Education : comment Lansana Kouyaté a-t-il vu la grève des enseignants ?

Société

Le président du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) vit à l’extérieur depuis la fin de l’élection présidentielle de 2015. En Guinée, il y vient rarement pour ne pas dire pas. Malgré tout, Lansana Kouyaté a un œil sur l’évolution de la situation sociopolitique de son pays.

Ces dernières semaines, le gouvernement d’Alpha Condé a été confrontée à une fronde sociale liée à un mouvement de grève des enseignants. Le gouvernement a fait la sourde oreille avant d’accéder aux revendications salariales du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.

Pour Lansana Kouyaté, « un droit acquis en matière de droit de travail ne peut plus être remis en cause ». C’est pourquoi, dira-t-il, « quant à la crise des enseignants, je les salue, je salue leur ténacité et leur courage. Ils ont acquis ce qui leur a été arraché ».

Le président du Pedn a rappelé aussi que c’est en 2007 que le mouvement social a obtenu cet acquis. « C’était des calculs indiciaires qui étaient tranchés depuis le départ et qu’il a fallu corriger.  Les indices en Guinée étaient jusqu’en 2007 mal calculés. Il y avait dans la hiérarchie militaire des adjudants qui étaient mieux payés que les lieutenants. C’était la même chose au sein de l’administration. Il a fallu mettre à plat pour recalculer les indices afin que cela reflète les échelons et les grades. C’est ce qui a été fait et a correspondu à 40% d’augmentation de salaire », rappelle-t-il.

Selon M. Kouyaté, « c’est une question d’égalité, et de justice ». « Quand cela est fait, on vient pour une raison ou pour autre, alors qu’il y a des poches de dépenses qui sont inutiles même futiles et on a voulu soustraire cela aux fonctionnaires qui ont accepté pour un certain, mais pas définitivement, leur combat était justifié. Je crois que la promesse qui leur a été faite est respectée. Mais ce ne sont pas eux seuls. Tous ceux qui ont subi la même injustice doivent être rétablis dans leurs droits parce que c’est une question d’égalité, et de justice », conclut-il.

Amadou Kendessa Diallo

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