COCAN 2021 : Antonio Souaré sous le feu des critiques

Football

Dans un entretien qu’ils ont accordé à la radio Espace fm, Paul Fatya Tounkara et Djoumessi, ont abordé de long en large les problèmes qui minent le football guinéen, notamment la corruption. Ils ont ensuite fustigé la gestion du COCAN par le président Antonio Souaré et Amadou Diaby, qui selon eux, ont pris le football guinéen en otage. Lisez.

Bonjour à votre avis, c’est compte tenu de la volonté politique du chef de l’Etat qui fait défaut, cet égo ou peut-être ce conflit d’intérêt entre ces acteurs, le président Antonio Souaré et KPC qui peut aussi expliquer le retard qu’accuse l’organisation de ce COCAN en Guinée ?

Djoumessi : Merci ! Je vais tout de suite vous rappeler qu’il y a deux types de porteurs de projet. Premier type de porteur de projet, c’est celui qui met son égo au service du projet. Donc, qui a toutes les chances de façon inexorable de réussir la mise en œuvre de son projet. Et le second porteur de projet, c’est celui qui met le projet au service de son égo. Et aujourd’hui, c’est ce que le COCAN est en train de faire en réalité. Le COCAN, qui est mis en place, pour une fois, je vais affranchir le président de la République pour le simple fait, qu’il a procédé à une délégation de pouvoir au COCAN par décret.

Donc, il revenait au COCAN la réalité d’entreprendre des démarches vis-à-vis de gouvernement, vis-à-vis du président de la République, pour présenter les enjeux et les urgences. Il y a un travail qui a été fait par un cabinet depuis 2015, qui continue à travailler tout en actualisant. Mais ce travail, en réalité repose sur des hypothèses. Parce que nous n’avons pas encore totalement si vous voulez le feu vert du COCAN dans ce qui lui a été présenté.

Dites-nous c’est quoi le diagnostic, c’est quoi l’état des lieux par rapport à la situation des infrastructures sportives. Parce qu’on sait que vous avez fait une sorte d’étude de déplacement sur le terrain ?

Je vais résumer simplement, en procédant à une évaluation correcte et objective, des déficits qu’ils aient dans ce pays, des déficits en termes de ressources cumulées. Ça veut dire tout simple que la Guinée, si nous évaluons les forces, les faiblesses, les opportunités qui nous sont offertes. Les menaces qu’il y a aujourd’hui et même l’environnement. La Guinée aujourd’hui, dans la sous-région n’est pas comptée parmi les six qui ont déjà organisé une Coupe d’Afrique des nations. 

Ça veut dire que la Guinée accuse un déficit infrastructurel immense. Et donc atteste à partir de l’incapacité d’organiser une Coupe d’Afrique des nations.

Sur le terrain, certes il y a la contrainte de la FIFA en matière d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations. Mais parlons déjà du constat. Qu’est-ce que la prospection à révéler, l’état des lieux par rapport à cette organisation?

Djoumessi : Bien ! L’Etat des lieux est vraiment triste. A commencer par les infrastructures, il y a un déficit énorme aujourd’hui. Le seul stade qui nous permettrait de dire qu’on a un stade, c’est le stade de Nongo, qui n’est pas encore terminé, qui est toujours en chantier. Mais, au-delà de ça, vous avez des grands travaux qui attendent. Il y a un travail gigantesque à faire pour l’organisation de cette Coupe d’Afrique des Nations. Aujourd’hui, en dehors de Conakry, il n’y avait aucune région qui puisse vous présenter un dispositif sanitaire qui réponde aux prescriptions du cahier de charges de la CAF.

Un dispositif sécuritaire, un dispositif infrastructurel. Le local que nous sommes en train de se vanter, je ne pense pas que le local contient aujourd’hui, que ce soit du côté du COCAN, que ce soit du côté du gouvernement. C’est pourquoi, nous avons dit que la Guinée a l’obligation d’organiser cette Coupe d’Afrique des nations. Pour pouvoir non seulement doter le pays d’infrastructures, mais pour permettre justement à l’ensemble des composantes économiques, c'est-à-dire des facteurs qui constitueraient des leviers d’accélération, de la croissance prise en compte dans le chemin ou dans cette dynamique.

