que les régions désertiques du Sahel ont été des vivants foyers de diffusion de l’écriture arabe qui fut acclimaté sous nos cieux et réutilisé dans nos différentes langues",  a-t-il déclaré.

 Kendessa Diallo avec A.S Diallo

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