Dans le souci de réglementer le secteur de transport routier en Guinée, le président par intérim de l’Union nationale des transporteurs routiers de guinée (UNTRG), Alpha Amadou Bah revient d’abord sur les difficultés avant de proposer des solutions pour le bon fonctionnement de ce secteur. C’est au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction.
Bonjour monsieur, présentez-vous s’il vous plait
Je m’appelle Alpha Amadou Bah, le président par intérim de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée et premier vice coordinateur chargé des relations extérieures du comité de gestion.
Comment se porte votre structure ?
L’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée se porte très bien. Grâce à notre arrivée, il y a eu beaucoup de changements que nous avons réalisés pour montrer notre capacité et prouver aussi aux transporteurs ce que nous pouvons faire à l’intérêt des transporteurs routiers de Guinée et à l’ensemble des syndicats que nous sommes.
D’abord, on a mis en place un bureau composé de jeunes et de vieux. A l’arrivée du comité de gestion, on a jugé utile de faire certains changements. Il s’agit en premier lieu, de se promener dans toutes les 33 préfectures du pays, voir là où nous avons des représentants, puis les informer pour la mise en place des bureaux préfectoraux pour qu’on puisse organiser le congrès national.
A ce niveau, on a beaucoup avancé. Avant ça, quand le comité a été mis en place au palais du peuple devant tout le monde, le président national avait accepté de signer pour que le comité de gestion puisse connaître qu’il y avait le bureau national qui existait par le nom. C’était le président national El Cissé Souleymane qui fonctionnait à tout moment et à tous les postes. Donc, ce comité de gestion est venu au secours pour remplacer le bureau national pour faire fonctionner l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée comme ça se doit.
On est en train de réviser le règlement intérieur de notre statut et notarié à la faveur de tous les transporteurs guinéens. Cette structure n’appartient ni pour une personne ni pour une famille. C’est pour tous les transporteurs routiers de Guinée.
Comment travaillez-vous avec le ministère des transports ?
En principe, l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée doit avoir un bureau au niveau du ministère des transports qui nous représente à la Direction Nationale des Transports (DNT). Si vous voyez que le transport routier n’a pas été respecté en Guinée, c’est la faute du gouvernement. Quand il y a un contrat de transport, ils donnent des personnes qui n’ont même pas de véhicules, et qui ne sont pas des transporteurs aussi. Pire, qui ne sont pas même pas des Guinéens. C’est à ceux-là que le gouvernement donne le contrat pour la sous-traitante.
On a trois problèmes principaux dans le secteur du transport guinéen. Le premier problème, ce sont les routes, le deuxième problème, quand on donne la Guinée 50 bus, on doit remettre çà à l’Union Nationale des Transporteurs Routiers de Guinée(UNTRG) en collaboration avec le ministère des transports qui doit s’organiser pour la gestion. Le gouvernement a géré plusieurs fois et le résultat est toujours négatif. Donc, nous demandons à l’Etat de nous essayer aussi, puisse que dans notre rang, tu peux voir une personne qui a plus de 50 camions et il gère ça sans tomber en faillite. Troisième problème, le gouvernement guinéen ne doit pas se déplacer aller négocier pour des véhicules à l’extérieur sans associer la fédération patronale des transports de l’union nationale. C’est nous qui utilisons ces véhicules. C’est nous qui savons les meilleures qualités.
Quelle est la solution que vous envisagez pour la bonne marche du secteur de transports en Guinée ?
Pour la bonne marche du secteur de transport dans notre pays, nous demandons à tous les transporteurs d’adhérer à une structure syndicale, prendre leur carte de membres et surtout de payer leur cotisation. Parce que ce sont les cotisations qui font fonctionner une structure syndicale.
Quelle analyse faites-vous de la situation politique dans notre pays ?
Nous, la politique ne nous intéresse pas. Mais, ce que je vais dire aux politiciens, c’est d’accepter les résultats sortis des urnes. Je leur demande aussi de prôner la paix et quiétude sociale. La guerre n’arrange rien, sans la paix pas de développement.
Interview réalisée par Aboubacar Pastoria Camara