Donc, globalement, j’essaye de vous répertorier secteur par secteur, ce qu’il y a, ça va être trop long mais ce que je peux faire, c’est de dire aujourd’hui sur quoi en réalité le COCAN devrait s’appuyer pour lui permettre d’avoir une lisibilité sur la démarche à entreprendre, sur les leviers sur lesquels il devrait s’appuyer d’activer les bancs.

Parlons de cette contrainte FIFA liée à l’organisation d’une Coupe d’Afrique des nations, car les Guinéens doivent le savoir.

Paul Fatya Tounkara : Au mois de juillet dernier, la CAF s’est réunie. Elle a organisé un symposium à Rabat, un symposium en faveur duquel de nombreuses décisions ont été prises relatives à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations, le format, la taille. Le format a changé, la CAN passe désormais de 16 à 24 équipes, le nombre de stades devant abriter cette compétition également a changé, a augmenté de taille. Par exemple une compétition de 24 Nations. La CAF exige désormais deux stades de 40 mille spectateurs. Deux stades de 20 mille spectateurs et deux stades de 15mille spectateurs. Et en plus chaque site doit avoir deux terrains d’entrainement, de gazon naturel, ainsi qu’un terrain d’entrainement de gazon naturel également en cas d’urgence.

Donc six (6) stades au total?

Exactement ! Et à côté de ces stades-là, il doit y avoir des stades de dégagement, des stades d’entrainement pour les arbitres et pour les joueurs. C'est-à-dire que  chaque nation qui va être domiciliée, qui va prendre son quartier général, en principe doit être dans toutes les commodités, dans toutes les conditions optimales. Il doit avoir son réceptif hôtelier, et à côté également de ce réceptif hôtelier, il doit y avoir une salle de musculation, une salle de réanimation. Et de nos jours, les évanouissements, les crises cardiaques font légion dans la pratique de sport. Il doit avoir également une ambulance médicalisée disponible pour chaque équipe tout au long de la compétition.

En plus, ce que la CAF exige surtout pour les membres du bureau exécutif de la CAF, bien entendu pour les émissaires, parce qu’ils doivent suivre tous les matchs de la compétition. La CAF exige un avion avec équipage à bord pour permettre aux membres du bureau exécutif d’effectuer les déplacements pour les permettre de suivre les matchs de différentes compétions. Donc, aujourd’hui, ce sont des exigences.

Vous dites qu’il faut avoir des hélicoptères ?

Oui ! Un avion avec l’équipage à bord, pour les membres et les commissaires de la Confédération Africaine de Football, ce sont des exigences du cahier de charges de la Confédération Africaine de Football. Et lorsque le président Ahmed Ahmad en séjour en Guinée, il a dit : «  Nous n’avons pas obligé à la Guinée de postuler, de candidater à l’organisation de cette Coupe d’Afrique des Nations. Donc, si toutefois la Guinée ne répond pas aux exigences de ce cahier de charges, la démarche est simple, on change de main...

Toujours par rapport aux cahiers de charges de la CAF, il est dit quelque part, au-delà de 200 km, les joueurs ne pourront pas se déplacer avec des bus, il faut des avions, on a même pas d’avion.

C’est aussi l’exigence du cahier de charges, en plus chaque site doit posséder des vestiaires avec 5 douches, eau chaude et eau froide. 5 toilettes et 5 urinoirs, une ambulance médicalisée. Comme je l’ai dit, couvrir les frais d’hébergement, confirmés par les arbitres, être en charge de la blanchisserie de leurs équipements sportifs durant toute la compétition. Ce sont entre autres les exigences contenus dans le cahier de charges de la CAF. Ça veut dire que vous le respectez au pied de la lettre, il n’y a pas de demi-mesure, il n’y a pas d’alternative. Si vous ne répondez pas aux exigences contenus dans ce cahier de charges, c’est aussi simple que ça. On vous retire l’organisation de cette CAN. On l’attribue au pays qui est dans les bonnes dispositions et qui dispose toutes ces infrastructures-là, pour organiser cette CAN.

On vient d’écouter le cahier de charges, il est trop lourd, alors qu’est-ce qu’il faut faire à partir de là, on dit qu’on a accusé un grand retard ?

