Dr Sékou Kouressy Condé: « l’alignement politique en Guinée est un alignement ethnique qu’on le dise ou pas. »

Inteview

Le président de la Convention des acteurs non étatiques de Guinée (CANEG), le Dr Koureissi Condé, a accordé une interview à la radio lynx.fm dans son émission phare ‘’Oeil de lynx’’. A cet effet, il a fustigé le comportement des forces de l’ordre pendant les manifestations politiques en Guinée. Pour mettre fin à cette pratique, il suggère que les hommes en uniforme soient formés. Enfin, l’ancien médiateur de la République a pointé un doigt accusateur aux deux principales formations politiques du pays à savoir l’UFDG et le RPG qui, selon ses termes, ont tendance à prendre en otage le pays et phagocyter le système social.

 Le ministre Gassama Diaby a menacé les acteurs sociopolitiques qui tiennent des discours teintés de haine et  d’ethnicisme aux sièges du RPG et de l’UFDG. Qu’en dites-vous?

Oui ! Nous avons tous suivi cette péripétie. Ce qui est regrettable, c’est dommage de commencer par ça. C’est que même les bonnes volontés ne sont plus applaudies, même la bonne foi n’est pas reconnue. Dans le contexte actuel, voir un homme public de l’envergure du ministre Gassama Diaby, dire dignement en tant que porte-parole du président de la République, ce ministre de la République, dire dignement et objectivement qu’il faut arrêter la violence et  que la responsabilité individuelle pénale est individuelle. Et que toute personne qui sera soupçonnée et reconnue de fait de crimes et de violences sera traduite en justice. Qu’est ce qui a de plus noble ? Qu’est ce qui est plus justice que ça ?

Alors si dire ça peut sembler provocateur, cela veut dire tout simplement que nous sommes dans la violence et il faut éviter un peu la stigmatisation c’est-à-dire à partir du moment où tel est dans le gouvernement, à partir du moment où il est malinké, à partir du moment il est du Fouta, il est peulh, à partir du moment où il est Soussou, il est de la Guinée Forestière, alors il est catalogué. Je pense que cela est regrettable et en même temps, j’invite le gouvernement de la République à donner tout simplement un bon exemple.

Le bon exemple se voit et lorsque, c’est palpable, la justice et l’équité sont des choses qui ne passent pas inaperçues. Lorsqu’il n’y a pas de bon exemple, la bonne foi n’est pas considérée, n’est pas saluée. Et ça se passe souvent dans l’histoire de la révolution française. Le grand chimiste ‘’ Lavoisier’’ qui est un savant, qui était un noble mais pendant la révolution, il a été tué parce qu’on a dit tout simplement, il est de la ’’noblesse’’. Voyez-vous, c’est la confusion du genre. Donc, même si vous êtes de bonne foi, à partir du moment où vous dites ne faites pas ça, on ne se pose pas la question de savoir pourquoi.

Ce qui enflamme un peu les réseaux, certains pensent que le ministre Gassama aurait dû commencer par la cause de ces violences. Au lieu de s’adresser aux germes potentielles de la cause violence avant d’en venir aux conséquences, ce qui favorise un peu les réactions des autres.

Je   comprends et je l’ai souvent dit. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Avant de corriger le mal, il faut effectivement poser le diagnostic du mal. Et lorsque le diagnostic est posé, il faut évaluer les responsabilités liées à ces diagnostics. On appelle ça la source du mal. Naturellement, le gouvernement, quel que soit le membre a l’obligation morale de venir présenter les dispositions qu’il est en train de prendre en vue de mettre fin au cycle de violences dans notre pays.

Alors, que le ministre Gassama vient dire au RPG, dire la même chose à l’UFDG et qu’il soit applaudi au RPG et qu’il ne soit pas applaudi à l’UFDG, il y a automatiquement un rejet. Nous avons nous citoyens le devoir d’équilibrer ça, nous devons corriger ça. Le ministre Gassama n’est pas le ministre de la Justice. Il n’est pas le ministre de la Sécurité. Il n’est pas le ministre de la Défense ni du Budget. Il est le ministre de la Citoyenneté. Pour lui, il y a une égalité totale entre tous les citoyens et cela il le fait sous l’arbitrage du Président de la république. Donc, qu’il vienne porter la bonne parole, on doit pouvoir l’écouter. Il faut que les Guinéens apprennent à s’accepter positivement, les mises en cause personnelle, les préjugés ne peuvent pas régler les contradictions. Ce sont les dialogues qui règlent les contradictions. 

