Violences faites aux femmes: des ONG exigent justice pour les victimes

Société

A quarante-heures de leur fête internationale, des femmes guinéennes et présidentes d’ong ont fustigé au cours d’une conférence de presse les violences faites à la couche féminine. Cette rencontre était essentiellement axée sur le cas d’Aicha Touré, une nourrisse victime des violences conjugales. Aujourd’hui, ces femmes exigent que justice soit faite pour punir les coupables des violences conjugales.

Parlant de sa confession avec cette icône « Aicha Touré », les yeux pleins de larmes, Binta Nabé, activiste féministe et présidente de la CONAG-DECF, a déclaré : « elle [Aicha Touré, ndlr] m’a dit de l’aider pour ouvrir un centre de santé de prise en charge des enfants. Voila qu’Aicha Touré laisse des orphelins dans nos mains. Donc, c’est un défi pour nous. Il faut qu’on ait ce centre ».  

Cette jeune femme, raconte-t-on, est morte après un accouchement certes mais elle aurait subi des violences conjugales pendant sa grosse.

Pour la présidente de la CONAFDCF, les victimes doivent accepter de briser le silence pour éviter le pire. « Cette Aicha a voulu donner le respect qu’il faut au mariage comme nos parents nous le disent. Elle a dit de se taire. Elle n’avait qu’à dénoncer. Encourageons nos sœurs, nos filles, nos mamans, nos frères à dénoncer tous les cas », martèle Binta Nabé, l’air révoltée.

En Guinée, les statistiques sur les violences conjugales sont préoccupantes depuis 2012.  Selon Djénabou Bah, la Coordinatrice, il y a eu « 138 cas de viol ; coups et blessures 173 ; médecine légale 110 121 ; CONAG-DCF 67, violences physiques aux projets 83, médecine légale 0, et CONAG-DCF 39, mariage forcé aux projets 21, médecine légale 0 et CONAGDCF 2, harcèlement au projet 8, médecine légale 0 et CONAG-DCF 11, séquestration au projet 22, médecine légale 0 et CONADCF  13 ».

Ainsi, pour mettre fin aux violences faites aux femmes, les ong recommandent à l’Etat « la poursuite de la sanction des auteurs de violences faites aux femmes, la création des conditions pour la prise en charge des besoins spécifiques des femmes victimes basées sur le genre et l’adoption d’une loi spécifique sur le genre en Guinée ».

Tidiane Diallo

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