Communales du 4 février : le comité international   de suivi du processus électoral rencontre le président de la CENI

Politique

Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Me Amadou Salif Kébé a reçu en audience jeudi, 22 février dans l’après-midi au siège de l’institution en charge de l’organisation des élections, une délégation des membres du comité international de suivi du processus électoral, conduite par l’Ambassadeur de France en Guinée, Jean-Marc Grosgurin.

Au sortir de cette audience, Jean-Marc Grosgurin a indiqué qu’il a été question d’échanger sur le processus électoral et tirer des leçons pour l’avenir. Car, selon lui, il est important, compte tenu de la situation de crise électoral dans le pays, de mieux comprendre  ce qui s’est passé durant  la tenue du scrutin et de pouvoir trouver les  solutions pour  essayer d’aller de l’avant.

D’après M. Grosgurin, cette rencontre, en format élargi du comité de suivi du processus électoral composé des Nations Unies,  des Etats Unis,  de l’Union Européenne, de  la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la France, a pour objectif de faciliter une sortie de crise parce que la Guinée mérite de continuer   d’aller de l’avant car l’urgence est au développement, à la réalisation d’infrastructures et à l’enracinement de la démocratie.

Pour ce faire, l’Ambassadeur Jean-Marc Grosgurin  a dit qu’une solution politique consensuelle est préférable pour permettre à la Guinée de se construire et assoir une base économique solide et continuer à bénéficier de la confiance de la communauté internationale   qui, en novembre 2017, a donné un signal fort à Paris  en annonçant un montant de 21 milliards de dollars en faveur de la Guinée  dans le cadre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) comme contribution des partenaires bi et multilatéraux.

De son côté, le président la CENI, Me Amadou Salif Kébé a dit qu’avec cette rencontre, lui et les autres commissaires de la CENI se sont rendus compte que la Guinée est accompagnée. Et à chaque fois qu’il y a eu des situations difficiles telle que  la crise postélectorale en cours,  ils se retrouvent toujours avec ces partenaires techniques et financiers pour  tirer  les leçons et voir comment éviter ce genre de problèmes à l’avenir.

« On est pas sans savoir qu’à l’issue de ces élections communales  il y a eu des violences avant même l’annonce des résultats. Malheureusement, il y a eu des pertes en vie humaine sans oublier des réclamations politiques émises », a-t-il indiqué.  

Alors ces partenaires, dit-il, constitués en comité de suivi, étaient venus voir dans quel cadre ils peuvent intervenir pour calmer la situation et donner droit à qui il le faut. « Donc la CENI est très réceptive de leur amitié. Tout ce qu’ils ont dit a été compris et l’information leur a été donnée de façon détaillée. Le processus électoral est une chainse   de responsabilité, chacun joue son rôle. La CENI joue bien sûr le rôle central  mais chaque acteur a un rôle particulier à jouer et ce qui est en train d’être fait », a-t-il souligné.

                                                                                                                        Alhassane Barry

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