Alors, Gassama se distingue des autres ministres par ses démarcations face aux problèmes qui assaillent notre pays. A votre avis, qu’est ce qui explique cette démarcation ?

Alors vous donnez raison à ceux qui disent qu’il n’est pas solidaire. Il n’est pas solidaire parce qu’il a une liberté de parole. Il a une démarche intellectuelle et citoyenne affichée. A travers sa démarche, on peut prendre la température, c’est un indicateur, ça veut dire combien ça ne va pas ? Donc même la bonne foi n’a plus d’importance finalement. Alors, la contradiction doit porter sur la volonté d’aller de l’avant. Et ce n’est pas une démarcation, ce n’est pas une indiscipline ; c’est, aller voir ailleurs. Si nous nous ne le faisons pas, alors les jeunes que nous ne contrôlons pas aujourd’hui vont nous échapper, ils vont aller voir ailleurs.

Donc, il faut qu’ensemble toutes les démarches soient prises en compte. Que ce soit les réactions de M. Gassama, que ce soit celles d’un autre citoyen mais encourageons les bonnes volontés parce que le mal, il est là, le mal est intense, le pays est menacé. L’équilibre social, la cohésion sociale, le soubassement de notre société est menacé, nous en parlerons. Il y a beaucoup de causes : économique, historique, politique, sociale et même démographique. Nous en parlerons certainement.

L’appel à la grève du SLEEG piloté par M. Aboubacar Soumah. Quelle lecture en faites-vous de cette autre crise qui vienne déjà dans un contexte électoral ?

Je reviens à votre première question. Il est regrettable que dans notre pays ni le risque ni la menace et ni même la remarque objective d’un danger n’interpelle les pouvoirs publics. Nous ne sommes pas dans la prévention, nous ne sommes pas dans la dissuasion, nous sommes finalement soit dans la répression ou dans l’abandon et cela, c’est extrêmement grave. Les processus de grève ou de revendication portés par M. Soumah, devient une belle histoire. Ça n’a pas commencé ce matin et on n’en parle ce matin et on va me dire cet après-midi quelle solution avez-vous trouvée? Mais ce n’est pas à moi de trouver la solution, c’est à l’Etat de trouver la solution.

Soumah ! Je l’ai dit et je le redis est porteur d’une revendication. Il est porteur d’un message d’une corporation, il représente une frustration légitime qui n’a pas trouvé la bonne réponse. Parce que s’il avait trouvé cette revendication des enseignants, il n’y aurait pas eu de grève. La bonne réponse, ce n’est pas seulement l’argent qu’on donne aux enseignants mais c’est le langage qu’on tienne aux enseignants.

Alors finalement, on est dans une crise totale de confiance et cela menace les assises sociales professionnelles dans notre pays. Il faut le dialogue, exclure Soumah ! Mutez Soumah ! Faire revenir Soumah ! Menacé d’arrêter Soumah, ne font que compliquer les choses. Soumah ne représente que Soumah. Ce n’est pas la personne qu’il faut voir, c’est le personnage. Ce qu’il représente, ce qu’il porte, même s’il est capable d’empêcher deux personnes en classe, alors nous allons parler avec lui parce qu’il a une légitimité incontestable.  Moi, je me suis impliqué dans ce processus de règlement et de facilitation, il y a de mal entendus au sein même de la centrale syndicale. Donc le dialogue, doit commencer là, ce n’est pas la responsabilité du gouvernement à priori, c’est la responsabilité des syndicalistes de s’entendre, de s’accepter, de négocier et de résoudre leurs différends à l’interne. Nous sommes en train de payer le prix de leurs mésententes et de leur malentendu.