En réalité, vous avez des phases et des étapes en fonction duquel on peut avoir des repères pour pouvoir avancer. La première étape par exemple, c’est l’étape institutionnelle qui consiste aujourd’hui à la prise en compte de toutes les décisions y compris ; les décisions, les arrêtés et autres liés à l’organisation de la CAN. Maintenant la deuxième étape va consister en fonction d’un calendrier, un agenda. Le côté institutionnel, nous renvoie au document de projet, qui en réalité nous permet de mieux comprendre, ce que l’on devrait faire.

Donc, la première étape intitulée phase institutionnelle, qui concerne l’élaboration de tous les documents administratifs nécessaires au démarrage des activités du bureau, ou de l’agence d’exécution des projets. Encore vous avez la seconde phase qui porte sur l’élaboration des termes de références du document de projet. Pour ça, nous avons prévu par exemple l’année 2018, qui est pratiquement en train de finir là.

La troisième phase consacrée aux consultations pour la mise en place de financements des partenariats et l’exécution du cahier de charges. La quatrième qui va s’étendre de l’année 2019 à 2021, enfin destinée au suivi et évaluation du processus des projets. Il est prévu dans cette phase d’organiser à la fin des travaux. Des infrastructures, des activités sportives et autres sur les sites pour servir des tests de fonctionnalité et équipements, notamment les tournois régionaux de football ainsi de suite.

Vous avez en dehors de ces quarte phases, des formations spécifiques à l’attention des acteurs impliqués dans le projet et d’une manière générale, les acteurs du secteur du football ; c'est-à-dire les éducateurs, les entraineurs, les joueurs, les arbitres, les médecins sportifs, les administrateurs, les sponsors, les marketings, les communicateurs, les supporteurs, la sécurité. Et tous ceux-ci seront aménagés à toutes les phases de la mise en œuvre.

Donc, c’est comme ça que le cabinet a structuré les différentes étapes, compte tenu des déficits globaux que nous avons dans le pays. Et aussi des propositions de solutions que nous avons essayées de trouver. Parce qu’aujourd’hui, il n’est pas sans savoir qu’à l’intérieur du pays, nous avons…. Mais, je vais vous donner les composantes des projets, qui sont : la composante numéro Un (1), les documents institutionnelles. La composante numéro deux (2), les documents du projet donc la feuille de route, l’étude de faisabilité, l’étude d’impact social et environnemental, le document du projet et la fiche du projet.

La Guinée à ce jour, qu’est-ce qu’on a à offrir par rapport à ces exigences ? Qu’est-ce qui nous reste à trouver ? Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici ? Ne serait-ce que pour amorcer les travaux qui doivent nous amener à l’opérationnalisation, comme vous êtes en train de le décrire. 

Je pense qu’aujourd’hui, rien n’est encore fait. Le cabinet a bien entendu, présenté les travaux qui ont été déjà effectués au niveau du cabinet du COCAN. La première fois, c’était de leur présenter les documents, la feuille de route. La deuxième fois, c’était une réunion qui était tenue, élargie cette fois-ci aux associés du cabinet EVANTUS.

On n’a aucune idée de ce que cela pourrait coûter en termes d’argent…

Paul Fathiya : Depuis la mise en place de ce COCAN, le COCAN ne se réunit que deux fois. La première réunion, c’était une réunion de prise de contact, la deuxième réunion C’était….depuis 2017. Au mois de mars c’était une mission de prospection qui a sillonné, visité les différents sites à l’intérieur : Boké, Kindia, Kankan et puis pour chuter à Nzérékoré. Jusqu’à présent, rien n’est encore fait, en dehors de ces deux réunions qui ont été tenues par le COCAN. Par exemple en 2002, lorsque le Mali avait la charge d’organiser cette Coupe d’Afrique des Nations. Le budget total de l’organisation s’élevait à 200 milliards de FCFA. Ils se sont mis à la tâche, ils se sont mis à chercher de l’argent, ils ont surfé sur des relations.

Le Gabon par exemple en 2017, le coût total de l’organisation de la CAN s’élevait à 400 milliards de FCFA, le double du Mali. Et je vous prie de me croire, jusqu’à présent du côté du Gabon, il y a des infrastructures qui restent inachevées parce que tout simplement, le président Ali Bongo voulait impérativement organiser cette Coupe d’Afrique des Nations pour dissiper et estomper la crise politique qui sévissait au Gabon. Lui, il a dit, aujourd’hui le sport si de par le passé, les Nations se jaugeaient, se testaient à travers la guerre. Aujourd’hui les nations se testent à travers le sport.

