Guinée : L’opposition met davantage de pression sur Alpha Condé

Politique

L’on ne dira pas assez. En Guinée, il y a crises partout. De la grève syndicale à la marche blanche des femmes et l’ultimatum de la coalition citoyenne, le pays ne connaît pas de répit. Syndicat et opposition rivalisent d’ardeur tandis que la société civile commence à se réveiller (enfin !).

Le 8 mars 2018, au QG, de l’UFDG, l’opposition républicaine a décidé d’organiser dès ce lundi une journée ‘’une ville morte’’ qui sera succédée d’une manifestation. Le porte-parole de l’opposition, Alhousseny Makanera Kaké, demande à l’Etat de trouver une solution pour la crise qui mine le secteur de l’Education. De son côté, le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo accuse les juges de falsifier des PV des bureaux de vote pour donner la victoire au pouvoir en place.

Dans ses propos, l’ancien ministre de la Communication, Makanera Kaké a salué la mobilisation des femmes de l’opposition lors de la marche blanche organisée le 7 mars 2018 dans les cinq communes de Conakry pour exiger la fin de l’impunité et l’assassinat des jeunes, l’espoir et l’avenir du pays.

Poursuivant, au passage, M. Makanera a salué la démarche entreprise par le gouvernement et la CENI pour le réexamen des procès-verbaux litigieux.

Mais, « nous avons été malheureusement surpris d’apprendre avec la CENI qu’elle est incapable de faire le réexamen par ce qu’il y a un problème de droit et même matériellement, ils n’ont pas tous les procès-verbaux ».

C’est pourquoi, « nous avons dit à partir de cette déclaration de la CENI que nous considérons comme une démission parce que c’est elle qui a organisée les élections, (…) que reprenons nos séries de manifestations ».

En ce qui concerne la grève des enseignants, les opposants disent être sensibles à la «la situation catastrophique de l’enseignement élémentaire dans notre pays. En tant que parti politique nous ne pouvons pas rester insensibles à cette situation dramatique. Aujourd’hui, ils sont en train de détruire le système éducatif en disant qu’il n’y a pas d’argent suffisamment pour payer les enseignants. Si Alpha Condé réduisait même la moitié de ses voyages, le problème est réglé. Nous exigeons au gouvernement de trouver les solutions au plus vite que possible pour permettre aux enfants d’aller à l’école », martèle Makanera Kaké.

Par ailleurs, le président de l’UFDG condamne l’attitude des magistrats lors des élections communales. Parce que l’opposition avait des preuves irréfutables pour la confrontation des procès-verbaux.

Tidiane Diallo

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