Face à la montée des attaques interethniques via les réseaux sociaux, le ministre des Postes et Télécommunications, Moustapha Mamy Diaby est monté au créneau. L’ancien directeur de l’ARPT n’est pas allée du dos de la cueiler pour fustiger le comportement de certains citoyens véhiculant des messages de haine et de division. Mais, prévient-il, « on ne peut pas se cacher derrière un écran d'un smartphone pour commettre un crime ».
Invité ce lundi dans l’émission les GG d’Espace Fm, le ministre en charge des Postes et Télécommunications a été interrogé sur les échanges violents entre partisans de partis politiques sur les réseaux sociaux. A cet effet, M. Daiby a regretté les propos violents véhiculés par ces individus au détriment de la culture de la paix.
Pour lui, « c'est un constat regrettable. Un espace aussi important comme l'Internet mis à la disposition de nos citoyens devrait servir à la socialisation et à la valorisation des outils qui concourent au développement de notre pays. Mais malheureusement, certains de nos frères et sœurs se livrent à des comportements qui sont en marge de la loi ».
Ainsi, dira le ministre des PT, « nous avons des outils juridiques comme la loi 037 relative à la cybersécurité. Nous veillerons à appliquer le contenu de cette loi. Par exemple l'article 32 qui dit ceci: ‘’quiconque produit, diffuse ou met à la disposition d'autrui des données à nature à troubler l'ordre ou la sécurité publique ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un système informatique, se rend coupable d'un délit et sera puni d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans de prison et d'une amende de 20 millions à 300 millions GNF ».
« Au-delà de cette loi, tout ce que l'on fait sur l'Internet, laisse des traces. Les moyens techniques sont disponibles pour remonter ces traces jusqu'à identifier l'auteur. Il faudrait que nos compatriotes sachent qu'on ne peut pas se cacher derrière un écran, un smartphone pour commettre un crime. J'en appelle le procureur de la République de se saisir de ces dossiers afin que nous puissions les aider à traquer et de mettre hors d'état de nuire ces citoyens », martèle-t-il.
Dans son compte twitter, M. Diaby dira que " le développement de l’accès à l’Internet ne doit pas être un vecteur de déstabilisations ou de promotion de comportements hors la loi. Utilisons les réseaux sociaux dans le respect de la dignité humaine".
Mamady Touré