Alors, il faut dire : Est-ce que nous pouvons compter sur le syndicalisme historique guinéen? Est-ce que le syndicalisme en tant qu’école d’éducation civique et citoyenne, en tant que branche de lutte pour l’indépendance de notre pays est aujourd’hui capable de porter le pays vers la paix et la quiétude sociale, c’est ça la vraie question. La réponse, ce n’est pas les forces de l’ordre qui sortent pour réprimer ici et là. La réponse, ce n’est pas dire que Soumah n’est pas légitime, Soumah n’est pas syndicaliste ou Soumah n’est pas enseignant. On dit ce que l’on veut mais Soumah existe. Puisqu’il existe, parlons avec Soumah ou ceux qui représentent Soumah. Moi, Koureyssi Condé, simple citoyen, si les deux parties m’appellent à intervenir, j’interviendrais avec plaisir, j’interviendrais par devoir et par citoyenneté. Et j’invite tous les Guinéens à faire de la médiation, de la facilitation pour permettre à nos élèves de revenir en classe.

Vous avez certainement regardé les résultats définitifs partiels de la CENI. Qu’avez-vous remarqué de spécial?

Ce que j’ai remarqué de spécial, c’est la constance de la violence. Le processus électoral et les processus électoraux en Guinée sont émaillés de violences ici et là. Et on sort de là banalement sans donner de réponse à la violence, sans dire poser le diagnostic de la violence, sans reconnaitre la source de la violence. Et puis le résultat est proclamé et puis la vie continue. Il y a un disfonctionnement. Le problème de la CENI reste entier. Il faut y réfléchir. Il faut réfléchir à l’intermédiation entre les citoyens et le gouvernement. Il faut réfléchir à l’existence, à l’autorité et au fonctionnement des institutions. Il faut réfléchir à l’indépendance garantie des institutions républicaines.

Aujourd’hui, il y a de recours, il y a de mécontentement, les raisons sont lointaines, peut-être il est difficile de dire tout ça là aujourd’hui. Mais, d’où venons-nous ? Je vais raccourcir. Nous avons créé en Guinée et en Afrique d’une certaine manière ce qu’on appelle le dialogue politique. Le dialogue politique consiste à appeler les acteurs en compétition à s’entendre sur leur avantage. Et lorsqu’ils s’entendent sur leurs avantages à eux, l’avantage devient politique. A parti de ce moment-là ce qu’ils disent accompagner même par la communauté internationale, fini par avoir force de loi parce que codifier par l’assemblée nationale.

L’article deux (2) des accords politiques a permis au deux (2) partis politiques. Nous sommes dans un bipartisme là. L’UFDG et le RPG arc en ciel se partagent le pays. Idéologiquement, il y a un changement de régime qui ne dit pas son nom. Alors, lorsque les deux (2) partis se partagent, ils l’ont fait avant les délégations spéciales. Ils l’ont fait sur l’article deux (2), ils se sont entendus, l’assemblée a accepté et la cour constitutionnelle a codifiée. A partir de ce moment-là, les élections locales, le développement local est porté par les drapeaux politiques de deux (2) grands partis de pays. Ça bouscule le soubassement social à la base.

Ceux qui désignaient leurs représentants simplement à cause de leur rentabilité, leur intégrité, leur participation à la vie de la collectivité villageoise et urbaine, aujourd’hui, ils n’ont pas la parole. Ceux qui ont la parole, ce sont les militants. Alors, cela bouscule nos traditions, cela bouscule nos normes et aujourd’hui ça pose problème au niveau des communes d’abord. On n’a même pas atteint les quartiers et les districts, c’est au niveau des communes qu’on n’arrive pas s’en sortir.

Donc, le fait de laisser les partis politiques phagocyter le système social, cela devient une autre forme de prise de pouvoir par les deux plus grands partis politiques. Il y a une autre conséquence, c’est pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils sont tout à fait engagés à mettre la main sur les quartiers, sur les districts et sur les communes ? Parce qu’ils veulent gagner les élections, ils disent que c’est à ce niveau que les tricheries et les fraudes peuvent s’opérer. Alors, quelle est leur intention? Mettre la main sur l’appareil de fraude ou bien enrailler la fraude ? Cette question ne peut être réglée que par la justice et par la société civile.

