A Conakry, le fondateur de l’Université Mercure Internationale (UMI) a lancé un projet dénommé incubateur académique. L’initiative est de former des étudiants et demandeurs d’emplois en entrepreneuriat.
George Gandi Faraguets Tounkara a dit que c’est la première fois en Guinée que des entreprises spécialisées dans le recrutement et la formation viennent vers les jeunes pour en faire d’eux des entrepreneurs. "Cette initiative est une première du genre en Guinée. Et je me réjouis que l’université Mercure Internationale va être donc la première institution d’enseignement supérieur qui va mettre à la disposition des étudiants et des demandeurs d’emplois le premier incubateur académique en terre africaine de Guinée" se réjouit-il. M. Tounkara a ensuite souligné que son souhait est que l’Université Mercure Internationale ne soit plus un demandeur d’emploi mais un formateur d’emploi.
Pour sa part, Abourahmane Sagnane, le directeur du cabinet Continental Consulting Associe(DCA) et expert en entreprenariat dira que l’incubateur académique est un laboratoire où on forme les jeunes en entreprenariat. Pour lui, "un incubateur est un lieu d’accueil et d’accompagnement, des porteurs de projet et de création d’entreprises innovantes qui mettra à la disposition des étudiants et des jeunes guinéens des dispositifs leur permettant d’acquérir des compétences et des outils importants afin de concrétiser leurs idées ou leurs projets d’entreprises structurées et viables", soutient M. Sagnane.
Poursuivant, il a rassuré que les inscrits à l’incubateur académique de l’UMI seront aidés à devenir des entrepreneurs en leurs offrant des formations, monitoring, coaching, pour y accéder à des financements afin qu’ils puissent s’installer à leur propre compte.
M. Sagnane a ensuite fait comprendre que 62% des jeunes qui sortent des instituts d’enseignement supérieur en Guinée et 41% de ceux qui sortent des instituts d’enseignement techniques et professionnels sont au chômage. Ainsi, ce triste pourcentage doit inciter les jeunes à aller vers l’auto-emploi sans trop se focaliser sur l’emploi salarial qui est devenu aujourd’hui une denrée très rare.