Audience : la Cour constitutionnelle et le G5 chez Me Salif Kébé

Politique

Impulser une nouvelle vision de la collaboration entre la cour constitutionnelle (CC) et les autres institutions républicaines. C’est l’objet de la tournée de prise de contact entreprise par les conseillers de la CC. Après l’INDH, la Cour suprême, une délégation conduite par le Vice-Président de la cc, Amadou Diallo, a été reçu, mercredi 31 Octobre dans la salle de plénière, par le président de la CENI, Amadou Salif Kébé, entouré des commissaires.

Au sortir de l’audience, M. Diallo s’est réjoui de la qualité de l’accueil. Amadou Diallo a indiqué que cette visite s’inscrit dans le cadre d’une prise de contact que son institution a initiée. Selon lui, les deux institutions doivent se donner la main pour que les résultats des prochaines élections soient acceptés par tous. C’est vrai, rappelle-t-il, qu’il y a séparation des pouvoirs. Mais cela constitue les maillons d’une chaine qui doivent être solidement enchainé les unes des autres. Amadou Diallo souhaite que les institutions se donnent la main pour tirer la Guinée vers le développement, vers la démocratie.

Le Président de la CENI, remercie les conseillers de la CC pour cette initiative. Maître Amadou Salif Kébé se dit très heureux d’échanger avec l’institution  chargée de veiller à la régularité des élections. Il envisage d’organiser une série de formation des magistrats sur la chose électorale très prochainement.

Quelques minutes plus tard, le groupe des cinq, composé des ambassadeurs de la France, des Etats-Unis, de L’Union Européenne, de la CEDEAO, du système des Nations unis,  est membre observateur du comité de suivi du dialogue politique inter guinéen.

Après l’entretien tenu à huis clos avec les commissaires de la CENI, le chef de la délégation, Jean Marck Grogurin, ambassadeur de la France en Guinée remercie les commissaires de la CENI pour la qualité de l’accueil. Il soutient avoir échangé avec l’organe de gestion des élections sur la situation actuelle du pays. Surtout concernant les questions techniques notamment sur le sujet de l’audit du fichier, du calendrier des élections, de la loi sur la CENI, de l’installation des conseillers communaux. Pour lui, les échanges ont été fructueux et cela leur a permis de voir un plus clair sur les détails. Par exemple sur l’audit du fichier, il affirme avoir su les contraintes qui se posent à la CENI pour mener à bien les recommandations. Il promet de continuer dans l’élan du dialogue avec les autorités du pays, les acteurs politiques, les institutions, la société civile pour sortir de la crise afin de se consacrer aux reformes essentiels et au développement de la Guinée.

Alhassane Barry

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