Encore une fois, il y a une prise d’otage politique qui s’est organisée qui ressemble un tout petit peu à un changement de système dans notre pays, nous observons, nous ne pouvons rien. Plus grave que ça, c’est que cette photographie s’installe dans les ethnies.

Donc, l’alignement politique en Guinée est un alignement ethnique qu’on le dise ou pas, en majorité ethnique, c’est le mal guinéen aujourd’hui, premièrement. Secondo, lorsqu’il y a cet alignement politique, il y a un soubassement social qu’on appelle les jeunes Cette couche jeune qui nous échappe à tous. Vous pensez peut-être que les jeunes qui manifestent, qui sont révoltés appartiennent à un parti politique. Ces jeunes-là, à Siguiri, à Kouroussa, à Conakry, à N’zérékoré ou ailleurs sont sur un surplus de la population que nous ne contrôlons pas.

Moi, j’aimerai que les cadres commencent à poser les diagnostics, à faire des études, faire des révélations. Il n’y a pas de statistiques dans notre pays. Je vais donner un exemple et j’en ai fini, le Burkina il y a chaque dix an, les statistiques, le recensement, on connait la démographie 20 millions d’habitants, 8 900 naissances par an, 200 mille morts à peu près par an. Donc entre les 8900 et les 200mille morts, il y a 600 mille de plus. Alors, ces 600 mille de plus sont gérés comment ? Il n’y a pas d’emploi, il n’y a pas de route, il n’y a pas de train, il n’y a pas d’avions. Donc le désenclavement du pays crée un cadre d’échanges, un cadre d’intégration et cela manque aux pays africains aujourd’hui et cela manque à la Guinée particulièrement qui est naturellement composée de quatre régions. On veut la diviser en quatre régions, refusons ça.   

 Alors ces scrutins ont été émaillés de violences à Conakry et dans certaines localités du pays. Pourquoi en Guinée, les consultations électorales sont souvent teintées de violence ?

Ce n’est pas un monopole guinéen, c’est très Africain, c'est-à-dire que le mode de désignation de nos représentants a été modifié par l’adhésion de nos sociétés au système démocratique et républicain. Nous avons épousé le droit positif, nous avons épousé le système démocratique mais nous essayons ou nous avons ignoré les obligations.  Les contraintes et les exigences de la démocratie : l’égalité, la fraternité, le travail, la justice. C’est ça qu’il faut garantir et c’est l’Etat qui peut garantir ça. Aujourd’hui, nous avons des cadres bien que 70% des Guinéens ne soient pas alphabétisés entièrement, il y a quand même 30% et ce beaucoup en terme de pourcentage. Ce sont ces cadres-là, ces hommes et femmes-là qui doivent enseigner la paix qui doivent expliquer le choix.

Il faut que le gouvernement en élaborant les processus électoraux ou en encadrant les processus électoraux ne donne l’impression que ce sont ses avantages qui comptent. Il ne faut pas que de toutes les façons que les fonctionnaires soient alignés derrière le parti qui est au pouvoir. Il ne faut pas que le Président soit le représentant du parti qui est au pouvoir. Le Président de la République doit cesser d’être le secrétaire général du RPG pour devenir le Président de l’ensemble des Guinéens. Et cela doit être démontré, palpable et accepté par tout le monde par tous les citoyens preuve à l’appui.

Donc lorsqu’il est ainsi, la loi peu facilement intervenir contre celui qui enfreint à la justice, au principe de la justice. Moi, je pense que dans notre pays aujourd’hui, il y a un problème de justice, il y a un problème de droit. Les citoyens n’ont pas l’impression d’être portés et d’être écoutés. Les voies de recours, les plaintes, on a l’impression que ça n’a pas d’aboutissement. Nous ne contrôlons pas notre couche jeune. Ceux qui sont en uniforme et qui sont jeunes, il faut les former. Tomas Sankara a dit que «lorsqu’un militaire ou lorsqu’un homme en uniforme, n’est pas bien formé, n’est pas bien instruit, n’est pas bien encadré, c’est un criminel en puissance ». Donc, il faut faire attention, il faut faire en sorte que ces jeunes et ces femmes qui sont de bonnes familles qui se retrouvent en situation de provocation ne réagissent pas à travers les outils qu’on leur donne.

