Le ministère de l’Industrie, des PME et de la Promotion du secteur privé, en partenariat avec l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, ont procédé, hier vendredi dans un complexe hôtelier de la place, à la remise officielle du Certificat d’enregistrement du café de Ziama.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du chef du gouvernement et des cadres impliqués dans ce processus. Le représentant de l’Association pour le développement du café de Macenta et bénéficiaires, Sidiki Camara, a, dans son introduction, souligné toute l’importance que représente cette identification géographique pour les populations. « Cette identification géographique constitue, dira-t-il, un instrument durable et source d’emplois pour les jeunes de la forêt ».
Il remerciera les partenaires qui ont soutenu cette activité. Il n’a pas manqué aussi d’inviter l’Etat au soutien pour pouvoir augmenter la production du café. Selon les organisateurs de la rencontre, cette certification est la première en Guinée.
Pour sa part, la représentante de l’Agence Française au Développement (AFD), Brusse Bénédicte, s’est dit heureuse pour célébrer le premier certificat d’enregistrement. Et de préciser : « l’indication géographique est un outil juridique qui permet d’identifier les produits originaires d’un terroir et ça permet l’accès aux marchés internationaux » a expliqué la représentante de l’AFD.
Selon elle, en 2013, la Guinée a vendu 18 tonnes du café de Ziama et que cette étape signifie que le produit du café de Ziama ne peut se produire qu’en Guinée. « Cette identification est positive pour les producteurs et pour l’Etat. Les producteurs ont besoin de soutien de l’Etat pour mieux écouler les produits. La certification est un atout important » a-t-elle souligné. Et de rappeler que l’ADECAM n’a pas pu commercialiser ses produits.
Le représentant de l’OAPI, Paulin Edouedou, a tenu à préciser que ce jour est important, parce que c’est la remise du certificat d’enregistrement au café de Ziama. Cela a couté plus de 450.000 euros, a-t-il affirmé. « La Guinée est invité à prendre le relais avec une indication géographique reconnue. Si le café de Ziama n’est pas bien emballé, il ne se vendra pas » a-t-il martelé.
Par ailleurs, Hadja Fatoumata Binta Diallo, ministre de l’Industrie, des PME et de la promotion du secteur privé a expliqué, dans son intervention, que la Guinée vient de gagner la bataille du certificat d’enregistrement du café de Zama. Car, a-t-elle indiqué,« l’indication géographique est un outil de protection des produits et les retombées de cette certification sont nombreuses dont entres autres la créations d’emplois et de la richesse. Aujourd’hui, ce produit est un produit de reputation, c’est nous qui devons le faire ».
Aboubacar Diakité