CENI/RENOUVEAU : Pour Bah Oury il est nécessaire de respecter les lois

Politique

Après l’UFDg, le RPG et l’UFR, la CENI a reçu ce mardi 6 mars, une délégation des candidats du renouveau de M. Bah Oury en même temps que Maitre Saidouba Kissing Camara, candidat indépendant de la commune urbaine de Boffa.

Il s’agissait pour l’ancien ministre de la réconciliation nationale d’exprimer ses griefs sur le déroulement des communales mais aussi et surtout marquer sa position pour le respect strict des lois de la République.

Aux dires de M. Bah, après le vote, il y a une période ouverte pour le contentieux. D’après le code électoral, poursuit-il, le tribunal de première instance ou la justice de paix de la circonscription concernée rend son jugement concernant les plaintes éventuelles. Un jugement qui n’est susceptible d’aucun recours, selon le code électoral.

« Demander à la CENI de faire un recomptage des voix après avoir publié les résultats définitifs est très grave pour le pays, déclare-t-il. Donc, nous estimons qu’il est de notre devoir de venir répéter, réitérer à la CENI la nécessité absolue que la loi est au-dessus de tout ce que l’on peut appeler accord politique ».

Pour lui, violer la loi pour satisfaire tel ou tel entraine un risque majeur de déstabilisation généralisée surtout au regard de ce qui se passe dans certains pays du continent.

Il n’a pas manqué de fustiger le comportement de certains magistrats à l’image de celui de Mafanco qui a dit que le logo (fromager et colombe) est identique au logo (fromager et soleil levant) allusion aux logos de son mouvement et celui de l’UFDG.

Pour sa part, Maitre Saidouba Kissing Camara, a déploré ce qu’il appelle « une fraude organisée » par le magistrat président de la CACV de Boffa qui, selon lui, a illégalement fait disparaitre 4 PV. Selon lui, ce sont ces 4 PV qui lui ont empêché d’avoir 12 conseillers sur 23 et finalement le mouvement Boffa fé se retrouve avec 10 sièges. M. Camara poursuit en disant : « étant juriste, nous savons que le jugement rendu par le juge de Boffa n’est pas susceptible de recours et nous en tenons à ça. Mais nous avons estimé important de venir présenter à la CENI avec des preuves ceux dont nous avons été victimes. On nous a retiré de façon injuste deux sièges ».

Alhassane Barry

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