Regardez encore le contexte guinéen. On prend Bambéto-Cosa, on prend le gouvernement. J’ai l’impression que la CMIS que nous avons créée pour la dissuasion  est devenue un organe spécialement désignée pour Bambéto-Cosa. Toujours la même chose, la même pratique, les mêmes réactions, les mêmes résultats, mais changeons la démarche, allons vers le dialogue. Si on pense que c’est Cellou qui porte ce mouvement, allons vers Cellou. Si c’est les Imams qui portent ce mouvement mais allons vers eux. Si ce sont les chefs de familles, allons vers les chefs de familles. Si ce sont les jeunes mais allons vers les jeunes, trouvons les voies et moyens du dialogue mais pas en période de tension. Ce n’est pas au moment où une personne souffre d’une maladie qu’il faut dire calme toi. Il faut lui apporter le médicament.

Par rapport aux élections communales, vous avez dit qu’on n’est pas arrivé aux élections de proximité, les quartiers et les districts. Alors quel pourrait être l’impact de ces élections communales pour ces deux autres élections caractérisées par une nomination ?

C’est la même incompréhension que nous allons gérer, parce que nous n’avons pas pris le temps d’expliquer suffisamment aux populations à la base les modifications intervenues dans le code électoral. Ce n’est pas seulement la société civile, qui doit le faire à travers les sponsors ou des bailleurs de fonds. C’est aussi l’Etat qui doit faire de la prévention et une priorité. Il faut une vaste campagne de sensibilisation, parce que c’est un peu le mode de vie dans notre société que nous sommes en train de modifier, pour des raisons politiques.

Moi, je pense que nous sommes à un moment où il faut la retenue. L’intérêt du pays, c’est la paix. Il ne faut jamais pour quelle que raison que ce soit, sacrifier le pays à cause d’une provocation extérieure. Vous pensez qu’on vous a fait du mal, il faut savoir raison gardée. Il faut savoir compter sur l’Etat. En même, il faut que l’Etat sache rassurer, répondre aux attentes des citoyens.

 Quelle est la partition de CANEG et Africa criss Group dans la préservation des conflits  en Guinée ?

Je parle d’abord de la Convention des acteurs non Etatique de Guinée. Nous ne faisons que la sensibilisation, nous sommes une plateforme de société civile qui a vocation à faire la médiation, la sensibilisation  et pour le développement à la base mais encourager aussi la réflexion. Parce qu’il y a beaucoup de cadres dans ce pays. Il faut identifier et récompenser les compétences. Il faut encourager la production. Lorsque vous êtes dans un bureau, il faut vous dire que ce bureau doit rapporter de l’argent. Il ne faut pas que les gens aient l’impression que de toutes les façons, il y a un groupe qui en profite qui a l’argent facile, qui a le bénéfice. Il y a l’autre groupe qui ne fait rien et puis de toutes les façons n’a pas besoin de travailler.

Il faut la conscience citoyenne, il faut remettre tout le monde, il faut se dire que le pays n’appartient pas à monsieur tel ou à l’autre. Ce pays nous appartient à tous, c’est cette campagne de sensibilisation et d’éducation que la convention des acteurs non étatiques développe en Guinée. Bientôt nous allons avoir les cellules de contributions citoyennes.

Nous avons au plan africain initié par le Parlement Ouest Africain de la Société civile. Au plan international, nous avons initié la grande rencontre des organisations de la société civile africaine. Tout cela pour qu’il y ait une synergie, entre une synergie transfrontalière, entre les différentes plates formes parce qu’aucun Etat africain ne s’en sortira seul.

Une synthèse d’Alpha Amadou Diallo     

              

                    

     

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