Violences en Guinée : Pourquoi le ministre Gassama Diaby met-il un comité de veille en place ?

Société

La Guinée traverse depuis un certain temps une impasse sociopolitique paralysant le fonctionnement de l’Etat. Après le scrutin du 4 février marqué par des violences post-électorales, il y a la grève générale et illimitée du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).  Le premier élément a été caractérisé par des discours tentés de haine. Ainsi, pour mettre fin à ce genre de discours et promouvoir l’unité nationale, le ministre de la Citoyenneté a mis en place un comité de veille pour « surveiller » les propos des uns et des autres dans l’intervention non seulement médiatique mais via aussi les réseaux sociaux.

A l’occasion de la mise en place dudit comité, il y avait les représentants entre autres du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, des acteurs politiques, de la Haute Autorité de la Communication (HAC), des coordinations régionales et des organisations de la société civile guinéenne.

L’objectif du ministre Gassama est de mette en place un comité de veille, de suivi et de signalement des propos compromettants, tenus par certaines personnes. Cette initiative ne va pas à l’encontre de la liberté d’expression mais plutôt, c’est pour justement prévenir des propos incitant à la violence, prévient-il.

Selon le ministre Gassama Diaby, ce comité sera composé d’une commission technique et une commission d’éthique. « Les deux organes auront en leur sein, des représentants des formations politiques représentatives, de la société civile et des observateurs dont des représentants du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme, du corps diplomatique en Guinée et les quatre coordinations régionales du pays » martèle-t-il.

Poursuivant, il a précisé que la commission Technique, aura pour mission de veiller et de collecter les propos qui seront tenus par des responsables du pays à travers les médias ou les réseaux sociaux, appelant les compatriotes à s’opposer les uns des autres, ou qui incitent une partie des Guinéens à recourir à la violence contre l’autre partie.

Concernant la commission Ethique, le ministre de la citoyenneté a indiqué que cette commission analysera les propos et adressera un écrit à la personne incriminée qui répondra devant la commission. « Si la personne est reconnue coupable, deux options lui seront soumises. La première sera de présenter des excuses publiques au peuple de Guinée, suivi d’un engagement civique.   Si la personne refuse de présenter des excuses tout en assumant ses propos, la commission d’éthique décidera de saisir le ministère de la Justice pour que le parquet ouvre une information pour des poursuites judiciaires » explique-t-il.

Aboubacar PASTORIA CAMARA

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