Guinée : Amnesty International dénonce…

Société

Le rapport 2017/2018 de l’ong Amnesty International sur la situation des droits de l’homme a été rendu public ce jeudi à Conakry par sa section guinéenne. « Il reflète les motifs d’inquiétude et les appels à l’action d’Amnesty International et constitue une lecture indispensable pour les décideurs, les militants et toute personne intéressée par la question des droits humains », souligne le rapport publié à cet effet.

Comme les années antérieures, l’année 2017 n’a pas été que rose en matière des droits de l’homme. « De très nombreuses personnes qui vivaient déjà dans la pauvreté et l’insécurité ont vu leur situation aggravée par les conflits, les mesures d’austérité et les catastrophes naturelles », explique le rapport.

En Guinée, note le rapport, « les forces de sécurité ont fait usage d’une force excessive contre des manifestants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et d’autres personnes qui s’étaient exprimées contre le gouvernement ». La cause de ce contexte tendu est dû, selon le rapport, au « report des élections locales à février 2018 et les spéculations sur l’éventuelle candidature du président Alpha Condé à un troisième mandat lors de la prochaine élection présidentielle ».

Le rapport fait également mention d’une vingtaine de morts, des dizaines de blessés, des arrestations arbitraires et des intimidations lors des manifestations ou réunions publiques. La suspension de Mohamed Mara d’Espace Fm par la Haute Autorité de la Communication, l’interpellation de Mariam Kouyaté de Lynx Fm, la destruction des enregistrements de Aboubacar Camara de Gangan TV et l’arrestation d’Amadou Sadio Diallo, correspondant du site guineematin à Lélouma, sont entre autres violations constatées par l’ong Amnesty International.

Parlant de l’impunité, le rapport souligne qu’un "capitaine de la brigade anti-criminalité, inculpé pour des actes de torture commis sur un homme en garde à vue en 2016, n’a pas été déféré devant un juge".

Cependant, Amnesty International salue les avancées notoires dans « l’affaire du massacre du commis au stade du 28 septembre en 2009 [qui avait fait] 150 morts ».

Amadou Kendessa Diallo

622 48 10 45

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