François Soudan : lugubre plume et affreuse propagande contre l’Axe

Libre Opinion

Dans une livraison publiée sur le site www.jeuneafrique.com en date du12 février 2018, dans un article intitulé « Elections en Guinée : la rue contre les urnes », François Soudan s’attaque violemment à l’UFDG et à son Président Cellou Dalein Diallo. Comment un journaliste aussi réputé, éditorialiste dans un journal aussi connu peut-il être tout d’un coup aussi distrait, piétinant l’éthique du métier, oubliant d’un trait toute la qualité qui sied à un journal, à un organe de large audience?

Comment chanter les louanges d’un président de la république, en l’occurrence Alpha Condé, fut il son ami, qui n’a jamais gagné une élection proprement ( 2010,2013,2015, 2018). Comment oublier le pays ne doit son semblant de paix et de stabilité qu’à l’esprit de responsabilité, de clairvoyance, et de sens de l’intérêt général du principal leader de l’opposition en la personne de Cellou Dalein Diallo ? Le président de l’UFDG n’est-il pas celui qui a toujours su contenir, contre vents et marées, la colère légitime d’un peuple frustré par autant de rendez-vous républicains manqués car marqués par la fraude  savamment organisée par le régime clanique de Condé ?

Où est le journaliste professionnel qui va à la pêche aux informations, qui trie et recoupe, qui pose des questions, écoute et analyse confronte les infos  en toute objectivité, et qui, au final tend une photographie politique et sociale de son sujet de sorte à rendre compte le plus fidèlement des réalités du terrain.

Comment peut on être aussi négligent en dissertant comme l’étudiant citadin coincé dans son fauteuil sur les réalités profondes du monde rural, sans faire l’effort anthropologique de la présence sur le terrain ?

La Guinée est une démocratie malade qui se soigne et n’a pas besoin des incitations à la haine, au rejet, contre une quelconque communauté pour continuer à exister. Ce que la majorité veut , c’est la paix, la ferme volonté de vivre ensemble comme une seule nation libre et fière dans un respect mutuel.

Le peuple frère du Rwanda a vécu pour un temps les affres de la haine suscitée par l’implacable machine qui tympanisa par des voies non autorisées son autodestruction. Forte et uni, ce peuple se releva en soignant ses plaies.

Cela reste une référence pour nous, cher Mr Soudan; serait ce trop vous demander que d’œuvrer pour la paix ?

Dans cette lutte pour la promotion de nos libertés, de l’ancrage de la démocratie en Guinée, les jeunes de l’Axe jouent un rôle fondamental, au risque de leurs vies. Certains de leurs amis ont été tués, d’autres emprisonnés, d’autres handicapés à vie. Ceci ne les a pourtant pas affaibli, malgré l’impunité garantie à leurs bourreaux. Ils continuent le combat pour une Guinée unie. En 2007, ils étaient à la pointe du combat qui permit d’avoir le gouvernement de consensus piloté par Lansana Kouyaté. En 2009, la vague descendue des collines poussiéreuses de Kagbélin, Cosa, Bambéto, Hamdallaye fut déterminante dans la mobilisation du peuple pour exiger la fin de la transition militaire et permettre d’organiser la présidentielle de 2010 qui a permis à Alpha Condé de chaparder un fauteuil qui ne lui revenait absolument pas. En 2013, leur détermination a accouché, dans le sang, des élections législatives. En 2018, c’est encore leur courage qui a largement contribué à l’obtention et l’organisation de ces élections communales dont on veut aujourd’hui dépouiller le peuple de sa victoire.  

Ces jeunes ont été de toutes les batailles pour l’exigence d’une Guinée démocratique. Ceux que vous François Soudan nommez, abusivement « gangs peuls » ont été le moteur des contestations qui ont permis à votre ami d’accéder au pouvoir. Est il besoin de vous faire la sociologie de ce difficile passage politique ?

il est essentiel de souligner que le Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies en Afrique, son Excellence Ibn Chambas, n’a jamais salué les élections en Guinée. En revanche, tous les acteurs politiques ont dénoncé leurs faiblesses et demander leur annulation.

 Vous êtes vous demandé pourquoi ?

Les résultats des élections communales de cette année 2018 démentissent toute la logorrhée autour de l’ethnicisation du parti. À titre d’exemple, l’UFDG a « écrasé » (pour reprendre le terme d’un site guinéen, le RPG arc-en-ciel dans les quatre communes de Conakry sur les cinq. Cette percée constitue une telle humiliation pour Alpha Condé qu’il a dû engager votre plume espérant salir notre parti en intoxiquant l’opinion internationale. Mais comme on dit, les jeux sont faits, rien ne va plus. Les citoyens Guinéens ont compris que ce régime clanique ne peut leur offrir que la précarité et la division.

En définitive, nous sommes désormais fondés à reconnaître la négligence professionnelle de François Soudan, qui a troqué la noblesse du métier de journaliste au profit de l’indicible et lugubre plume de l’affreuse propagande.

 Les enjeux politiques en Guinée méritent meilleur traitement, impartial, objectif sur la réalité socio-politique dont le monde alerte attend de savoir, de lire et de partager…. car contrairement à vos pensées, la Guinée intéresse ce monde que vous avez tenté d’induire en erreur… Le peuple ne vit pas au palais, mais sait que le sommeil y a déserté….ce que le palais ne sait pas est que le peuple est debout définitivement et attend de pouvoir décider de son sort par la voie républicaine.

 

Kadija Diallo

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