Et le sport transcende la politique, offre la possibilité aux peuples d’avoir un sentiment d’appartenance à la fois une famille, à la fois une nation et également crée un lien de rapprochement. C’est qu’il a compris, il réussit son pari. Aujourd’hui, le Gabon est en train de profiter des avantages, des retombées relatives à la CAN qu’ils ont organisée en 2017.

Est-ce qu’il y a un budget défini clairement, celui-là qui va être financé pour organiser la CAN chez nous ? Par exemple la construction des stades ? A Abidjan par Exemple c’est 83milliards de FCFA pour la construction des stades. La Chine offre un stade à hauteur de 60 milliards de FCFA, cadeau à la Côte d’Ivoire. Chez nous on nous a fait un stade, c’est quoi l’évaluation chez nous ?

Djoumessi : Vous avez d’abord le projet de la CAN qui lui, consiste pratiquement à mettre en place tout ce que la CAF recommande, c’est ça le projet. Maintenant, vous avez le programme, qui est le programme du pays. Donc, une évaluation de coût global de ce projet ne peut être évalué qu’en fonction du cahier de charges de la CAF. Donc, avec le format 24 équipes, annexé du projet de contenu local. C'est-à-dire quantité, contenu et construction des infrastructures, quantité et coût des projets connexes, valorisation de local, rémunération du cabinet par exemple qui va être retenu, les consultants agrées et coût de la gestion de l’évènement. Logistique de transport, de soins de sécurité, d’hébergement, de communication, étude de faisabilités et d’impacts. Coût de construction des charges, d’aménagement et de formation.

Donc, l’évaluation de ce coût reste bien entendu subordonnée d’abord à la mise à disposition de cahier de charges. Parce que ce que nous avons aujourd’hui, sur le site de la CAF et le cahier de charges qui est pratiquement sur le net. Je dis que ce sont des actes stratégiques. Mais en réalité, il va au-delà de cela, c’est pourquoi l’élaboration budgétaire des coûts de ce projet, suppose véritablement, un cadre de réflexion stratégique.

Donc, sans cahier de charges, ce n’est pas possible ?

Ce n’est pas possible ! Je vous donne par exemple à titre d’exemple ; le cas du Cameroun pays organisateur de la CAN 2019, le coût moyen de construction d’un stade olympique de 50 à 60 mille places varie entre 163 et 165 milliards de FCFA. Coût auquel il faudra appliquer, non seulement le taux d’inflation annuelle, la fluctuation des coûts des matériaux et les charges exceptionnelles pour trouver le coût réel de construction de six (6) ou sept (7) stades en Guinée d’ici 2022. C’est pour dire qu’on est encore face à d’autres contraintes auxquelles, on ne peut pas …

Aujourd’hui la seule chose que le COCAN avait à faire, à partir du moment où on leur avait présenté la feuille de route et le document du projet, ça veut dire qu’il y a une étape qui est franchie. C’était de trouver un cadre où il y avait lieu d’apporter des amendements en fonction du programme que le pays voudrait. Parce que vous ne pouvez pas organiser une compétition et circonscrire. L’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations est circonscrite à cela, simplement aux infrastructures sportives.

On dirait que le nom Antonio Souaré, personne n’a envie d’en parler ? Qu’est-ce qui ce passe ? Qu’il y ait une telle léthargie, une telle passivité, un mythisme total, vous, vous n’en faites rien ?

Paul Fatya : Dans ce monde de football, comme tout autre domaine, c’est un monde carabiné, le nom du président du COCAN, Antonio Souaré, il est difficile aujourd’hui de le descendre en flammes. Pour deux raisons : essentiellement pour ses investissements dans le football. Parce qu’il fait partie du cercle restreint des mécènes qui font tourner le ballon rond en Guinée. Il faut le reconnaître, parce que depuis pratiquement dix ans, l’Etat n’investit aucun copeck dans le football guinéen. Ce sont ces mécènes qui, aujourd’hui ravivent cette passion aux jeunes footballeurs, en subventionnant le championnat guinéen. Par exemple, trois ans, c’est sa société qui subventionnait le championnat guinéen.

