Cellou Dalein Diallo:« A Conakry seulement, on a eu 76 conseillers contre 49 pour le RPG »

Politique

Cellou Dalein Diallo:« A Conakry seulement, on a eu 76 conseillers contre 49 pour le RPG »

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, Cellou Dalein Diallo s’est félicité des résultats obtenus par l’UFDG, lors des élections communales. Par ailleurs, il a dénoncé la concession du port autonome à la société turque Albayrak.

Face à ses militants ce samedi 25 aout, le chef de file de l’opposition magnifie l’UFDG. Selon lui, les dernières élections communales du 04 février dernier ont permis de mesurer le poids de chaque parti politique. « A Conakry seulement, on a eu 76 conseillers contre 49 pour le RPG. Nous étions largement premiers à Boké, à Kamsar, à Dubréka, à Kindia, à Mamou, à Labé. Même à Forécariah, si on fait une bonne analyse, on est premier. Nous sommes faiseurs de roi à Siguiri, à Faranah, grande deuxième à Macenta, à Guéckédou, à N’Zérékoré », a-t-il souligné. Ce résultat explique tout simplement : « qu’aujourd’hui, les gens nous font confiance. Ils adhèrent massivement au parti et soutiennent son programme », déclare Cellou Dalein à ses militants.

Parlant de la concession du port autonome de Conakry à la société turque Albayrak, Cellou Dalein Diallo indique que l’accord n’a pas été passé dans les règles de l’art. « Cette attribution de la gestion du port à une société dans l’opacité totale est une illustration éloquente de la mauvaise gouvernance. Il faut protester. Parce que demain, lorsque les tarifs du port vont être augmentés, c’est le consommateur qui va payer », fulmine le leader de l’UFDG avant d’ajouter. « Ce sont des signes de fin de règne. Il faut avoir des ressources. Non pas pour une retraite confortable, mais il faut aussi financer la répression. Au cas où, contre le troisième mandat, vous vous lèverez, ils vont importer des armes, des gaz lacrymogènes, des armes légères pour réprimer. Vous les entendez dire nous allons mettre de l’ordre, les manifestations sont interdites, le droit de grève est suspendu. C’est ça la réalité. Tout cela, parce qu’ils ont peur et ils veulent continuer à dilapider les ressources du pays en se maintenant au pouvoir en 2020. Mais ils nous trouveront sur leur chemin », prévient le chef de file de l’opposition.

Souleymane Bah

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