Education : Aboubacar Soumah du SLECG menace Damantang

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A beau chasser le naturel, il revient toujours au galop, dit l’adage.  Après avoir obtenu un accord aux forceps avec les syndicalistes dirigés par Aboubacar Soumah, le gouvernement voudrait mettre en péril cette accalmie à moins de deux mois de la fin de l’année scolaire 2017-2018.  Comment ? En connivence avec la CNTG et l’USTG, il souhaiterait réorganiser un nouveau congrès du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) en dépit de sa légitimité et de sa légalité, prouvées à l’occasion de la grève du mois de février dernier.  

Il n’en pas question, la page du congrès est tournée, rétorque-t-on du côté du SLECG. Ce matin, dans l’émission les GG, le leader charismatique du Slecg, Aboubacar Soumah, a proféré des menaces à l’encontre du ministre Damantang Albert Camara, accusé à tort ou à raison, de tirer les ficèles. Le patron du Slecg a indiqué que si toutefois, ce dernier s’entête en réorganisant un deuxième congrès après le leur, ils (les syndicalistes) demanderont son départ par un appel à une grève générale et illimitée.

A cet effet, le camarade Soumah est catégorique : « pour le congrès du SLECG, la page est tournée. Il n’y a plus de congrès. C’est fini ça. Pour le congrès de l’USTG, d’accord pour celui du SLECG, il n’en est plus question. Le SLECG est membre fondateur de l’USTG, contrairement aux affirmations de Mamadou Mansaré, qui affirmait que le SLECG appartient à l’USTG. C’est le SLECG, qui a créé l’USTG avec la FESABAG. Donc, l’USTG appartient au SLECG. Pour le congrès du SLECG, c’est une mise en garde ».

Damantang mis en garde

Les dirigeants actuels du Slecg sont formels. Ils sont les interlocuteurs crédibles, affirment-ils. Or, selon Aboubacar Soumah, « le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle et du Travail vient de nous adresser une correspondance. C’est à la suite d’une correspondance que nous avions déposée au niveau de tous les établissements du système éducatif, les informant qu’une mission va passer pour non seulement valider les bureaux existants mais le renouvellement des bureaux inexistants. Le ministre du travail nous a répondu qu’il a été saisi par une autre branche du SLECG pour la tenue d’un congrès du SLECG. Il nous rappelle que nous avons été invités par l’inspection générale du travail à une reprise éventuelle du congrès et qu’il est dans cette logique ».

A cet effet, le syndicaliste déclare que « il (Damantang Camara, ndlr)  n’est pas prêt à coopérer avec nous... nous allons déclencher immédiatement une grève générale sur l’ensemble du territoire national dans le secteur de l’éducation et nous demanderons le départ du ministre du travail, Damantang Albert Camara. Tant qu’il sera ministre, la grève sera maintenue ».

Il accuse enfin le gouvernement de « financer cette partie pour tenir un éventuel congrès ». Mais, poursuit-il, « nous avons déjà fini notre congrès, mais ils sont libres de tenir le congrès d’une autre appellation, pas le SLECG ».

En attendant désormais la réaction du gouvernement face à cette menace de reprise de la grève par le Slecg version Aboubacar Soumah, on entrevoit une rupture entre les deux parties. Et si cette rupture se confirme, les conséquences risquent d’être importantes. La grève du février dernier en est une preuve.

Amadou Kendessa Diallo

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