Cette par exemple, c’est la fondation KPC pour l’humanitaire, qui a subventionné le championnat guinéen, tenez bien à hauteur de 4.782 910 000 GNF. Aujourd’hui, on a comme l’impression qu’il a conquis tous les acteurs du monde de football. Vous prenez les sites sportifs. Ce sont des sites qui sont sponsorisés pratiquement par ses sociétés. Donc par conséquent, c’est difficile de mordre la main qui te nourrit.

Aujourd’hui, la fédération guinéenne de football est composée par exemple de 13 journalistes sportifs, venant de différents médias. L’arrière-pensée c’est quoi ? C’est vrai que de prime abord, qu’on nous a annoncé que c’est pour promouvoir les activités, les projets sportifs de la fédération guinéen de football, mais en réalité la fédération n’a pas de projet. Parce que depuis l’installation de la nouvelle équipe, il n’y a pas un véritable projet qui définit les différents axes de promotion de notre football.

La Fédération n’a pas de projet ?

Quand vous venez à la tête d’une institution, vous venez avec un projet que vous présenté. Vous cherchez des hommes, des acteurs qui s’accommodent pour les mettre en œuvre. Mais, depuis l’arrivée de la nouvelle équipe, il n’y a pas un projet sportif vendable qui puisse aujourd’hui promouvoir le football guinéen. Je vais vous donner un exemple : ce qui se passe aujourd’hui au sein de cette institution. C’est vrai, en termes de financement, beaucoup sont en train d’applaudir le président de la fédération, mais en termes de management et d’organisation, ça laisse à désirer.

Nous étions au CHAN au Maroc par exemple : l’équipe nationale devait effectuer sa première sortie. C’est à la veille, à 22H que les maillots sont venus au Maroc. Vous vous rendez compte, pour une équipe nationale. Et les maillots de quel genre ? Flanqués des bandes qui étaient mal disposés. Il y avait les rouge-jaune-vert. Il y avait vert-rouge jaune. C’était un véritable bazar.

Nous, c’est l’africanité en Guinée, on peut être Malien, Guinéen, ça nous dérange pas.

Justement ! L’autre volet que je voudrais signaler, c’est le contrat par exemple avec l’équipementier macron qu’on nous a vendu. Parce qu’aujourd’hui, j’ai comme l’impression que la fédération guinéenne de football, se circonscrit à deux personnes. Le président Antonio Souaré et le premier vice-président Amadou Diaby. Lorsqu’il s’agit de faire la patrouille des binationaux, ils se mettent au-devant des choses. Lorsqu’il s’agit de négocier des contrats, ils se mettent à …. Quand ils sont négociés avec Macron, il est inconcevable qu’on s’engage en faveur d’un équipementier en l’absence d’un responsable marketing de la fédération.

Et en plus, le contrat qu’ils disent avoir signé, en réalité ce n’était pas un véritable contrat, ce n’était qu’une réduction du coût d’achat de 40%. Si on achetait l’unité de maillot à 100 dollars usd, on l’achète désormais à 60 dollars. Pourquoi, on retire les équipements sportifs avec les différentes sélections nationales engagées dans les différentes compétitions.

Revenons à nos moutons. On a reçu ici Amadou Diaby qui nous disait que la FEGUIFOOT vivait grâce à l’apport d’Antonio Souaré, et que la subvention de la FIFA n’était pas encore tombée. Quand ça le sera, on allait rembourser les investissements d’Antonio Souaré effectués depuis sa prise de fonction. On a des vices présidents. KPC et Maturin Bangoura, c’est quoi leur rôle finalement ? Est-ce qu’il y a des possibilités pour ces vices présidents là de prendre des initiatives et de porter de l’action ?

Bien entendu, il y a une possibilité de le faire. En principe d’ailleurs, moi, j’estime que ce sont les principaux cerveaux de ce COCAN. Ce sont eux qui doivent concevoir un projet. Dès lors qu’on a connaissance du cahier de charges de la CAF. On doit déjà se mettre à la tâche. Concevoir un projet, le proposer au gouvernement guinéen, le mettre face à ses responsabilités. Mais, il se trouve que les guéguerres intestines que vous venez de souligner entre le président Antonio Souaré et KPC, ce sont de guéguerres…..

Une synthèse d’Alpha Amadou Diallo

                         

                

                 

    

    

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