Dr Alya Diaby : « Je reste et je demeure le président élu de l’INIDH »

Inteview

Dès sa prise de fonction, le nouveau président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, le Dr Alya Diaby, a accordé une interview à notre rédaction. Au cours de laquelle, il s’est largement exprimé sur le différend qui l’oppose à Me Fréderic Fromo Loua, son challenger et ses priorités pour l’INIDH. 

 

 L’Indépendant : Votre challenger, Me Fréderic Fromo Loua qualifie votre prise de fonction à la tête de l’INIDH comme une violation fragrante de la loi. Qu’en est votre avis ?

 Dr Alya Diaby : C’est du ridicule et ce débat est complètement dépassé. J’ai obtenu le décret de la confirmation d’être élu président de cette institution et j’ai été installé dans mes fonctions.

Toute discussion qu’il a eue avant, je ne suis plus à ce niveau et Me Foromo n’est pas mon adversaire puis que moi j’ai été élu. J’ai obtenu 21 voix contre 7.  Donc, il n’est pas mon adversaire. Ensuite, il est membre d’une commission de l’INIDH que je préside maintenant.

Moi, je considère M. Foromo comme un commissaire de l’INIDH et qui est libre de ses propos. Je ne peux pas entretenir des polémiques inutiles avec lui.

Moi, j’ai été élu, je ne suis plus à ce niveau. Ce débat est complètement dépassé. Et sachez que l’INIDH étant une institution républicaine, est chargée de la protection et de la promotion des droits de l’homme en général.

Quelles sont vos priorités ?

Dr Alya Diaby : En termes de priorités, à ce niveau. Il y a des priorités à court terme, à moins terme et à longue terme.  Dans l’urgence, ce que nous allons faire, c’est de donner une image de la visibilité à l’INIDH, faire connaitre le mandat de l’INIDH qu’on a toujours assimilé à une ONG de dénonciation.

Il y a des ONG qui s’occupent de ça. Donc, nous sommes une institution indépendante. Nous avons un rôle à faire valoir et à faire connaitre.  Donc, il faut d’abord partager avec la communauté nationale et les citoyens dans leur ensemble.

Ensuite, nous avons l’obligation de présenter un rapport national à la fin de l’année. Cela fait trois ans que l’INIDH n’a jamais produit un rapport national.

Donc, nous avons l’intention de produire pour une fois un rapport national et au niveau de la CEDEAO parce que le 31 juillet prochain est la date butoir pour que toutes les INIDH du réseau ouest africain, présentent leurs rapports nationaux.

Ensemble, nous allons faire le rapport régional pour l’INIDH en global. En dehors de ça, nous avons l’obligation d’asseoir une administration au niveau de l’INIDH. Ce qui n’a pas existé jusqu’à présent.

Nous avons l’obligation de rétablir la confiance avec l’Etat et les partenaires. Ce qui, jusqu’à présent, n’a pas été le cas. Et, par la suite, nous avons également l’obligation de faire asseoir notre mandat, de faire en sorte d’incorporer les standards internationaux et faire en sorte que l’INIDH de la Guinée en soit conforme à ce qu’on appelle les principes de Paris.

Nous allons agir dans le respect de tout ce qu’on appelle le respect du genre. Nous allons travailler dans le respect des principes concernant les droits des migrants. Et, agir dans le respect des objectifs du développement durable (ODD).

L’INIDH est une institution constitutionnelle qui a des compétences et un mandat fixé et déterminé. Nous avons l’obligation d’assumer et nous allons travailler avec les ONG dans le respect de nos différences puis qu'on est différent. On ne peut pas mettre les chèvres et les moutons ensemble.

Lors de votre prise de fonction à la tête de l’INIDH, le président sortant Mamady Kaba et son équipe étaient absents. Ne pensez-vous pas que cela pourrait compliquer vos tâches pendant l’exercice de votre pouvoir à la tête de cette institution ?       

 

Dr Alya Diaby : Comme vous êtes journalistes, posez-lui la question.  Pourquoi, il ne s’est pas présenté. Le travail que je vais faire à l’INIDH, ce n’est pas en tant que commentateur. C’est en tant qu’acteur. Je vais travailler et agir et demander à être jugé sur ce que je vais faire.

Je suis un homme de concret. Je ne travaille pas dans l’expectative. Je ne suis pas un homme qui commente les intentions des gens. Je reste et je demeure le président élu de l’INIDH. Tout le reste, ce n’est pas mon problème.

Le Démocrate

 

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