Guinée : l’opposition veut retirer ses représentants au Comité de suivi

Politique

Après une concertation avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays, le président de la République a ordonné son ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a relancé le comité de suivi du dialogue politique pour résoudre les différends qui oppose le gouvernement et son opposition. Quelques semaines seulement après la reprise des travaux, on peine à régler les différends. Et l’opposition ne veut plus attendre et menace de retirer ses représentants au sein du Comité.

L’opposition républicaine dirigée par Cellou Dalein Diallo a tenu une plénière ce jeudi au QG de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée. Objectif, évaluer les avancées des points d’accord issus de la rencontre entre le chef de file de l’opposition et le président de la République le 2 avril dernier.  

Selon le porte-parole de l’opposition républicaine, Alhousseiny Makanera Kaké, il y a deux points qui étaient accordés par Alpha Condé. Le premier, ce sont les travaux au niveau du comité de suivi. Le second, ce sont les travaux au niveau de la session de l’assemblée nationale c'est-à-dire la session des lois. 

« Nous n’avons pas constaté une volonté réelle de trouver une solution rapide au contentieux électoraux au niveau des travaux du comité de suivi. Et, c’est pourquoi nous avons demandé à nos militants de rester mobilisés. Par rapport au fichier électoral, nous avons dit, il faudrait que le fichier soit assaini pour que les élections législatives soient tenues à des dates indiquées par les lois. Compte tenu de la proposition de la CENI, nous avons estimé qu’il n’y a eu aucune volonté réelle au niveau de la CENI de faire en sorte que les fichiers soient assainis et que les élections puissent se tenir à bonne date », déplore l’ex-ministre d’Alpha Condé

Par rapport à l’examen de la loi portant sur la réforme de la CENI, l’opposition constate que jusqu’à ce jour, cette loi n’a pas été encore inscrite à l’ordre du jour. 

« C’est pour toutes ces raisons que l’opposition républicaine informe la communauté nationale et internationale que, si au cours de la semaine prochaine nous nous ne notons pas une volonté réelle d’aller rapidement à la résolution des problèmes évoqués par le chef de file de l’opposition au président de la République, nous tirerons toutes les conséquences », martèle-t-il.

Parmi les points de désaccord, il faut noter le contentieux électoral et l’application correcte et dans les meilleurs délais de l’accord du 12 octobre 2016.

Amadou Tidiane

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