Alliance électorale: Sept partis d'accord avec le Bloc Libéral (BL)

Opposition

Une dizaine de partis ont rejoint ce mercredi le Bolc Libéral (BL) de Dr Faya L. Millimono en prélude aux présidentielles du 11 octobre prochain. Cette alliance est dénommée "la Coalition pour la Rupture -CPR-. 

Le candidat du BL a profité de la signature de cette alliance  pour dénoncer les maux qui entravent l’évolution du processus électoral. Pour le Dr Faya Milimono, la coalition qui le soutient a décidé d’attaquer la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) devant les tribunaux.

"Nous l’avons fait parce que nous pensons d’abord que c’est un assaut contre la liberté de la presse mais aussi une violation claire du code électoral. La HAC veut créer un black out dans ces élections. Lorsqu’on interdit aux médias de diffuser une information, cela est une violation de la liberté de la presse. Et cette décision est de nature à saper la transparence des élections", rouspète le président du BL.
Suite à  cette "irrégularité",  le président du BL estime qu’il serait irresponsable de la part de l’opposition de participer à une élection qui ne sera pas transparente. "Cette élection dans laquelle, nous nous sommes engagés, nous la voulons propre, transparente et crédible. En tant qu’individu responsable du devenir de notre pays, nous ne pouvons pas cautionner un processus qui peut ouvrir la voix à des troubles dans notre pays".

Parlant de l’application de l’accord politique du 20 Août, il dira que la mise en exécution fait défaut car à ses yeux, la recomposition des conseillers communaux ne s'est pas encore faite.

Pour le Dr Faya, le fichier électoral est le noeud du problème car il comporte de nombreuses anomalies. "C’est un fichier qui a connu l’enrôlement de beaucoup d’enfants, des cadavres et des doublons. Pour preuve, il y a un ministre de la république qui s’est fait enrôlé à quatre (4) reprise et un maire du RPG arc-en-ciel à 14 fois", fustige-t-il.

Plus loin, le candidat à l’élection présidentielle du 11 octobre estime que les élections n’auront pas lieu sans la correction du fichier électoral. "Nous pensons qu’il y a tellement des irrégularités et  des faiblesses que comporte ce processus, ces élections ne peuvent pas avoir lieu sans la correction de ces anomalies. Donc, on ne peut pas parler d’impression des cartes électeurs si les enfants, les cadavres et les doublons ne sont pas exemptés de ce fichier», martèle-t-il.

Faut-il noter que les sept partis de la Coalition pour la Rupture sont composés de PRG, PRD, PGSD, UMPG, CADRE, FUDEG et FPDD (en phase de finalisation). 

Ibrahima Hôre Saala BAH
+224 664 64 48 95

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